Critique : Goal 2 - La consécration

Vincent Julé | 10 avril 2007
Vincent Julé | 10 avril 2007

Alors que Goal marquait il y a deux ans « La naissance d'un prodige », et surtout d'un beau nanar, Goal 2 annonce dès son titre « La consécration ». De quoi se frotter les mains et s'échauffer les zygomatiques dans l'espoir d'une bonne tranche de rigolade, entre regards au ciel et pieds dans le tapis. Peine perdue, il faut attendre la troisième mi-temps et le vestiaire pour avoir enfin droit à son péché mignon et voir, médusé, Zidane, Beckham, Ronaldo et consorts jongler, rire, se taper dans le dos. Ne manque plus que le coup de serviette sur les fesses.

Mais à ces moments surréalistes réponde paradoxalement un vrai film, surtout depuis que Danny Cannon a été « invité » à refaire joujou avec ses Experts au profit du clippeur Jaume Collet-Serra (La maison de cire). Et même s'il y a plus à voir sur le terrain, dont l'incrustation numérique du visage du héros et une flopée de ralentis, c'est bien en dehors, dans les chambres d'hôtel et les villas, que l'action se déroule. Du vertige de l'argent à la difficulté d'une relation longue distance, en passant par les diverses conséquences de la notoriété, le film enfonce les baies vitrées grandes ouvertes avec tant de naïveté, de nonchalance et un peu d'humour, qu'il en devient fréquentable et amusant.

De ce point de vue, la drôle d'amitié entre les faux footballeurs interprétés par le cabotin Alessandro Nivola et le fade Kuno Becker (même son nom de tennisman joue contre lui) tire plus Goal 2 vers la gentille série télé. Mais la comparaison s'arrête là, car sur le petit écran, pour connaître l'impitoyable envers du décor, il y a le britannique Femme$ de footballeurs ou son prochain remake US, et pour vivre le sport au quotidien, il y a Friday Night Lights.

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