Critique : Friday night lights

Laurent Pécha | 22 septembre 2006
Laurent Pécha | 22 septembre 2006

Sans vouloir obligatoirement contredire le père Larry King (citation à l'appui sur la jaquette du DVD), Friday night lights ne fait pas vraiment partie des plus grands films sur le sport jamais réalisés, les oeuvres à connotations sportives infiniment supérieures à celle de Peter Berg sont légions à commencer pour ne rester que dans l'univers du sport US par Rêve de champion, Hoosiers, Le meilleur ou encore L'enfer du dimanche.

Justement, s'il y a bien un film qui fait de l'ombre à celui du réalisateur de Very Bad Things, c'est bien celui d'Oliver Stone et son approche visuelle furieuse. Impossible en voyant Friday night lights de ne pas penser que Berg avait comme modèle la captation incroyablement réaliste et donc spectaculaire des matchs de football américain de L'enfer du dimanche. De l'avant match jusque dans les réactions les plus intimes au sein du vestiaire en passant bien entendu par le déroulement des rencontres, âpres forcément, toute la mise en scène de Berg est une copie inspirée du style inventé par son illustre prédécesseur. Mais qui dit copie ne veut pas dire automatiquement blâmes et reproches incessants.

Car, et c'est ce qui permet à Friday night lights d'être un très efficace film de sport, Peter Berg se sert de ce code visuel pour raconter avant tout une bien belle et passionnante histoire. Belle et passionnante car elle est véridique (devant tant de rebondissements incroyables, les plus râleurs ne pourront que se taire) et surtout parce qu'elle permet au-delà d'un suspense plus que tenace (l'équipe de Permian malgré tant d'adversités et de malchances réussira t-elle à remporter le championnat de son état ?) de mettre en évidence des valeurs aussi essentielles que l'amitié, la loyauté, le dépassement de soi, la fierté d'appartenir à quelque chose et de lutter contre cette adversité …

Autour d'un casting de jeunots plus vrais que nature, Billy Bob Thornton joue avec une délectation de tous les instants le coach autoritaire mais avant tout humain. Avec un tel leader associé aux combinaisons visuelles établies par Stone, Berg fait son retour en grâce après le médiocre Bienvenue dans la jungle, transformant presque tous les « touchdown » que son récit nous réserve. Et notamment le dernier du lot qui élève son film dans des sphères émotionnelles jusqu'alors inconnues.

 

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