Critique : Last life in the universe

Shamia_Amirali | 3 juin 2005
Shamia_Amirali | 3 juin 2005

Kenji est japonais et vit en Thaïlande. Il est obsédé par trois choses : les livres, la mort et l'ordre. Il multiplie les tentatives de suicide, passe son temps à récurer et à lire. Noï est une jeune prostituée thaïlandaise. Spontanée, bordélique, elle vit chaque jour comme s'il était le dernier. Lentement, on observe ces deux êtres extrêmes s'accepter. Le thème n'est pas nouveau, une femme qui croque la vie à pleine dent redonne le sourire à un homme déboussolé. Pourtant, Pen-ek Ratanaruang le fait avec douceur et un soupçon de magie, notamment lorsque Kenji décide de nettoyer la maison de Noï.


Les deux acteurs, Tadanobu Asano et Sinijtra Boonyasak, sont formidables dans leurs personnages et apportent une crédibilité certaine à l'ensemble du film, qui paraît parfois surréaliste. L'histoire se déroule presque hors du temps, le réalisateur ne fait que voler des instants de leur vie. À la photographie, on retrouve Christopher Doyle (qui a notamment travaillé sur 2046, Eros, Hero, Liberty heights, Psycho) qui parvient à recréer une atmosphère surnaturelle, accentuée par une musique envoûtante.


Il n'empêche, on ne saisit pas toujours ce que Pen-ek Ratanaruang essaie de faire, à l'image d'un final très troublant. Le film se termine comme il a commencé en ne dévoilant que quelques instants de leur vie. Les interrogations se multiplient, au spectateur d'y répondre comme il le souhaite.

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