Critique : J'invente rien

Laurent Pécha | 16 août 2006
Laurent Pécha | 16 août 2006

Alors que la comédie romantique est la chasse gardée des américains depuis la nuit des temps ou presque et que les tentatives françaises de récente mémoire (On va s'aimer) laissent de marbre (mais non Louisa, on t'aime quand même surtout Julien…), voici que débarque au cœur de l'été sans tapage un premier film épatant mettant en vedette un couple de comédiens irrésistibles. Et cette petite histoire presque insignifiante entre un glandeur de première (Kad Merad) et une femme artiste au caractère trempé (Elsa Zylberstein) dont le ménage bat de l'aile, on a envie de la défendre bec et ongles.

On a envie de vous dire qu'il y a de la magie dans ce duo d'acteurs, que dès les premiers instants, on croit dur comme fer à leur amour, qu'une telle complicité à l'écran, on n'avait pas vu ça depuis (depuis quand déjà ?). On a envie de vous persuader qu'il y a une poésie incroyable qui se dégage de cette chronique romantique parisienne (la séquence chantée, le drôle de personnage joué par Patrick Chesnais ou encore la pirouette finale). On a envie de vous rappeler à quel point Claude Brasseur est un comédien truculent (savoureuses scènes au marché avec un Kad complètement à côté de la plaque). On a envie d'insister sur la beauté et le charme infini d'Elsa Zylberstein. On a envie de clamer que Kad Merad est sans doute l'une des plus belles trouvailles du cinéma français contemporain (sa tirade finale arrachera bien des larmes aux plus fleurs bleus d'entre vous). On a envie enfin de féliciter Michel Leclerc et son regard de cinéaste qui s'il n'invente rien remet habilement au goût du jour avec une infinie élégance la comédie romantique.

On a envie…que vous alliez voir J'invente rien, tout simplement !

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