Critique : La Tourneuse de pages

Par Vincent Julé
29 mai 2006
MAJ : 29 mai 2024
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Première confirmation que les bonnes surprises viennent des sections parallèles à Cannes avec ce quatrième long-métrage de Denis Dercourt, mais premier à ne pas passer totalement inaperçu. Il le doit avant tout à son casting où Catherine Frot et Pascal Greggory sont dominés par Deborah François, la révélation de L’enfant des frères Dardenne. Beauté à la fois glaciale et sensuelle, elle est l’attention de tous les regards. Personnages comme spectateur. Sa vengeance insidieuse et implacable se tisse lentement telle une toile d’araignée, et il est acquis dès le début que rien ne l’arrêtera. Il suffit en effet de voir le visage de cette fillette à faire pâlir (si c’est possible) les gamins du Village des damnés. Entre Merci pour le chocolat pour son univers mélomane et Haneke pour la mise en scène tendue, La tourneuse de pages joue ainsi sa partition mortuaire sans fausse note.

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