Critique : Un printemps à Paris

Magali Cirillo | 1 mars 2006
Magali Cirillo | 1 mars 2006

Ces derniers temps, un genre se faisait plutôt rare dans le cinéma français : le polar. On ne parle pas de thriller façon Les Rivières pourpres , mais bien de polars « à la française » comme les faisait si bien Jean-Pierre Melville. C'est pourquoi, l'arrivée sur nos écrans de ce Printemps à Paris est une vraie bonne nouvelle. D'ailleurs, pour beaucoup l'inspiration « melvinienne » de Jacques Bral crève les yeux, même si celui-ci s'en défend… et s'il est loin d'en atteindre le talent.

Un printemps à Paris est donc un film « à l'ancienne » et ce, à tous les niveaux. Le scénario, tout d'abord reprend les thèmes très cinégéniques du vol de bijoux et de vente de diamants, d'amitié entre deux hommes, et de trahison. Les personnages eux-mêmes ont une allure très façon sixties. Eddy Mitchell incarne un voleur volage, fatigué de cinq années passées au trou après un coup foireux organisé par son complice Pierrot (Sagamore Stévenin), jeune gentleman cambrioleur, qui, lorsqu'il dérobe une femme lui fait porter des fleurs. Stévenin possède la classe de Delon (ou presque), avec ce quelque chose d'inquiétant, de dur, de diablement sexy. Les femmes, bien sûr, ne peuvent pas lui résister. Et quelles femmes ! Talons hauts, bas noirs, chevelures ondulantes, les personnages féminins de ce film sont de vraies femmes fatales, l'envoûtante Pascale Arbillot en tête.

Malgré son charme suranné, le film n'est pas exempt de défauts : un début un peu lent, une mise en place laborieuse, des scènes un peu « clichés », une musique jazzy trop soignée, parfois agaçante, sans oublier une photo façon policier du jeudi soir sur TF1... De quoi assombrir sérieusement le ciel de ce Printemps à Paris.

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