Critique : Rocky

Laurent Pécha | 8 avril 2008
Laurent Pécha | 8 avril 2008

On a si souvent décrié Sylvester Stallone et la série des Rocky, principalement à cause du 3 et 4 qui, s'ils sont purement jouissifs, n'en sont pas moins bêtement spectaculaires, que l'on a peu à peu oublié à quel point le premier Rocky (Oscar du meilleur film tout de même !) est une oeuvre forte, intelligente, sensible rendant un hommage appuyé au monde de la boxe. On a également effacé de notre mémoire à quel point Stallone pouvait être un acteur étonnant. Il faut dire que depuis plus d'une décennie, hormis Copland, celui-ci a multiplié les faux-pas.

Se replonger dans Rocky, c'est la possibilité de remettre les pendules à l'heure. Oui, Rocky est un grand film devant autant à son vétéran de cinéaste John G. Avildsen qui fait preuve ici de la seule inspiration de sa carrière (il tentera quand même vainement de faire le même coup avec les Karaté kid) qu'à son acteur principal. Auteur du script, Stallone s'est battu avec la rage du désespoir (c'était le temps des rôles dans des séries B ou Z, voir des pornos comme le fameux Étalon italien) pour s'imposer dans le rôle de Rocky Balboa, personne ne voulant qu'un illustre inconnu interprète le rôle titre. Sa ténacité a payé et sa performance s'avère tout simplement mémorable justifiant pleinement sa nomination à l'Oscar du meilleur acteur.

Grâce à cette interprétation et à une vision sans concession du milieu de la boxe, Rocky fait bonne figure dans le panthéon des films traitant de cet univers impitoyable, pas très loin d'un certain Raging bull.

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