Critique : The Edukators

Stéphane Argentin | 1 février 2005
Stéphane Argentin | 1 février 2005

Deux ans après le très bon Good bye Lenin !, satire sociale aussi drôle qu'amère, la nouvelle offensive allemande se nomme The Edukators, soit des étudiants qui visiblement n'étudient plus grand-chose puisqu'ils passent leurs journées à glander mais vont néanmoins tenter de décrocher leur diplôme « Mai 68 », si possible avec mention.

Résultat de l'examen : 4/10. Session de rattrapage. Le sujet du jour avait beau être séduisant, la dissertation rendue se retrouve assez vite à court d'arguments. Le développement aurait tout aussi bien pu se faire sur une ou deux pages de moins (comprendre par là 30 à 40 minutes), le résultat n'en aurait pas été moins intéressant pour autant. Le devoir, scindé en deux parties bien distinctes, expose tout d'abord les actes avant de disserter sur les raisons des ces actes. La première moitié nous présente ainsi une véritable cour de récréation digne d'une maternelle où les maisons (une en particulier) sont mises sans dessus dessous avec fond musical ad hoc histoire d'être dans le rythme tandis que dans la seconde moitié, tout ce petit monde part s'oxygéner les poumons dans les alpes bavaroises. Car, c'est bien connu, on réfléchit mieux au grand air.

Le débat qui s'y tient tournera court et n'excédera pas le temps d'une petite fondue savoyarde : « Les révolutionnaires finissent toujours par rentrer dans le rang car le système, si stable et rassurant, finit toujours par les rattraper ». Quand arrive enfin le point final (aux allures de bluette pour adolescents) de cette dissertation, on a surtout l'impression d'avoir lu (vu) une variante germanique de La belle verte de Coline Serreau. Alors, peut-être qu'avant de chercher à éduquer, ces révolutionnaires en devenir auraient mieux fait d'étudier plus sérieusement.

Résumé

Lecteurs

(0.0)

Votre note ?

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire