Critique : Le Prix du désir

Par Stéphane Argentin
13 octobre 2004
MAJ : 25 février 2020
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Cherchant à mêler trois histoires en une seule (adultère, chantage et trouble identitaire), Le Prix du désir ne parvient malheureusement à convaincre que dans la première, l’adultère, qui doit sa réussite à une atmosphère à la fois tendue et suave. Inconvénient : occupant à elle seule la première heure du film, cette partie finit toutefois par s’essouffler bien avant de céder la place à la seconde, un chantage tout juste digne d’une petite série B et dont le seul but est de servir de charnière pour atteindre le cœur de l’intrigue, soit une sombre histoire remontant à plusieurs années où un roman, son auteur et ses personnages semblent étrangement liés.
Parvenu à son terme, le récit tente tant bien que mal de rassembler tous les morceaux de cet obscur passé, s’étire en longueur et ne parvient finalement qu’à épaissir plus qu’à éclaircir cet amalgame entre auteur et pseudonyme, inspiration et préméditation. Si la mise en scène posée, la musique inspirée (on croirait entendre du Badalamenti à plusieurs reprises) et la justesse de l’interprétation (Daniel Auteuil tour à tour passionné, acculé et troublé face à une Anna Mouglalis désirable et vénéneuse à la fois) confèrent au Prix du désir une atmosphère réussie, son intrigue, en revanche, aurait fortement gagné à être homogénéisée.

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