Kaamelott : Premier volet - critique qui en a gros

Arnold Petit | 21 juillet 2021 - MAJ : 23/07/2021 13:59
Arnold Petit | 21 juillet 2021 - MAJ : 23/07/2021 13:59

Attendue depuis des années par une armée entière de fans, repoussée un an de plus en raison de la crise sanitaire, la suite de la série Kaamelott sur grand écran est enfin disponible en salles depuis le 21 juillet 2021 (et avec un record de ventes de tickets pour les avant-premières). Écrit, produit, monté, joué et réalisé par Alexandre Astier en sa qualité de créateur et souverain, Kaamelott : Premier volet réussit-il à combler toutes les attentes ? Presque.

Retrouvez notre classement des 15 meilleurs épisodes de Kaamelot.

Notre portrait d'Alexandre Astier, étonnant génie, est par ici.

LE RETOUR DU ROI

Douze ans. Il aura fallu attendre 12 ans pour enfin voir Kaamelott : Premier Volet. Ce qui avait démarré en 2005 comme une petite pastille comique et anachronique a rapidement marqué la télévision pour son phrasé unique alliant argot et langage soutenu, son humour absurde et ses personnages (extravagants, fantasques), puis a ensuite pris une tournure plus dramatique, voire tragique concernant le personnage d'Arthur, son statut de souverain, de héros et de père. Jusqu'à ce qu'il disparaisse à Rome avec l'aide de Venec (Loïc Varraut) après sa tentative de suicide à la fin du Livre VI, diffusée en 2009.

 

 

Et lorsque les trois notes de cor résonnent face à l'écran noir dans la salle obscure, la nostalgie et le plaisir ressenti font aussitôt oublier toutes ces années et ramène immédiatement le spectateur dans l'univers de Kaamelott, comme s'il ne l'avait jamais quitté. Ce premier volet reprend dix ans après qu'Arthur (Alexandre Astier) ait laissé le pouvoir à Lancelot (Thomas Cousseau).

Devenu un tyran ivre de pouvoir, le nouveau roi s'est entouré de traîtres à sa cour et recrute des mercenaires saxons (Sting et Jehnny Beth) pour traquer les chevaliers de la Table ronde, dispersés au sein du royaume. Certains, comme Perceval (Franck Pitiot), Karadoc (Jean-Christophe Hembert) ou Bohort (Nicolas Gabion) tentent d'organiser la résistance tandis que d'autres ont troqué la noblesse de la chevalerie pour une condition plus modeste et une vie ennuyeuse, à bêcher leur jardin.

 

photo, Antoine de Caunes, Christian Clavier, Jean-Robert LombardPère Blaise, Dagonet, le Jurisconsulte et le roi Loth réunis entre pourris

 

Après une exposition nécessaire pour les néophytes, le film poursuit ses retrouvailles sur un rythme lancinant, presque mélancolique, à l'image de son personnage principal. À son rythme, le film prend le temps de poser les enjeux et d'introduire les nouveaux personnages, qui se fondent parfaitement dans le décor (en particulier celui de Sting, qui cristallise l'attention et la tension dès que la caméra se pose sur lui). De retour sur l'île de Bretagne, l'ancien roi refuse toujours d'embrasser sa destinée, mais se laisse quand même assez vite convaincre au gré de ses rencontres dans une intrigue cousue de fil blanc.

Chacun leur tour, les personnages de la série font leur retour de façon iconique, encore plus avec les superbes costumes de Marylin Fitoussi (hormis pour l'armure grotesque de Lancelot entre Blanc chevalier et Dark Vador). Pour cette réunion sur grand écran, quasiment tous ont répondu présents, du roi Loth (François Rollin) à Dame Mevanwi (Caroline Ferrus) au Duc d'Aquitaine (Alain Chabat) et sa femme (Géraldine Nakache) jusqu'au roi burgonde (Guillaume Briat). Dommage quand même qu'aucun n'ait un tant soit peu évolué en dix ans et qu'ils soient tous fidèles au souvenir qu'on avait d'eux.

 

Photo Franck Pitiot, Jean-Christophe HembertUn duo toujours aussi drôle que dysfonctionnel


CITIUS, ALTIUS, FORTIUS

Pour ce premier volet de Kaamelott au cinéma, Alexandre Astier a assurément mis les petits plats dans les grands. De nouveaux personnages, des environnements variés, des effets spéciaux... l'auteur exploite généreusement le potentiel qu'il avait caché dans sa série faute de moyens, que ce soit avec les paysages des différentes provinces du Royaume de Logres (auxquels la photographie de Jean-Marie Dreujou savent rendent grâce) ou encore la découverte pour la première fois du château de Camelot ou de la fameuse armée burgonde dans un ballet d'armes de jet aussi bête que majestueux.

À mesure qu'Arthur poursuit son périple, le récit prend de l'ampleur et démontre cette volonté de proposer un grand film d'aventure. Une immense fresque à laquelle la superbe partition musicale inspirée de John Williams (et composée par Alexandre Astier, évidemment) donne une certaine dimension épique.

 

photo, Alain ChabatAlain Chabat absolument parfait dans un rôle dans lequel il s'éclate

 

Comme dans la série, les références pleuvent entre deux phrases et le film convoque tantôt Star Wars, tantôt Indiana Jones autant par sa structure narrative que par son ambition. Par bien des aspects, ce premier volet pourrait presque être vu comme la version kaamelottienne de l'épisode IV, Un nouvel espoir.

Cette musicalité dans les dialogues devenue le principal ingrédient du succès de la série et la marque de fabrique de son créateur sonne à nouveau dans les voix des acteurs et encore une fois, le charme de l'écriture au cordeau d'Alexandre Astier opère, même dans la bouche de Christian Clavier, qui prouve qu'il peut encore faire rire aux éclats quand il est bien dirigé et qu'il a un texte de qualité. Certaines répliques ont d'ailleurs probablement déjà atteint un statut culte auprès des initiés, récompensés de leur fidélité par tout un tas de clins d'oeil et d'auto-citations disséminés au sein du scénario.

 

photoAge of Empire

 

ON PREND LES MÊMES ET ON RECOMMENCE

Néanmoins, bien qu'une amélioration puisse être constatée à tous les niveaux, Alexandre Astier ne parvient pas à apporter une dimension cinématographique à son film. Même s'il tente clairement de se différencier de la série par sa direction artistique avec une esthétique stylisée, des décors naturels et des costumes excentriques et colorés plus travaillés qu'à l'accoutumée, le manque de dynamisme dans la réalisation et le découpage hasardeux donnent l'impression de regarder un épisode de Kaamelott plus long et plus soigné que les autres.

En restant rattaché à la série et à ses codes, les aspirations de grandeur se retrouvent écrasées par l'héritage télévisuel que le film porte avec lui, consciemment ou inconsciemment. Le ton oscille alors entre l'humour burlesque des débuts (avec par exemple une longue séquence de comique de répétition entre Arthur, Perceval et Karadoc inspirée du Sacré Graal des Monty Python) et la tragédie des derniers Livres, dans lesquels Alexandre Astier laissait déjà poindre une envie de cinéma.

 

Photo Alexandre AstierLa Bretagne, ça vous gagne

 

En dehors de quelques travellings et de certains plans larges intéressants, la caméra reste désespérément coincée dans cette mise en scène simpliste, qui sert d'abord les performances des acteurs et les dialogues. Et comme une grande partie de l'humour et de la tension reposent sur des références et des éléments antérieurs au récit, celui ou celle qui découvre l'univers de Kaamelott pour la première fois sera très probablement égaré en chemin, malgré tous les efforts du film pour essayer de le prendre par la main.

L'histoire se déroule de manière très attendue, avec ce qu'il faut de rebondissements, mais passé un certain temps, la narration se perd, s'emballe, comme s'il fallait absolument faire apparaître tout le monde et amener les séquences que les fans attendaient (et espéraient un peu aussi). Certains personnages comme Dame Séli (Joëlle Sevilla), la Dame du Lac (Audrey Fleurot) ou ce pauvre Merlin (Jacques Chambon) sont donc relayés au second plan par rapport au fils de Ghetenoc ou aux filles de Karadoc (brillamment interprétées par Ariane Astier et Jeanne Astier au demeurant) tandis que d'autres sont même carrément oubliés ou réduits à de la figuration.

 

photo, Caroline Ferrus, Caroline FerrusDame Mevanwi et les Stormtroopers de Lancelot

 

Alors qu'il occupe pourtant une place essentielle dans l'intrigue du film et dans la saga, Lancelot est tout simplement inexistant et reste amorphe en toute circonstance, y compris quand son château se fait ravager, contrairement à Guenièvre (Anne Girouard), qui peut pleinement s'épanouir une fois qu'elle est libérée de sa tour. Après un combat décevant, le film conclut l'affaire en deux temps-trois mouvements et prépare ce que sera la suite. L'émotion est bien présente, mais l'exécution laisse à désirer.

Plutôt que l'aboutissement de ce que Kaamelott pouvait amener au cinéma, ce premier volet donne surtout la sensation d'avoir seulement assisté au préambule de la vaste histoire qu'Alexandre Astier a imaginée. En dépit du moment de liesse et de communion qu'il représente pour n'importe quel fan de Kaamelott, il n'empêche que le long-métrage reste frustrant à plusieurs niveaux. Il ne s'agit cependant que d'un premier opus qui en appelle d'autres comme l'indiquent son sous-titre et la scène post-générique. En espérant qu'ils nous montreront bien cette fresque épique tant attendue (et sans nous faire languir pendant des années cette fois).

 

Affiche officielle

Résumé

Malgré le plaisir de retrouver l'univers de Kaamelott et son immense galerie de personnages sur grand écran, Kaamelott : Premier Volet n'est pas le chef-d'oeuvre tant espéré ou même l'aboutissement que tout le monde attendait, mais plutôt un ambitieux prolongement de ce qu'était la série. L'écriture d'Alexandre d'Astier est toujours aussi efficace, mais ne parvient malheureusement pas à masquer ses maladresses en terme de narration ou de réalisation.

Autre avis Alexandre Janowiak
Interminable introduction à la trilogie tant espérée par les fans, Kaamelott : Premier volet manque de souffle, de rythme et globalement de cinéma, plombé par sa narration lorgnant les plates-bandes de Star Wars : Un nouvel espoir sans jamais parvenir à retrouver son ampleur et sa précision.
Autre avis Simon Riaux
Quelques excellents comédiens et une paire de dialogues ciselés ne peuvent rattraper ce désolant naufrage, où mise en scène, montage et narration s'écroulent un peu plus à chaque scène.
Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Lecteurs

(3.5)

Votre note ?

commentaires
ALAFRE
31/07/2021 à 18:20

Quelle désillusion! Affligeant. Fan bien sûr, j'avais hâte de voir cette production tellement attendue; avec je dois le dire un soupçon d'inquiétude. Des séquences de quelques minutes, et un film ce n'est pas la même chose.
Le scénario est brouillon; les dialogues sont inutilement orduriers, ça peut faire sourire 2 minutes, mais on se lasse rapidement.
Tellement de moyens pour un pareil échec alors que les séquences de la série étaient réalisées sans moyens mais tellement réussies.
Abondance de biens peut nuire, J'ai quitté la salle après 3/4 d'heure.

MonsieurToutLeMonde
29/07/2021 à 15:25

Grand fan des 6 saisons ... je suis très déçu par le film. Le scenario ne tient pas la route, les personnages ne sont pas crédibles et parfois antipathiques (arthur, perceval, karadoc). Du 'Fan service' jusqu'à l'overdose. Malheureusement pour moi, je n'imagine pas AA modifier ses choix pour les films suivants. Pour ma part : à oublier !

Flo
29/07/2021 à 11:34

"Elle est où la poulette ?"

Et il était où ce film, pendant tout ce temps à attendre..? Il faisait quoi pendant ces 10 ans Thanos... Euh, Arthur ?
Même la série tv "Bref" a su éviter de trop faire enfler son concept en forme de pastilles (malgré une dernière réplique sybiline), pour se donner les moyens de raconter plus de choses qu'une poignée d'arcs narratifs.
En bref (!), de voir une troupe de comiques tv ramasser un encore plus gros succès au cinéma...
Pas si simple ici, la faute à un refus flagrant de concessions d'Alexandre Astier. Et de "case" à occuper, ce qui est soit dit en passant assez chiant.

Toutefois il a bel et bien une image qui lui colle à la peau avec cette création, qui en a fait une cage dorée : celle justement du créateur d'une grande œuvre, intègre, imaginée pour plus grand et qu'il faut empêcher d'être "souillée" par d'autres (scène de suicide - "Les Saucisses Jean Caby vous ont présenté "Kaamelott !" - Gloups ?!)...
Et à l'œuvre là dessus, au four et au moulin, quasi tout seul, au dessus de tous.
Célébrité entretenue par des fans, des rediffs télé sans fin, des apparitions "dans son personnage" à droite à gauche, des One-Man-Show érudits, des Astérix animés de très bonne facture - mais co-réalisés.
Un bon adoubement professionnel - ou, chevalierisation.

Mi bosseur obsessionnel, mi dilettante à la cool... Trop d'attitude de fan admiratif de sa part envers George Lucas, surtout.
Alors que la vérité sans filtre, c'est que Star Wars c'est pas que Lucas, c'est une foule de producteurs, scénaristes, acteurs, compositeur, ingénieurs en Son et Effets Spéciaux qui ont apporté leurs propres inventions pour créer l'identité de la Saga du mec timide...
Le reste n'est que mythe. Comme la Geste Arthurienne... Justement...


"Sire, Sire (...) !
- On en a gros !"

Ben au final... pas vraiment ("qui est Gros ?).
Et comment est-ce que ça aurait pu être possible, alors que le concept de la série repose sur son économie ?
À savoir que, tel le requin foireux (au tournage) des "Dents de la Mer", qui existe surtout parce-qu'on parle de lui, et qu'on réagit face à ses actes, plus qu'on ne le voit... Tout "Kaamelott" repose sur des trucs dont on parle plus qu'on ne les voit.
Un peu de Magie pas trop compliquée, mais pas de dragon, de manticore, d'ours d'une toise et demi, de lapin, ou même de ces terribles faisans...
Les quêtes individuelles ou non ? Non seulement on n'en parle qu'à table, mais en plus on les commente... Démystifiant ou remettant en question ces clichés Campbelliens ("mais pourquoi y a toujours un vieux au début de vos histoires ?").

Ce qui fait de la série une histoire (aux mythologies proche de celles de la Gaule) qui parle de ce qui se vit, autant que du fait de le vivre.
Une œuvre métaphorique, sans abuser des gags anachroniques habituels au genre comique (grâce lui en soit rendu).
Mais également une œuvre qui est trop faite pour être modeste, "petite". Trop pour pousser plus les murs de son ambition, au risque de perdre de son identité précise.

Et également une sorte de "comédie de bureau" (normal, en prenant la suite télé de "Caméra Café"), où l'on ne fait que montrer des gus au boulot... Mais un boulot dont ils ne comprennent quasiment rien... Et leur chef (très très volontaire mais vite désespéré) à peine plus...
Et où tout est fait pour rester dans un même statu quo... Un Enfer d'immobilisme, digne d'un service administratif - demandez donc à Père Blaise.
Mais qui trouve sa tranquilité dans des instants de noblesse fugaces... Et dans l'art de la glande (à la taverne, en forêt, au lit) et de la bonne bouffe.
En ça, c'est vraiment la série Gaston Lagaffe que Astier devrait adapter.
Il Est Prunelle, complètement - et pour le reste de son casting, démerdez-vous tous seuls.


"Pour faire court, vous êtes ici chez les salopards."

Nan, quand même pas. Non mais c'est juste qu'il est assez fortiche Astier. Il fait venir des gens en salles juste pour voir ce qu'on peut avoir déjà facilement à la télé (en ce moment c'est sur W9).
Quasi les deux mêmes, mais sur grand écran.
D'accord, on ne peut pas dire que le pognon en plus ne soit pas là.
De beaux costumes (mais c'était déjà le cas avant), une musique encore plus splendide, un bon montage avec petits hommages à Spielberg, de belles images... Mais tu crois qu'il va nous faire un peu plus de composition de plans ? Ou en laisser quelques uns durer plus longuement par plaisir ?
On lui demande pas non plus de se prendre pour Zack Snyder qui se prendrait pour David Lean etc etc (grâce lui en soit rendu)... mais faire un peu plus Épique ?
Non, c'est pas encore le truc de la maison ça... La faute sûrement à la rythmique des dialogues, qui prend beaucoup de place ici. On a pourtant vu des téléfilms récents d'une facture aussi similaire, bien qualitative.
Même les nouveaux invités prestigieux (Cornillac, bien bourru, Gallienne, Formidable même pour ceux qui ne le supporteraient pas) sont exfiltrés au bout du premier tiers du film - et Sting a la classe, mais il n'est pas acteur, et pas ici dans sa langue.

On se retrouve alors dans une sorte d'équivalent des premières saisons, effet nostalgique pour les fans et les quelques connaisseurs lointains, et introductif pour ceux qui n'y connaissent absolument rien ("ah, c'est une parodie ?").
Les comédiens, sa troupe de lyonnais, tous bons... Mais tous restant dans leur registre usité, sans plus, sans surprise.
Perceval n'y aura pas d'éclair de génie inattendu... tout le monde passera son temps à répéter les phrases de l'autre de manière interrogative et stupéfaite, et le reste à s'engueuler vertement.
Et son grand plan scénaristique d'être distillé à mort sur des années et des années, un peu comme un "Fast and Furious" mais sans gros badaboums dignes d'un Grand Huit de Foire.


"Vous avez affaire à un passionné de violence !"

Oui ben les fights dans "Kaamelott", ça sera toujours verbal donc. De la grosse réplique culte, à la Audiard, qui chante dans la bouche avec des tripes.
Un peu de vrai cassage à la fin, comme un épilogue un chouia énergique d'une histoire écrite à l'avance - ou presque, quand on voit l'évolution de Excalibur.
Mais ça reste décevant niveau baston... Même pas une foule de corps à corps brutaux, avec pourtant des masses comme le père Astier ou Serge Papagalli...
Avec une iconisation tardive des héros, et cette scène supplémentaire de générique de fin (qui n'est pas long du tout, puisqu'on vous l'dit), prévisible mais finalement indigente.
Ah si, on voit enfin un de ces jeux Gallois absurde... Autant dire, du burlesque visuel.
Clairement, on n'est pas dans un film intimiste qui serait déguisé en blockbuster...
On est dans un film intimiste rigolo qui fait croire qu'il est un blockbuster, au sens explosif du terme.
Pas au sens "comédie populaire française"... ce qu'il est, pourtant.

Mais, tout de même, avec cette mélancolie tenace, cette sensibilité toute entièrement portée par Astier lui-même, qui fait qu'on n'est pas non plus là pour juste se marrer bêtement. Que c'est aussi l'histoire d'un type qui ne va pas toujours très bien, et est torturé par des traumatismes et des interrogations qui, en cette époque brutale, le feraient passer aux yeux de ses pairs pour une "lope".
Ce qui en fait une comédie française un petit peu au dessus du lot, qui ne se croit pas plus intelligente que les autres (le commentaire sur les restrictions marche à n'importe quelle époque).
En tout cas, et heureusement, jamais dégueue à regarder, et à écouter surtout.


Il y aura une petite évolution chez certains personnages... Des statuts Enfin assumés...
Et après, la suite. Enfin, on verra.

Initium solum initium est... Ce qui n'a aucun sens, mais je trouvais que ça avait de la gueule. ;-)

Gregdevil
27/07/2021 à 18:50

Du même avis que la critique, j'ai vu un épisode d'une heure trente de la saison 6 au cinéma.
Et malheureusement je suis pas fan de cette période, je préfère les saisons des débuts avec de petit sketch.

Perplexina
26/07/2021 à 15:45

Également, pour finir,
cessez de penser à ma place! Cette attitude paternaliste digne des baby boomers ( je ne mets pas de majuscule, ça mérite pas!) est insupportable ( "vous êtes choquée par le moindre film"...CF Spike Lee). Merci, je ne savais pas que j'étais choquée, je suis contente de l'apprendre! Et quant à ma "tirade" sur le cinéma français, elle fait 12 lignes... Et la vôtre?
Par ailleurs, vous n’espériez quand même pas qu' Astier parviendrait à exprimer parfaitement en 2h le récapitulatif complet de toutes les saisons de la série. C'est kaamelott, pas Super Man (vous l'avez vu, votre analyse?) J'ai compris le film et ça me suffit. J'ai une très bonne mémoire visuelle et auditive et je suis capable de prendre des initiatives. Cela s'appelle l'autonomie. Donc libre à moi d'aller maintenant voir la série et de raccrocher les wagons si je veux aller plus en profondeur dans le film. L'humanité ne vous a pas attendu pour réfléchir. Votre critique sur la compréhension du film est idiote pour des humains normaux et vous pourriez faire la même critique sur les théorèmes mathématiques que l'on apprend avant d'en comprendre la finalité (je précise car j'ai peur que vous ne suiviez pas mon discours). Et enfin, ce film n'est pas un film de cinéma indépendant mais une comédie populaire donc vos critiques et "Analyses psychologiques" ne sont pas adaptées. Et alors, le pompon de la bêtise ou de la manipulation (j'hésite), faire référence à Titane, palme d'or du festival de cannes... 55214 entrées considérés comme un succès. Kaamelott, 200000 entrées et aucune prétention au festival de Cannes. Alors c'est certain, on est pas dans la même catégorie sur aucun plan!. Quant à OSS, c'est raciste et misogyne mais si vous trouvez que je tiens un discours de midinette , alors c'est que vous faites partie du bon public pour ce genre de comédie et que vous ne vous êtes jamais pris une main au cul. ça se passe d'analyse. Bonne journée.

Perplexina
26/07/2021 à 14:33

Si, dernier mot, j'ai l'impression que sur ce site, si on n'est pas contre le film en s'opposant avec des analyses savantes de 15 pages, on passe pour un débile; donc si j'ai bien compris, ici, c'est le site des super intelligents qui savent de quoi ils parlent et qui managent les faibles?
"me faisant croire qu'il reste un peu d'espoir dans l'humanité"...
C'est horrible!
Moi ça me laisse voir la pédanterie, le manque de bienveillance,
Vous savez, la culture, c'est comme la confiture, moins en a, plus on l'étale!
Je vois ça tout le temps dans mon métier. Et c'est ça que nous avons actuellement au gouvernement. J'adore! De l'ouverture, jamais de discrimination ni d'exclusion, beaucoup de culture et surtout pas du tout de mensonge, de manipulation ni d'hypocrisie. Bravo l'espoir dans l'humanité, c'est le genre de formule que j'adore!

perplexina
26/07/2021 à 14:10

En réponse à Spike/ William.

Mais qu'est-ce qui vous prend ?
Quelle est cette méchanceté?
Tout d'abord, sachez que si je fais un AVC en allant au cinéma, je meurs car j'en ai déjà fais 2 donc si vous êtes aussi intelligent et ouvert d'esprit que vous le prétendez, faites attention de ne pas écrire des choses aussi inutiles qu'absurdes quand vous ne connaissez pas la personne à qui vous vous adressez. D'autres part, j'ai aimé ce film quelque soit mon niveau d'étude auquel je n'ai pas fait référence car je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'avoir un Bac +7 ou des connaissances spéciales en cinéma pour y aller. Je pense que tout le monde y a sa place et a le droit d'exprimer son opinion. Par ailleurs, un film est un tout et je veux bien me faire taxer de débutante ou de n'importe quoi si cela a pu ouvrir le débat sur la musique et la photo. Enfin, "un thème " rattaché à des personnages ou à une action" s'appelle un leitmotiv et cette technique a été mise au point par Wagner un peu avant John williams (qui ne s'en cache pas d'ailleurs si vous écoutez bien ce qu'il dit, en anglais). Je ne vais pas vous faire un cours, les universités sont fermées et je suis en vacances. Quand à la Philar de Lyon, je ne comprends pas votre argument: Williams n'a jamais travaillé avec l'orchestre de l'école de musique de Quimper donc je ne vois pas pourquoi Astier l'aurait fait. Par ailleurs, quand bien même, il l'aurait fait, l'écriture aurait été la même. De grâce, soyez gentil d’accéder à un autre talent que celui d'essayer de blesser les gens pour imposer vos opinions. Montrer vous créatif et soyez vous aussi en position d'écouter et d'apprendre tant sur le plan humain que sur le plan esthétique, historique et artistique dans une discipline complexe et polyvalente qui nécessite pratique, technique et talent. Je veux parler de la musique. J'ai piqué un coup de gueule contre le cinéma français, c'est vrai et j'ai le droit de le faire car nous sommes en démocratie. En effet, je trouve que les mauvais films, trop nombreux, font de l'ombre aux bons. Vous permettez que mon opinion diffère de la vôtre ou dois-je faire tout de suite mon troisième AVC ? Bien, Il est inutile de poursuivre cette conversation. Je vous souhaite une bonne continuation dans la poursuite de vos réflexions et vous avez besoin de poursuivre. Ce sera ma dernière réponse.

Billy
25/07/2021 à 23:56

Exactement mon ressenti en sortant de la salle, un préambule.

Jeje222
25/07/2021 à 22:54

Après les 3 premières saisons de la serie, drôlissimes et originales, leur suites étaient déjà devenue franchement moins drôles.
Le film continue dans cette mauvaise voie : moins percutant, beaucoup moins drôle, pompeux voire prétentieux. Les décors sont laids et la musique omniprésente écrase tout. Un naufrage pour un budget qui est probablement impressionnant. M. Astier a choisi de devenir sérieux, mais on est loin du Game of throne ou du seigneur des anneaux.

gicé
25/07/2021 à 18:39

fan de la serie t-v, je n'ai pas accrocher.... au film.
Beau decor certes mais en aucun cas la drolerie esperé........... voir le contraire.Je n'en dirai pas plus car j'aime la famille Astier et leurs potes(M+F) qui de toute façons se sont bien amusé a faire ce long metrage et c'est l'essentiel.

Plus
votre commentaire