Tenet : critique sans spoiler

Simon Riaux | 21 août 2020 - MAJ : 29/08/2020 15:31
Simon Riaux | 21 août 2020 - MAJ : 29/08/2020 15:31

Comparé dès le dévoilement de ses premières images et de son synopsis à Inception, précédent film de Christopher Nolan qui entrelaçait un certain cinéma d’action avec les obsessions spatio-temporelles de son auteur Tenet a suscité une immense attente. Alors qu’il arrive en salles à l’issue d’une saison estivale marquée par une pandémie qui aura poussé les salles de cinéma au bord du gouffre, le film est-il le messie annoncé ? 

INDECEPTION  

Pour qui supporte mal certains tropismes du cinéaste, Tenet risque d’agacer, tant Christopher Nolan donne parfois le sentiment d’avoir laissé libre cours à certains de ses tics les moins intéressants, notamment lors des dialogues qui lardent le récit. Sans doute désireux de bien nous faire comprendre combien son concept l’autorise une nouvelle fois à manipuler les notions de temps, de cause, de conséquence et donc à décortiquer ce qui fait la matière première d’une histoire, le réalisateur, ici seul crédité à l’écriture, n’y est pas allé de main morte. 

Échanges faussement cryptiques, semi-explications sibyllines et sentences incroyablement pompeuses abondent, et quand nos héros débattent à coup d’allégories bien épaisses, on se demande parfois si on assiste à la naissance du rejeton monstrueux de Vincent Lagaf et Stephen Hawking. Un procédé d’autant plus problématique que Nolan appuyant le moindre de ses effets de manche, il grille souvent ses cartes, et amenuise d’autant les nombreux rebondissements que voudrait nous ménager le récit. 

 

photo, John David WashingtonUn héros presque aussi perdu que le public

 

Un sentiment d’autant plus handicapant que le film est inutilement long, ses 2h30 cherchant vainement à maquiller ce qui est, en essence, un simple buddy movie d’action tombé amoureux de Mission : Impossible. Et entre deux morceaux de bravoure ou allers-retours géographique, le temps paraît parfois long, notamment quand on sent le cinéaste placer sans finesse tous ses fusils de Tchékov (éléments voués à ne révéler leur sens que bien après leur introduction dans le dispositif).  

Ces faiblesses, parfois criantes, menacent de devenir assourdissantes quand le compositeur Ludwig Göransson s’oublie sur son clavier. Abandonnant parfois des lignes mélodiques intéressantes et puissamment immersives pour singer les plages sonores qui ont fait la réputation du choucroutier électronique Hans Zimmer, il souligne chaque intention, plus qu’il ne les transcende, sans aucun égard pour pour les tympans des spectateurs. 

 

photo, John David Washington, Robert PattinsonUne rencontre qui va faire des étincelles

 

TRES STELLAR 

Pourtant, on aurait tort de bouder son plaisir, tant  Tenet  marque également une avancée notable dans le cinéma de Christopher Nolan. On sait l’artiste amateur de cinéma d’action et de la franchise James Bond, et plus que jamais, il lâche ici les chiens, pour nous amener jusqu’à un climax tonitruant en mode Retour vers le Futur de Call of Duty. Sa caméra profite des jeux temporels pour redéfinir les mouvements des personnages et déjouer ainsi la gestion de l’espace traditionnelle, qui mit si souvent sa mise en scène en défaut, et dans les joutes très physiques qui parsèment le film on la sent enfin en mesure de nous asséner quelques jolis coups de boule. 

 

photo, John David WashingtonRespirez à fond

 

Il peut donc s’autoriser une créativité bienvenue sitôt que le récit s’emballe, jusqu’à nous embarquer dans une danse improbable, quasi expérimentale, où cohabitent à l’intérieur de chaque plan des temporalités contraires, qui se soutiennent, se contredisent ou s’affrontent. Le ballet est improbable, singulier, et nous offre plus d’un moment de vertige, de pur spectacle suspendu, où toute recherche de cohérence et d’efficacité narrative s’efface devant un spectacle purement sensoriel.  Et c’est peut-être la première fois que le réalisateur trouve un point d’équilibre entre l’émerveillement qu’ambitionne le cinéma de divertissement grand public et sa fascination pour un espace urbain ultra-contemporain. Des coques fuselées de Catamarans lancés à pleine vitesse en passant par les coursives anxiogènes d’un port-franc, son langage s’est considérablement affiné. 

 

photo, John David Washington"Et ça, c'est de la balle"

 

LE PRESSE TIGE 

Et si Christopher Nolan caractérise toujours ses personnages féminins avec la grâce d’un lamantin en descente de white spirit, la liberté avec laquelle il appréhende ici l’action se retrouve dans celle avec laquelle il aborde la tonalité de son récit. Il parvient à alterner entre de réels moments d’angoisse, quand les évènements donnent le sentiment de se précipiter et son héros de nager à contre-courant d’un flux générateur d’une angoisse sourde et de vrais moments de légèreté.  

Il doit cette apesanteur bien sûr à John David Washington, qui a défaut d’avoir un personnage à interpréter peut éclabousser l'écran de tout le charisme dont il dispose. Et s’il en a à repeindre des kilomètres de pellicule 70mm, force est de constater que Robert Pattinson lui tient la dragée haute. Charmeur et ombrageux, il injecte dans le récit une malice inhabituelle chez Nolan. Signe que le metteur en scène a peut-être trouvé avec  Tenet  un nouvel équilibre, laissant plus de place à ses comédiens, on notera que Kenneth Branagh est par intermittence, presque bon. 

 

affiche 31 juillet

Résumé

Pour qui passera outre les habituels tics d'écriture et lourdeurs stylistiques chères à l'auteur, le film réserve de beaux moments d'action quelques plaisantes trouvailles visuelles.

Autre avis Lino Cassinat
Tenet est spectaculaire. Tenet est surtout brillamment angoissant. Tenet est indéniablement un bon moment, un vrai gros plaisir. Mais Tenet est aussi la pire écriture de Christopher Nolan, qui y discourt comme un gourou Wacoan sous LSD généreux en aphorismes techno-mystico-mongoloïdes. Heureusement que ses images parlent pour lui. Tenet mais Tebet.
Autre avis Mathieu Jaborska
Nolan aime les scènes d'action-concept. Il étale donc le procédé sur 2h40 et tartine le tout d'une grosse dose d'espionnage et de baston bourrin qui va assurément laisser ses détracteurs sur le carreau. D'autant plus qu'il replonge sans remords dans ses travers froids et mécaniques. Le plus nolanien des films de Nolan.
Autre avis Alexandre Janowiak
Son début est trop bavard mais Tenet est un sacré thriller SF inventif et spectaculaire à l'action virtuose, un peu comme s'il mixait l'idée narrative de Memento et le high-concept d'Inception. Reste ce sentiment d'incomplétude et mystère, Nolan n'utilisant pas totalement son concept, gardant réflexion et interprétation en maîtres-mots.
Autre avis Geoffrey Crété
Naufrage clinquant et douloureux pour Christopher Nolan, qui signe son film le plus fade et bancal, comme un best of du pire de son cinéma. L'idée amusante et très ambitieuse d'une guerre du temps ne peut masquer les problèmes d'écriture, de montage, et la banalité des ficelles narratives (nucléaire, organisation secrète et demoiselle à sauver).

Lecteurs

(2.8)

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commentaires

Redge
10/09/2020 à 21:37

Je ne comprends pas ce que vous dites. C'est comme si on était obligé d'écrire une critique avec des mots savants parce que le film est compliqué... Pourquoi ne résumons nous pas le faits, de notre point de vue :
Le film est bien, on ne s'ennuie pas.
Le film est compliqué, pour qui veut suivre c'est un beau challenge.
Kenneth Brannagh est juste impérial ! On ne parle pas assez de lui...
En bref, le film m'a plu, mais je n'irai pas le revoir : Comme Inception, je préfère l'imaginaire à la vérité.
C'est ce que les cinevores ont tendances a oublier en lâchant leurs critiques... Aussi, n'en lisez pas trop. Allez au cinéma, et faites vous la vôtre.

Kyle Reese
10/09/2020 à 15:54

@Flo

Très bonne critique.
Ca fait du bien de lire ça.

MickaGex
09/09/2020 à 16:21

ENFIN on peut aller au cinéma pour voir un vrai film, bien loin des trucs habituel de super héro ou d'histoire cucul !! Nolan nous retourne dans tous les sens, dans une histoire qui nous tiens en alêne de la première à la dernière seconde !
Certains préfèrent aller au ciné pour voir des films ou on pose le cerveau à l'entrée (ce qui est actuellement, et malheureusement, le cas pour la plupart des films qui sortent en salle), là, une fois de plus avec Nolan, on ne peut que vouloir le revoir tellement l'histoire nous emmène dans plusieurs possibilité de compréhension.

A VOIR ET A REVOIR !!!

Dai
09/09/2020 à 02:11

Du grand cinéma intelligent et divertissant !

Flo
31/08/2020 à 14:03

"À l’étape, Tenet, épate-la ! »

Quel est le but de tout ça ? Pour faire le plus simple possible, diverses étapes à observer… dans l’ordre.

_ D’abord, livrer à l’habituelle Warner un blockbuster bien fichu et complexe, un peu Old School, qui met les critiques dans la poches. Ça, Christopher Nolan sait faire, et il aime l’exercice formel et narratif surtout.
Dans la continuité de son « Dunkerque », une expérience sensorielle qui se libérerait de plus en plus des contraintes narratives les plus usités… Sauf que « Dunkerque » n’ayant pas été un grand carton, autant viser sur un style ayant lieu de valeur sûre.
Nolan a fait sa jeune éducation cinephilique grâce aux films « globe trotteurs » de Hichcock et des James Bond (du style, mais pas toujours de réel sens) ? Ça sera donc un thriller d’espionnage nerveux, lorgnant aussi sur du Michael Mann et ses hommes professionnels, bien fringués et insatiables plannificateurs…
Comme « Inception », son plus gros succès hors « Batman », l’était déjà.

Autre auto référence, son premier long métrage, « Memento » – ou plus précisément sa scène d’ouverture, où le temps passait à l’envers https://youtu.be/srzw3qhtnes
Ce dispositif existait déjà au tout début du Cinéma, dès les Frères Lumières avec le film « Démolition d’un mur » (1896)
https://youtu.be/PI_Rxa0YFWg
…c’est même l’un des tout premiers films à effets spéciaux. Plus tard, dans ses propres films Jean Cocteau utilisait aussi cet effet de Marche arrière pour simuler la Magie. Et Les Nuls pour des sketchs amusants et très techniques… Des exemples comme tant d’autres.
– De toute façon si Nolan est aussi obsédé dans sa filmographie par le concept du Temps, c’est tout simplement parce que dans l’idée de Narration, qu’elle soit Orale, Écrite ou Visuelle, tout repose beaucoup sur le Temps. Car dans la structuration en chapitres, ou au montage, et même d’ailleurs dans un récit qui serait raconté en temps réel, une histoire est forcément compressée et donc n’est pas complètement un reflet de la Réalité, mais une « Alter Réalité, tenant dans le creux d’une main –

_ Et donc si on considère cela comme un effet spécial, pourquoi ne pas l’intégrer au sein d’une action normale comme s’il s’agissait d’un effet en images de synthèse ?
La réponse est Oui, la preuve dans le combat final du film « Docteur Strange » de Scott Derrickson – un certain cousinage avec « Inception ».
Même topo ici, mais en étendant dans le dispositif à d’autres types de scène d’action : coups de feu, poursuite en voiture, corps à corps et attaque de soldats, donc film de Guerre (temporelle, mais secrète)… Un festival de méli-mélo, incluant aussi le montage alterné.
Avec tout ça, on a long métrage d’action « Puzzle » (ou Labyrinthique, comme le logo de sa société de production Syncopy) qui vaut le coup d’œil, qui n’est pas banal du tout.
En théorie, du pur Cinéma, kinetique, remuant…
Sauf que…

Nolan fait l’erreur de croire qu’il faut aussi raconter une histoire très intéressante et « Consciente » à propos de certains des personnages principaux. Une histoire qui est censée être le reflet du monde actuel etc etc… Parce que tous les films à gros budget sont censé avoir cette responsabilité.
Du coup, l’intérêt de ne nommer le (super) héros principal que sous le simple nom de « Protagoniste » et de nous jeter très vite dans une action intense et sans queue ni tête, s’évapore avec l’entrée en scène du méchant du film et de son entourage, qui prend un peu trop de place et donc de temps sur le long-métrage.
Certes, Kenneth Branagh rejoue quasiment le même rôle que dans le dernier film « Jack Ryan »…et ses motivations le placent entre un bon vilain de Bond et Thanos, avec un soupçon de logique tordue à la Joker (de Ledger) lorsqu’il veut pousser sa femme à le haïr et le tuer pour mieux être le « vainqueur ».
Seulement, bien qu’il soit anglo-russe…
Un blond arrogant, carrément Réac, capable de gruger tout le monde à l’avance, aux pouvoirs sans limite et qui en plus est violent avec les femmes ? Ne cherchez plus, c’est encore une référence au « PotUS » actuel (et à une catégorie d’homme en particulier), qu’on ne nommera pas ici histoire de ne pas continuer à lui faire de la Pub gratuite.
Son réel Antagoniste est donc sa femme, jouée un peu »à l’ancienne » par Elisabeth Debicki, qui devra se venger de ce porc et reconquérir sa féminité… Sans que tout ça ait un lien thématique avec l’Enjeu central du film.

_ D’où problème lorsque le film veut aussi raconter une histoire d’amour allant à contrario de la mission du héros, l’obligeant à en dévier et à prendre un risque. Bien que le film fonctionne aussi sur des contradictions, ici ce Romantisme ne fonctionne pas aussi bien que dans le (déjà) polar temporel « Déjà Vu » (!) de Tony Scott – dans lequel jouait le père de John David Washington, Denzel.
Sûrement parce que Elizabeth Debicki est une actrice un peu trop impressionnante pour que n’importe qui ne puisse pas tomber amoureux d’elle. Et qu’en fin de compte, elle n’a pas complétement besoin du héros
Mais ça n’a rien d’inhabituel, Nolan ne sachant pas encore écrire de rôle de femmes autrement que comme des archétypes (soit fatales, soit pures).

_ De plus, l’étape « Réflexion » chez Nolan tombe à plat en général un film sur deux, la faute à des lourdeurs, surtout quand ça flirte avec la Politique où la Philosophie.
À la limite on peut avoir quelques frissons d’actualité lorsque on voit une salle de spectacle être confiné dès les premières minutes du film, ou bien les personnages obligés de se déplacer avec des masques à oxygène (tout ça est pourtant involontaire)…
Et d’un point de vue méta, si Robert Pattinson y joue les doubles de Nolan (de manière plus docile que DiCaprio dans « Inception »), s’amuser aussi de voir Aaron Taylor-Johnson se prendre pour… Tom Hardy – et Ludwig Göransson pour Hans Zimmer (comme plein de compositeurs en fait).

Bref, à vouloir trop danser à la fois sur le pur visuel et aussi sur le trop scénarisé, Nolan n’arrive pas au même équilibre que ses meilleurs films ou même à l’épure de « Dunkerque ».
Il en résulte que pendant toute l’histoire, on peut être trop tenté à chaque nouveau détail révélé de se faire trop vite une idée de la direction vers laquelle Nolan nous entraîne. Surtout avec le style de l’auteur.
Si par exemple, l’Identité des films Marvel repose sur un langage rapide et versatile, amenant l’attachement aux personnage de manière ludique (le legs du dialoguiste malicieux Stan Lee), quelle que soit la nature de l’action… chez Nolan il est clair que ce langage, émaillé d’un tas d’inventions techniques, repose plus sur ce qui n’est pas dit, donc sur le mystère et les sous-entendus.

Or si on se risque trop à réfléchir aux conséquences de chaques nouvelles informations exposées, on finit forcément par sourire devant certaines évidences, comme les doubles du Futur qui viennent croiser les héros en secret, mais aussi par être déçu par le résultat final des autres de ces promesses.
Ainsi, pas de deuxième partie du film complètement folle et épuisante, qui se passerait entièrement à rebours de la quasi première moitié, comme un palindrome (on n’a droit qu’à quelques dizaines de minutes, c’est tout). Donc aucune histoire d’amour intense qui se rêvelerait centrale, ni même la confirmation émouvante de l’identité réel du personnage de Pattinson (un grand blond, le fils de Kat ?) etc etc…

Pas de Grand Film Surréaliste ou Intimiste caché, beaucoup de trous dans ce qui reste bel et bien finalement un « simple » film d’espionnage et d’action rempli de gens riches, capables de résoudre des problèmes grâce à leurs budgets illimités (« tout va bien, en fait on a nos propres Tourniquets temporels nous aussi, mais on vous l’a caché au lieu de vous faire gagner du temps ») – trop de chèques en blanc pour les auteurs « maison » de la Warner ?
Au spectateur de remplir les blancs et l’ordre de narration selon sa convenance et sa capacité d’engagement.
Mais pour l’Empathie, dont on reproche souvent à Nolan l’absence (pudeur ?), c’est plus compliqué. Et il peut être difficile de vouloir « ne pas essayer de comprendre, juste le ressentir »… Trop de mécanique narrative là dedans pour que tous les spectateurs arrivent à la viscéralité que ce film cherchait – on peut déjà le voir dans les commentaires des spectateurs, il n’y a presque aucune émotion exprimée à son propos, que des phrases toutes faites et de l’intérêt « geek » pour la reconstitution du Puzzle.

On peut considérer en fait ce film comme le plus « sombre » de Nolan, tant il admet que l’avenir reste immuable, et qu’on ne peut pas échapper à ce qui a été décidé à votre place. Presque comme s’il n’y avait pas de Libre Arbitre, et que nous sommes tous (nos propres) pions, sacrifiables – ne parlons même pas de cette fameuse population à sauver, sans aucune existence réelle à l’écran.
En effet, ce n’est pas très loin du cynisme d’un Bond, jusqu’à sa froide Conclusion en forme de « contrat ». Ou bien de la série TV « Mission Impossible », aux plans réglés comme du papier à musique, où même le moindre grain de sable est pris en compte.

Mais si en fin de compte, tout forme une boucle, alors dès le départ rien de tout ça n’aurait vraiment d’importance ?
Et si il y était quand même, ce film caché..? Un autre avatar de « La Jetée »/ »L’Armée des 12 Singes » ? Ou du premier « Terminator », avec ses envahisseurs du Futur…
Se dégage alors le sentiment que Nolan, tout comme dans le regard désabusé du jeune soldat à la fin de « Dunkerque », commente la progressive perte de Foi de notre Monde (sauf pour « le Protagoniste »?), et que la Mélancolie est le plus pur des sentiments à survivre…
Celle de ne pas pouvoir avoir tout ce qu’on souhaiterait, de ne pouvoir réellement changer la marche du Temps et de devoir se contenter de laisser les choses se faire jusqu’à ce qu’elles s’arrangent d’elles mêmes. Rebonjour, Michael Mann.

Sinon, il convient alors de laisser toutes ces circovonlutions un peu de côté, et de juste apprécier le charisme naturel des acteurs principaux, tous très beaux. Ainsi que l’efficacité spectaculaire d’un blockbuster adulte, qui y a son propre langage, bien identifié.
De quoi vous permettre de tenir 2h et demie (même si une seule fois suffit), et un peu plus après la séance…

Je suis le docteur et vous êtes les daleks
27/08/2020 à 22:10

Les commentaires sous une critique positive ne devrait pas être sur le fait que la critique est négative dans un monde normal

Gaidon
27/08/2020 à 21:25

Lorsqu'un second voire un 3e visionnage s'impose non pas pour le plaisir mais pour la compréhension, c'est que le récit manque cruellement de fluidité. Si j'y retourne, ce sera à contrecoeur, à défaut de voir autre chose. J'admets en revanche que Nolan s'est grandement amélioré dans la capture de l'action, le montage y est certainement pour beaucoup... Vive le cinoche

Garamante
27/08/2020 à 14:09

Perso je vais attendre la sortie DVD: la saison 2 de Westworld avec le frangin Nolan aux commandes d'un incompréhensible imbroglio de flash/futur/on-est-où-là?/ back m'a traumatisé. Je suis peut-être intellectuellement fainéant quand je vais au cinéma: j'aime les histoire simple.

sylvinception
27/08/2020 à 13:07

MK, regarder des films montés à l'envers, c'est son kiff.
Purée.... (lol)

MK
27/08/2020 à 13:00

GAISON il n'y a pas grand chose d'ésotérique, toutes les explications sont données dans le film et si on se donne la peine d'écouter, la complexité n'est pas si grande que ça, il faut juste suivre ce qui est inversé et ce qui ne l'est pas.

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