Seven Sisters : critique familiale

Mise à jour : 02/07/2018 13:41 - Créé : 30 juin 2017 - Simon Riaux

Fort d’un concept de science-fiction malin, Seven Sisters débarque en queue de comète d’un été pas foncièrement réjouissant, avec l’ambition de surprendre tout le monde grâce à un univers et un concept originaux. Autant d’ambitions appréciables en ces temps de franchises, remakes et autres déclinaisons d’œuvres connues.

 

Affiche
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SOUVIENS-TOI LA SEMAINE DERNIERE

La surpopulation ayant plongé l’humanité dans une crise sans précédent, le monde est désormais régit par une politique de l’enfant unique appliquée strictement. C’est dans cet univers autoritaire et hostile que sept sœurs jumelles ont appris à survivre, chacune assumant une identité partagée un jour différent de la semaine. Quand un soir Monday ne rentre pas, elles vont devoir tour à tour enquêter pour comprendre ce qui lui est arrivé, tout en préservant leur secret.

Sept sœurs, sept Noomi Rapace. Voilà en soit une idée qui suffisait à titiller notre curiosité, la comédienne s’étant toujours illustré par un grand éclectisme et des choix de carrières inattendus, parfois maladroits, mais toujours intrigant. Et on comprend bien ce qui a pu l’intéresser dans ce récit qui lui permet d’incarner les déclinaisons d’un même personnage, et qui l’autorise à passer dans le même plan de la pure candeur à la misanthropie badass. L’écriture a beau ne pas toujours lui donner de quoi composer des caractères très fins, on sent l’artiste s’en donner à cœur joie et nous transmettre de manière évidente le goût de la performance qui l’anime.

 

Photo Noomi RapaceAutant vous prévenir, Noomi Rapace passe quelques sales quarts d'heures dans Seven Sisters

 

En revanche, derrière la caméra, Tommy Wirkola semble un peu moins à l’aise. Metteur en scène touche à tout passé par les zombies de Dead Snow et Hansel & Gretel : Wich Hunters, on se réjouissait de le voir aux commandes d’un projet potentiellement plus carré et personnel. Techniquement, rien à redire, le cinéaste sait efficacement masquer l’humilité de son budget et parvient sans mal à donner vie à l’écran à un monde simultanément proche et aux antipodes du nôtre. Malheureusement, il donne souvent l’impression de ne pas bien savoir quel film il veut nous raconter.

 

Photo Noomi RapaceComme un Lundi

 

FAMILLE TROP NOMBREUSE

Les questionnements identitaires de cette sororité contrariée, la problématique d’une société autoritaire surmédicalisée, le rapport à la règle et au bien commun, et un film d’action parfois cruel… Toutes ces pistes étaient valables et sont souvent exploitées avec une certaine réussite. Pour autant et malgré ses 2h17, le film ne peut tout traiter totalement et abandonne nombre d’idées en cours de route, quand il n’a pas recours à des trous scénaristiques béants pour faire avancer son intrigue.

 

Photo Noomi RapaceUn univers pensé jusque dans ses moindres détails

 

Celle-ci se suit sans déplaisir, et le récit contient ce qu’il faut de rebondissements, d’action et d’images marquantes pour que la plongée dans cette société cauchemardesque hypnotise plaisamment l’amateur de science-fiction. Reste qu’à vouloir embrasser trop de thématiques, trop de genre, le métrage manque finalement de liant, d’identité et ne peut par conséquent nous embarquer totalement.

Un réel motif de satisfaction néanmoins, l’ensemble offre un sacré terrain de jeu à Willem DafoeGlenn Close et Noomi Rapace, une qualité qui tend à devenir de plus en plus rare dans le cinéma de divertissement grand public.

 

affiche

 

 

Résumé

Malgré quantité d'ingrédients et d'idées sympathiques, Seven Sisters donne le sentiment de ne jamais trancher entre questionnement métaphysique, science-fiction et action spectaculaire.

commentaires lecteurs votre commentaire !

Ninja 30/06/2018 à 22:47

Gros film de merde !

Chris 30/06/2018 à 21:06

Chouette film mais perso j'avais deviné la fin après 30min, donc pas de surprise finale pour moi.

nico 30/06/2018 à 20:42

Film vraiment très étrange Effectivement Tommy Wirkola ne sait pas trop quel film il souhaite raconter, pour preuve le nombre de références cinématographiques desquelles il s'inspire ( je dis s'inspire car je pense que c'est une démarche sincère de sa part). Un peu de Soylent green, de Orphan Black, de Matrix, de Minority Report (et je dois en oublier certainement) , pour un film hybride, sorte de monstre de Frankenstein. Ambitieux mais bancal.

Momo Imzouren 17/09/2017 à 02:31

Très bon film pour ma part, j'ai pris une claque et effectivement, la fin et les révélations sont surprenants, Noomi Rapace assure les 7 rôles

Ratatak 17/09/2017 à 01:03

C'eusse été mieux avec Tatiana Maslany

StarLord 08/09/2017 à 22:52

Bon film bien badass, les scenes d'action sont classes, dommage qu'on devine tout très rapidement...

7alex 04/09/2017 à 13:20

Très mal filmé et prévisible, avec une fin limite copié collé sur Minority Report, le talent en moins. seule Rapace tire son épingle du jeu avec ses 7 rôles mais le reste est vraiment décevant. Encore un film survendu qui alerte bien sur le niveau de ce qu'on peut trouver au ciné.

dieu 02/09/2017 à 21:58

j ai pris une claque

FeeldeFear 02/09/2017 à 12:27

Quel connerie d'avoir martelé le slogan ' Vous ne devinerez jamais la fin ' dans la campagne marketing. Comme si on allait jouer à une partie de cluedo. L’intérêt du finalement n'est vraiment pas là, mais dans l'intensité de son récit et la cruauté de la société décrite. dans un même temps le film nous donne à réfléchir sur la notion d'égoîsme autant collectif qu'individuel.
' la fin justifie-t-elle les moyens ' voilà le leitmotiv du film concernant les différents protagonistes du film. Et les dernières secondes du film sont, pour moi, anxiogènes au niveau sonore ( ceux qui ont vu le film comprendront , je pense ), comme une sorte de conclusion pessimiste.
Autre point intéressant, le contre pied par rapport à la série Orphan black qui devient une évidence visuelle lorsqu'on découvre la bande annonce. Le film prend rapidement la tangente en proposant un univers et une relation très différente entre les 'sisters'.

FeeldeFear 02/09/2017 à 12:21

Quel connerie d'avoir martelé le slogan ' Vous ne devinerez jamais la fin ' dans la campagne marketing. Comme si on allait jouer à une partie de cluedo. L’intérêt du finalement n'est vraiment pas là, mais dans l'intensité de son récit et la cruauté de la société décrite. dans un même temps le film nous donne à réfléchir sur la notion d'égoîsme autant collectif qu'individuel.
' la fin justifie-t-elle les moyens ' voilà le leitmotiv du film concernant les différents protagonistes du film. Et la dernière minute du film est pour moi anxiogène au nive ( ce qui on vu le film comprendront )
Autre point intéressant, le contre pied par rapport à la série Orphan black qui devient une évidence visuelle lorsqu'on découvre la bande annonce. Le film prend rapidement la tangeante

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