Transformers 4 : L'âge de l'extinction - critique

Christophe Foltzer | 10 avril 2016 - MAJ : 10/08/2018 23:02

Avec son meilleur démarrage de l'année et ses 100 millions de dollars de recette en seulement 3 jours, Transformers 4 avait su attiser notre curiosité. Par bien des aspects, il représente le pivot de la saga : disparition du casting d'origine, nouvel arc scénaristique, présence des Dinobots... Au final, qu'en est-il ?

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Prenons les choses dans l'ordre : Mark Wahlberg est un redneck qui vit isolé dans la campagne américaine avec sa fille giga bonne qu'il assigne à résidence parce qu'elle doit passer son Bac avant de se faire copieusement trombiner par son mec pilote de rallye. Sur son lit de mort Môman a fait promettre à son paternel que leur enfant serait diplômée parce qu'eux n'avaient pu l'être. Dans le même temps, Wahlberg est un inventeur raté (qui doit pratiquer le body-building vu sa carrure) qui récupère divers matériaux pour les revendre. Un jour, il trouve un camion tout pourri dans un cinéma désaffecté ( !) et le ramène. Il découvre rapidement qu'il s'agit d'un Transformers.

 

 

 

Dans le même temps, nous apprenons que 5 ans se sont écoulés depuis le précédent film et l'attaque de Chicago. La CIA et un simili Steve Jobs ont mis sur pied une opération d'éradication alien pour qu'une catastrophe pareille ne se reproduise plus. Mais le type de la CIA est aussi en cheville avec un chasseur de primes Transformers, avec son gros vaisseau spatial et tout, venu sur Terre pour récupérer Optimus Prime. Car oui, la CIA détruit à la fois les Autobots et les Decepticons, parce qu'ils ne veulent plus de ces gens-là sur leur planète. Le camion de Wahlberg étant bien sûr Optimus Prime, la CIA débarque et pète tout. Le Transformers s'échappe avec le trio de héros et sort de sa retraite pour retrouver les survivants de sa race. Sauf que les temps ont bien changé et que les Autobots l'ont un peu mauvaise de s'être fait enfler par les humains. Ce qui peut se comprendre. La suite, et bien... euh... en fait... y a pas vraiment de suite, à part une ou deux sous-intrigues à la con. Mais ça pète de partout.

 

 

Si les précédents films ne brillaient pas par la qualité de leur intrigue, ils étaient néanmoins funs. Nuls, mais funs. Transformers 4, c'est juste nul. C'est bien simple, sur les 2h45 que dure le film, pas un moment le spectateur n'est transporté par ce qu'il voit, Michael Bay s'échinant à livrer le film le plus pitoyable possible. Pas de mise en scène autre que purement fonctionnelle, aucun rythme, aucune logique dans l'agencement des scènes, pas de personnages ni d'histoire, encore moins d'enjeux, il n'y a rien. 2h45 gavées de vide, de séquences de destruction qui tiennent plus de la pornographie du chaos qu'autre chose, sans le moindre impact dramatique à la clé et d'un ennui profond. Le film est à ce point pathétique qu'on n'a même pas envie d'en parler davantage. Plus intéressante est sa nature profonde.

 

 

En effet, Transformers 4 n'est pas un film, c'est un gigantesque placement de produits. Pour ceux qui s'offusquaient de la séquence Pepsi de World War Z ou des placements deMan of Steel, préparez-vous à l'arrêt cardiaque. On n'a, de mémoire, jamais vu autant de pub dans un film. Plus il avance et plus il déroule son catalogue. Lorsque Bay va jusqu'à emballer un spot Budweiser au beau milieu du filmon sourit devant l'énormité de la démarche. Seulement, arrive la dernière partie du métrage et là, le festival commence. Il sera difficile de trouver, à partir de cet instant, un seul plan sans placement de produit. Qu'on nous montre un type dans sa voiture et c'est direct un gros plan sur ses lunettesGucci. Un bus explose ? Il est frappé de la marque Victoria Secret. On passe devant un immeuble ? C'est un hôtel de luxe avec un panneau qui nous annonce que ses offres 2014-2015 sont disponibles et qu'on peut les consulter une fois le film fini. Les robots se battent ? Oui, mais ce sera devant des panneaux Toshiba, Philips et Siemens. Et le spectateur de se retrouver pris en otage pendant un très long moment (2h45, on le rappelle), gavé comme une oie par des séquences bourrines techniquement spectaculaires  dont l'unique but est d'abrutir suffisamment le spectateur pour qu'il digère la réclame sans sourciller. Effarant.

Ah oui, les Dinobots. Ils n'arrivent que dans les dernières 20 minutes et ils ne servent pas à grand-chose. Voilà.

 

Résumé

Avec son intrigue insipide, ses comédiens médiocres et l'ennui profond que l'ensemble suscite, Transformers 4 est une véritable insulte à son public (même aux fans des films précédents). Un produit d'un cynisme ahurissant dont il faut se méfier comme de la peste.

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the défenders
11/04/2018 à 09:50

Scénario BIDON , Effets Spéciaux Spectaculaires vraiment ; MICHAEL BAY est un génie de ce coté ...

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