Critique : Gamin au vélo (Le)

Stéphane Argentin | 15 mai 2011
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Avec déjà deux Palmes d'Or à leur actif (Rosetta en 1999 et L'Enfant en 2005) et deux autres films sélectionnés (Le Fils, prix d'interprétation pour Olivier Gourmet en 2002 et Le Silence de Lorna, prix du scénario en 2008), c'est peu dire que les frères Dardenne sont des habitués du festival de Cannes. Et pour leur cinquième sélection en compétition officielle, les cinéastes ne changent pas une formule qui gagne.

Le Gamin au vélo, c'est donc l'histoire de Cyril, 12 ans, placé dans un foyer par son père et que Samantha, une jeune coiffeuse, va accueillir chez elle. À la lecture de ce pitch, pas de doute possible, ce gamin-là est 100% en phase avec ses prédécesseurs. Soit du cinéma social avec comme thématique centrale les relations parents - enfant. En 90 minutes, les Dardenne parviennent une nouvelle fois à nous offrir un condensé de leur savoir-faire avec cette histoire d'une sincérité, d'une spontanéité et d'une fluidité déconcertante épaulée par une mise en scène idoine à base de plans séquences caméra à l'épaule, marque de fabrique des deux cinéastes. Seule petite nouveauté : la présence durant quelques secondes de musique pour souligner chacune des grandes étapes marquantes du parcours « initiatique » de Cyril, celui qui le mènera de cette quête acharnée pour retrouver son père jusqu'à l'acceptation de l'amour de cette mère d'adoption.

Parmi ces trois rôles pivot, seul Jérémie Renier a déjà travaillé avec les Dardenne (sur L'Enfant et Le Silence de Lorna). Le jeune Thomas Doret a quant à lui été repéré au cours d'un casting d'une centaine de postulants tandis que Cécile de France participe pour la première fois à l'un de leurs films. Tous trois livrent une interprétation juste et spontanée qui, là encore, ne dépareille aucunement au sein du paysage cinématographique des Dardenne. Rassurons également les habitués : Olivier Gourmet fait bel et bien une brève apparition le temps d'une scène, soit l'ultime gage de qualité pour ce gamin-là et son vélo. C'est propre, c'est net, c'est du Dardenne.

Résumé

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