Critique : Cleaner

Jean-Noël Nicolau | 11 mai 2008
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Samuel L. Jackson, aussi producteur de Cleaner, présente le film comme un « petit thriller peinard ». Une manière pour Renny Harlin de changer de style après une kyrielle de blockbusters pétaradants. En résulte un polar discret, où seront tirés deux coups de feu en tout et pour tout. Le suspens en lui-même ne va pas bien loin, tant il suffit de regarder l’affiche du film pour deviner immédiatement l’identité du traître… De même, le côté « nettoyeur » est emballé dès la première demi-heure, pour ne presque plus servir par la suite. Présenté ainsi on peut légitiment penser qu’il n’y a pas grand-chose à voir dans Cleaner.

La présence de Samuel L. Jackson assure une grande part de la sympathie provoquée par le film. Cool, tout en force tranquille, plus préoccupé par ses relations avec sa fille que par l’action, l’acteur fait son boulot avec classe. En creusant un peu plus on appréciera les quelques ambiguïtés de son personnage.  Niveau intérêt visuel, Eva Mendes assure le spectacle, même s’il s’agit là de l’une de ses prestations les plus fades.

Renny Harlin met en scène à l’ancienne, sans pouvoir résister à quelques effets tonitruants assez incongrus. Mais rien ne sert de vouloir faire des cuts bruyants sur des objets anodins, Cleaner demeure une promenade de santé. On prend des nouvelles de quelques acteurs qu’on affectionne, on constate que Renny se remet doucement de son enchaînement de nanars. Le bouillant finlandais vieillit, et ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.

Résumé

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