Critique : Arthur 3 - La guerre des deux mondes

Sandy Gillet | 12 octobre 2010
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Ça  y est, les aventures d'Arthur, c'est fini et bien fini. On ne va pas s'en plaindre même si pour être tout à fait honnête, ce troisième volet est loin d'être irregardable. Besson semble en effet avoir retrouvé un petit peu de l'allant qui faisait du premier opus quelque chose de tout à fait honnête eut égard aux canons par ailleurs dans le genre. On a ici du rythme, une histoire qui tient un tantinet la route, un mélange prises de vues réelles et personnages numériques assez probants... bref de quoi tenir en éveil la marmaille du 21ème siècle toujours plus avide de nouvelles sensations fortes.

Après, si l'on se place du point de vue de Besson, peut-on en tant qu'adulte, critique de surcroît,  poser un regard raisonné sur cette saga et ce film en particulier ? Nous dirions que oui mais bon encore faudrait-il que le débat nous intéresse, ce qui n'est pas le cas. Par contre, ce que l'on peut dire c'est qu'avec cette saga, Besson réalisateur montre une nouvelle fois qu'il est à la traîne. Un déclin annoncé et amorcé depuis en gros toujours, mais surtout avec Le Cinquième élément, sorte de resucée de tous les films de fantastico-SF de l'histoire du cinéma. Car c'est bien là la marque de fabrique du bonhomme, pomper, pomper et encore pomper à l'instar de ces inlassables Shadoks...

Et à l'image de cette séquence finale en forme de clin d'œil grossier où Besson met en scène la rencontre fantasmée entre un jeune George Lucas journaliste de son état et Darkos, le fils de Malthazard, déguisé en une ébauche de Dark Vador... Tout un symbole d'impuissance et de tout ce que ne sera jamais (plus ?) le cinéma de Besson : en avance sur les modes et son temps.

Résumé

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