Boulevard de la mort : Critique

Sandy Gillet | 22 mai 2007

Précisons d'entrée de jeu que le film qui nous fut présenté à Cannes en projection de presse durait 2h07, soit après vérification auprès du distributeur, le montage qui sort effectivement le 6 juin dans les salles de l'hexagone. De fait, c'est donc pas moins d'une trentaine de minutes supplémentaires auquelle nous avons droit en comparaison de la version présentée au sein du « double feature » sorti aux Etats-Unis (cliquez d'ailleurs ici si voulez (re)lire la critique). Du coup, l'interrogation qui subsiste c'est de savoir ce qui a été rajouté, voire retiré.

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Difficile en fait de répondre exactement à cette question, mais, à l'évidence, Tarantino en a profité pour rallonger toutes les scènes du début pour en faire de longs tunnels dialogués qui deviennent tellement pesants qu'ils retardent d'autant l'entrée du spectateur dans le film. Si le talent en ce domaine du réalisateur de Pulp Fiction n'est plus à démontrer, il tourne ici en rond, donnant plus l'impression de s'être écouté écrire et fait plaisir au sens très égoïste du terme. Les « hardcore » apprécieront certainement, les autres trieront le bon grain de l'ivraie et retiendront les références au cinéma pas forcément bis pour une fois (de Vanishing Point à Gone in 60 seconds - attention pas la m** avec Angelina Jolie dixit une des protagonistes du film) et certaines réparties savoureuses.

 

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En fait, le film commence véritablement au bout d'une heure environ avec le déjà fameux « lapdance » perpétré par Vanessa Ferlito à l'attention de Stuntman Mike (Kurt Russel jouissif au possible). C'est durant ces cinq minutes intenses que quelque chose pète au sein du cerveau mâle ou femelle du spectateur (cela dépendra des orientations sexuelles de chacun) qui, comme Tarantino, voit tout rouge. Ce qui s'ensuit dès lors est tout bonnement un monument de cinéma décomplexé (pour reprendre un terme politique en vogue actuellement du côté de l'UMP) où le cinéaste sous coke s'en donne littéralement à cœur joie (faudrait d'ailleurs penser un de ces quatre à lui demander l'adresse de son dealer). 

Le film devient virtuose avec deux séquences d'anthologie dont la seconde et finale du film qui dure pas moins de 20 minutes non-stop. On en sort rincé et le sourire aux lèvres de celui qui vient de se faire un petit plaisir coupable aux chiottes. La bave en plus.

Ps : à noter que de bandes-annonces il n'est point question. De là à penser qu'on ne les trouvera que dans les futurs DVD...

 

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