Critique : Dead girl (The)

Jean-Noël Nicolau | 8 septembre 2007
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Dans le sillage d'un Collision ou d'un 21 Grammes, The Dead girl essaie d'analyser l'impact d'un événement dramatique sur les vies de personnages très différents. En cinq mouvements, la réalisatrice Karen Moncrieff dépeint un univers étouffant et désespéré qui ne cesse de s'enfoncer dans le pathos jusqu'à la complaisance. Elle est aidée par un casting 4 étoiles hétéroclite et très investi. De Piper Laurie à Brittany Murphy en passant par Giovanni Ribisi et Marcia Gay Harden, The Dead girl prend rapidement des allures de défilé de silhouettes connues en plein concours de dépression.

Mais aligner les talents et les bonnes intentions ne suffit pas à l'oeuvre pour apporter un regard original et surtout pour créer une tension. Plus l'histoire avance, plus les clichés s'accumulent, jusqu'à la dernière partie, trop explicative, qui révèle les maladresses de l'ensemble. D'intrigant (la première histoire, avec la toujours impressionnante Toni Collette, est la meilleure), The Dead girl flirte avec l'ennuyeux, voire le pénible dans sa volonté de noyer le spectateur dans le sordide et l'affecté. Simple ersatz d'un genre difficile à appréhender (le mélodrame choral), le film confond démonstratif et intensité.

Résumé

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