Critique : Norbit

Renaud Moran | 27 mars 2007
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Après ses incursions fortunées dans le film pour enfants, Eddie Murphy se démultiplie à nouveau et revient au latex, à la perruque/prothèse et à l'humour scatologique et outrancier qui ont fait le succès du Professeur Foldingue et de sa suite. Seulement voilà, trop marqué sans doute par les Docteur Dolittle et autre Daddy Day Care (Ecole paternelle), que l'on doit d'ailleurs à la même équipe de producteurs, Norbit ne change finalement pas la donne. Malgré la présence d'un frère Wayans, d'un certain nombre d'allusions sexuelles et d'un vocabulaire peut-être relativement trop grossier pour nos chères petites têtes blondes, on reste loin du délire régressif et impoli pour adultes en mal de rires gras sans doute visé.

Sur une trame éculée et du coup ennuyeuse, le (mauvais) scénario enchaîne mollement et mécaniquement des gags sans grande surprise (tout tenait déjà dans la article-details_c-trailers) et sans imagination. Le sujet, une femme monstrueuse (dans tous les sens du terme) maltraite son chétif de mari, aurait pourtant mérité meilleur traitement. On est très loin des délires scatologiques et autres morceaux de bravoure « gazeux » qui faisaient tout l'intérêt (certes limité) de La Famille Foldingue. Pas beaucoup de rire donc ici. Que reste-t-il alors ? Regarder la délicieuse Thandie Newton qui malgré et contre la nullité environnante donne le meilleure d'elle-même et joue dans son propre bon film : toujours juste, sérieuse et sincère, qu'elle pleure ou qu'elle sourit, elle est systématiquement touchante et irradie chacune des scènes où elle apparaît.

Retrouvez notre portrait d'Eddie Murphy en cliquant sur la photo ci-dessous :

Résumé

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