Critique : Mort sur le gril

Tonton BDM | 18 mars 2013
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C'est un lieu commun que d'annoncer sans embage et très fièrement que Mort sur le gril, le second long-métrage de Sam Raimi, est un gros délire cartoonesque, un hommage barré et branque à Chuck Jones, Tex Avery et au slapstick des années 30/40, en particulier aux délires des trois Stooges. C'est un lieu commun, certes, mais il serait difficile de prétendre le contraire, ou de tenter de trouver une quelconque signification sociologique au métrage. Non, Mort sur le gril est bel et bien le désopilant cartoon live annoncé, se basant sur une intrigue très Film Noir pour mieux brouiller les pistes.

D'une violence folle et décomplexée n'ayant pas de réelle conséquence physique sur les protagonistes (on pense à l'arme des dératiseurs qui est un immense faisceau électrique éléctrocutant quiconque s'en approche, ou à l'incroyable poursuite en voiture finale, qui semble avoir beaucoup influencé les frères Wachowski pour leur Matrix reloaded), bourré de situations impossibles et surréalistes, comportant son lot de gags monumentaux (celui, imparable, du petit garçon dans l'ascenseur) et d'idées de mise en scène anthologiques, et servi par une brochette d'acteur au poil (Brion James et Bruce Campbell, toujours excellents), ce Mort sur le gril reste encore, presque 30 ans après sa sortie, un divertissement de haut vol, d'un rythme, d'une folie et d'une créativité à couper le souffle.

Résumé

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