Furie : Critique

Sébastien de Sainte Croix | 7 novembre 2006

Premier film de studio pour De Palma dont les précédents films ont été initiés par des producteurs indépendants (Ed Pressmann en tête) et distribués par des Majors, Furie est un film-patchwork du jeune maître qui mélange plus ou moins habilement polar, science fiction, thriller, reprenant le thème de la télékinésie tout en « pervertissant » le mythe de Peter Pan (un enfant kidnappé par une organisation secrète ).

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Même si De Palma se défend d'avoir voulu faire autre chose qu'un film de commande efficace, Furie porte les stigmates de certains des thèmes qui viendront par la suite hanter les films du plus pervers du gang des barbus (à savoir Spielberg/Scorsese/Coppola/Lucas) notamment l 'impuissance : ici celle de Robin, l'enfant prodige, à venir en aide à son père dans la scène initiale (impuissance qui semble toucher tous les heros « De Palmaiens » depuis le Winslow du Phantom of the Paradise jusqu' àu Ricky Santoro de Snake Eyes combien ont échoué pour se sortir de leur conditon ou venir en aide à un tiers).

 

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De Palma s'amuse à brasser les thèmes et les images, poussant plus en avant l'expérimentation formelle (notamment l'utilisation du ralenti dans la scène où Amy Irving s' évade ) pour pallier à un certain manque d'intérêt quant à son sujet (que Cronenberg investira à son tour dans Scanners qui entretient certaines analogies avec le roman d'origine de John Farris ). Reste le plaisir inoui du réalisateur à faire du cinéma - comme s'il était à son tour assailli par des images mentales- palpables dans des moments de bravoure à rajouter à la (déjà) longue liste à son actif (le décrochage d'un wagon d'attraction foraine devenue folle, la confrontation finale entre les personnages interprêtés par Amy Irving et John Cassavettes).

 

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Résumé

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