Test : L'Épée enchantée

Christophe Foltzer | 3 avril 2013
Christophe Foltzer | 3 avril 2013

Des épées en plastique, des cottes de maille en laine, des masques de monstre en caoutchouc et un mage qui, dès qu'il lève les bras au ciel (ce qu'il fait souvent), provoque un grondement de tonnerre, L'épée enchantée c'est tout ça, et c'est trop bien. Oui, parce que bon, on s'en fout que ça soit mal joué, que certains effets spéciaux trouvent leur substance dans un cut, que l'histoire soit niaise et que le suspens soit moisi, ce film est extrêmement plaisant parce que naïf et premier degré et ça fait du bien par où ça passe en ces temps de cynisme avancé. Et en plus, pour ne rien gâcher, il y a un chimpanzé qui a droit à quelques intermèdes comiques avec une vieille sorcière (un peu comme dans Speed Racer quoi), un serviteur à deux têtes au maquillage foiré et au synchronisme particulier et enfin un dragon bicéphale cracheur de feu super cheap. De l'heroic-fantasy avant l'heure et qui, comble de joie, s'adresse à tous les publics.

 

Cliquez sur le dragon en carton pour accéder à une galerie franchement pas dégueu : 

 

Mais parlons un peu technique. L'image est belle. Le format 1.85 est respecté et on dirait même que la copie a été remasterisée tant les couleurs paraissent chatoyantes sur certains plans. Bien sûr il demeure quelques inégalités, notamment dans les plans les plus chargés en effets spéciaux (et il y en a pas mal) mais rien de rédhibitoire et on serait même tenté de penser que cela concourt au charme tout particulier du film, 50 ans après sa sortie cinéma. Le son, lui, est à l'avenant avec ses classiques pistes Dolby Digital 2.0 Stéréo (pour la VO) et Mono (pour la VF) qui, si elles ne cassent pas des briques se révèlent efficaces et claires juste ce qu'il faut.

 

La section suppléments propose un très bon entretien avec le conseiller technique d'Artus et grand bissologue devant l'éternel, Alain Petit, dans « La magie de Bert I. Gordon », un module de 46 minutes qui détaille point par point tous les aspects du film, de la carrière dédiée à l'exploitation du réalisateur, en n'omettant pas son passage chez Roger Corman, à la sortie cinéma tragique en Europe qui rendit le film quasiment invisible pendant de très longues années, en passant par les parcours des différents acteurs à l'affiche, dont le très grand Basil Rathbone. Bref, en un mot, passionnant. Suit le classique diaporama d'affiches et de photos du film. Enfin, on termine avec les bandes-annonces de l'éditeur¸ dont celle, hallucinante, de Blanche-Neige, le prince noir et les 7 nains qui essaye de vendre sa soupe à tout prix, n'hésitant pas à mettre en argument « les 7 authentiques et sympathiques nains » du film. Et le pire, c'est que ça donne vachement envie de le voir. C'est la faute à Game of Throne.

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