Test : Les femmes du sixième étage

Tonton BDM | 29 août 2011
Tonton BDM | 29 août 2011

Les femmes du 6ème étage n'est pas un mauvais film. C'est même plutôt amusant dans son genre, grâce à un casting plutôt bien choisi (Luchini est le meilleur quand il s'agit de faire du Luchini) et à quelques saillies drôlatiques parfois bien vues. Nan, c'est juste un film pas très ambitieux, très symptomatique d'un « certain » cinéma français, bien plus proche du téléfilm made in France 3 que du film de cinéma : reconstitution de trois/quatre intérieurs des années 60, réalisation « transparente », bons sentiments en pagaille... Manque plus que Jean-Yves Berteloot ou Robin Renucci au casting et on a le produit typique, formaté pour la TV.


Autant dire que le peu d'ambition formelle du bouzin ne permettra pas à la galette éditée par M6 Vidéo de servir de « galette démo » pour convaincre vos amis d'investir dans un lecteur Blu-ray ou un Home Cinema. Pourtant, le transfert s'avère tout à fait satisfaisant : définition et piqué au top, niveau de détail faisant honneur au boulot de reconstitution historique (meubles, costumes, accessoires divers...). On serait proche du sans faute si M6 n'avait pas à nouveau opté pour un encodage en 1080i. Alors je vous entends d'ici : « oui, mais si le film est vraiment réalisé comme un téléfilm, l'encodage entrelacé ne doit pas s'avérer gênant ? ». Hé bé si ma bonne dame, on ressent bel et bien les saccades caractéristiques durant LE seul et unique travelling du film. Cet encodage en 1080i est d'autant plus rageant que les quelques scènes coupées disponibles dans les suppléments sont bel et bien proposées en 1080p... Pfff. Côté son, la VF est proposée en DTS-HD Master Audio 5.1 à la spatialisation souvent discrète mais très enveloppante, et réservant de belles surprises acoustiques durant les passages les plus musicaux.

 

Et puisqu'on a commencé à les évoquer quelques lignes au dessus (si si, souvenez-vous), continuons à évoquer les suppléments : on a d'abord droit à un commentaire audio du réalisateur Philippe Le Guay (à ne pas confondre avec Laurent le Gay, affectueux surnom donné à notre rédac' chef dans de nombreux backrooms de la capitale), une quinzaine de scènes coupées donc (dont une très réussie portant sur le droit de cuissage, qui aurait vraiment du intégrer le film), un making of assez peu intéressant, des interviews de Sandrine Kiberlain et Fabrice Luchini (bof) et enfin un bonus caché démontrant l'importance du frein à main sur une voiture.


Apport HD : Pas transcendant certes, mais bien réel. S'il n'y avait pas ce foutu encodage en 1080i...

 

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