Test : My own love song

Julien Foussereau | 15 août 2010
Julien Foussereau | 15 août 2010

Interactivité courte mais pas inintéressante sur ce Blu-ray... à condition de bien maitriser l'anglais pour le making of vu que l'éditeur n'a pas jugé bon de sous-titrer les échanges volées à l'équipe américaine du film. Ce classique du bonus ne l'est pas réellement dans la forme puisqu'il se concentre sur les deux derniers jours du tournage. L'occasion de découvrir que le chef op' Matthew Libatique s'est blessé pendant le tournage et marche avec une canne. Il n'est pas malheureux pour autant puisqu'il annonce face caméra que My own love song fut sa meilleure expérience et qu'il serait prêt à signer à nouveau avec Dahan. L'interview d'Olivier Dahan ne démérite pas non plus. Réalisé spécifiquement pour la sortie DVD du film, cet entretien avec le cinéaste s'avère intéressant dans la mesure où il sait se montrer didactique quant à ses méthodes de travail (écriture, casting, montage, etc.). Il aborde même des choses rarement évoquées comme le doublage ou la réception critique. On apprécie la franchise et le fair-play de Dahan sur ce dernier point.

 

Apport HD : My own love song s'appréciera volontiers sur Blu-ray pour celles et ceux qui souhaiteraient profiter au maximum de la photographie particulière du film. Il est en revanche fâcheux de ne pas avoir utilisé un master HD progressif pour des raisons de fluidités visuelles ou audiophoniques pour contrer l'effet pal speed up.

Le premier film d'Olivier Dahan en terre américaine possède en son cœur des intentions photographiques très marquées. Sous l'impulsion de Matthew Libatique, le chef op' attitré de Darren Aronofsky, My own love song démarre doucement avec un aspect très indie dans son éclairage naturaliste et granuleux. La restitution sur ce portage Blu-ray bénéficie d'une fidélité irréprochable avec un piqué d'image suffisamment pointu pour afficher les aspérités sur les visages de Forrest Whitaker et Renée Zellweger. Le pic intervient plus tard dans la partie road-movie lorsque nos héros rencontrent Nick Nolte et dégustent le space cake. En effet, au cours de cette séquence onirique, des zones du cadre se voient saturées de couleurs primaires dans des proportions extrêmement fortes. En DVD, comme c'est souvent le cas avec un MPEG-2 peinant à garantir la stabilité, cela a tendance à déborder ou baver. Avec le codec AVC du Blu-ray, le problème est résolu. C'est d'autant plus dommage que TF1 Vidéo ait pris le parti de ne pas se compliquer l'existence en prenant un master HD 25 images par seconde. Résultat, on a affaire à du 1080i. Ce qui rend les mouvements d'appareil moins fluides.

 

L'éditeur propose au choix VO et VF en DTS-HD Master Audio 5.1. Compte tenu de la nature du film, on ne s'attendra pas à un spectacle ambiophonique explosif mais à une diffusion des ambiances et de la musique signée Bob Dylan tout en douceur. En découle un mix logiquement très frontal avec quelques effets arrières discrets comme les feux d'artifice ou plus brutaux tels que la poursuite en voiture agrémentée de coups de feu. Mais tout cela est très épisodique. La reste du temps, My own love song fait la part belle aux dialogues et à l'atmosphère deep south. Sur ce plan là, ces deux éléments se révèlent parfaitement intelligibles à tout moment. Un mot sur la VF qui a été supervisée de très près par Olivier Dahan : elle est plutôt bonne grâce à un voicematch excellent et un soin particulier apporté sur les inflexions des comédiens.

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