Test : Pas si simple

Julien Foussereau | 19 mai 2010
Julien Foussereau | 19 mai 2010

Interactivité minimale et bof bof pour la comédie de Nancy Meyers. Cette dernière fait partie des nombreux intervenants du commentaire audio (en plus du directeur de la photographie John Toll, de la productrice exécutive Suzanne McNeill et du monteur Joseph Hutshing). L'exercice se révèle scolaire. Pas forcément ennuyeux (on y apprend notamment que toutes les scènes indoor ont été tournées en studio à Brooklyn) mais difficile à soutenir tout du long. La faute en incombe au manque de fantaisie de l'ensemble ainsi que la tendance de Meyers à paraphraser ce qui se passe à l'écran ou à analyser son script (alors que, bon, Pas si simple et son histoire cousue de fil blanc n'appellent pas à se fouler trois neurones). Dans tous les cas, c'est toujours plus acceptable que le making of (21min, HD), énième EPK impersonnel construit autour d'extraits du film et d'acteurs se cirant les pompes et gna gna gna...

 

Apport HD : Nul sur la partie éditoriale avec deux maigres bonus inutiles. Il se montre plus évident sur la partie audiovisuelle où le naufrage de la vieillesse vous apparaitra dans les rides et ridules de son casting carte Vermeil.

 

Pour sa sortie Blu-ray, Pas si simple bénéficie d'un transfert 1080p / VC-1 solide quoiqu'imparfait. Soulignons la très bonne tenue des contrastes sachant magnifier les rivages de Santa Barbara tout en pointant les quelques traces de bruit vidéo dans un ciel bleu californien. Ce bruit apparaît également de temps à autre au cours de l'action mais jamais au point de sortir complètement du film. D'autant que les scènes nocturnes jouissent de noirs d'encre. Sur la question de la définition, on notera quelques coquetteries notamment dans les champs / contrechamps Streep / Baldwin à l'avantage de la première. Ne soyons pas vache toutefois et reconnaissons que le piqué HD est bien présent et ne fait pas honte au support, loin s'en faut (même si cela manque parfois de relief). La palette colorimétrique très saturée mettra également en valeur la végétation chatoyante de la belle maison de l'héroïne. Nulle trace de pixellisation ou de crénelage.

 

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 délivre un mix cristallin mais à l'activité multicanale réduite à la portion congrue. Tout juste entendra-t-on des petits bouts d'ambiances sur les satellites arrières lors des quelques scènes en extérieur (et encore, elle est plus présente que sur la VF DTS 5.1). Au contraire de la façade avant qui se montre beaucoup plus active dans la séparation des canaux. Cela se traduit principalement par un élargissement de l'espace acoustique ; couplé à l'échantillonnage élevé du flux HD, la dynamique prend un bon coup de fouet et les ping-pongs verbaux du film gagnent en peps. Ce n'est pas du top démo mais Pas si simple s'en sort avec les honneurs.

Résumé

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