Test : La Route

Ilan Ferry | 4 mai 2010
Ilan Ferry | 4 mai 2010
Peu coutumier de l'exercice, John Hillcoat livre toutefois un commentaire audio (malheureusement non sous titré)  où il se montre plutôt à l'aise. Généreux en informations, le monsieur évoque énormément de choses, de ses choix aux thématiques du film en passant par des faits beaucoup plus techniques. Une bonne surprise. Plus anecdotique, le reste de l'interactivité se composent de banales scènes coupées et d'interviews peu intéressantes, dont une spécialement réalisée par la France et donnant l'occasion d'entendre Viggo s'exprimer dans un français honorable.

 

Apport HD : Contrairement au DVD, le Blu-Ray gère mieux les séquences nocturnes et à faible luminosité émaillant ce parcours pour la survie. Un plus non négligeable qui permet de mieux apprécier la beauté élégiaque de cette très belle adaptation de Cormac McCarthy.

Particulièrement délicat à encoder de par son ambiance crépusculaire si atypique, La Route aurait très bien pu passer le cap de la HD avec douleur. Rassurons toutefois les puristes : il n'en est rien. Le codec AVC retranscrit particulièrement bien les teintes grisâtres et souvent peu solaires du métrage. La définition, assez soignée, offre un niveau de détails particulièrement creusé tandis que les plans larges se montrent tout autant travaillés. L'éditeur ayant eu la bonne idée de ne pas trop insister sur le réducteur de bruit, on dénotera un peu de grain ici et là mais en parfaite adéquation avec l'aspect craspec et oppressant de l'ensemble. Tout juste regrettera-t'on une compression très rarement visible. Un menu détail au vu de ce que le cachet graphique du métrage impliquait comme travail en termes de retranscription.

 

Bien qu'il ne se prête pas nécessairement à de bonnes grosses démonstrations sonores dignes d'Avatar, le film de John Hillcoat se voit toutefois pourvu ici de deux puissantes pistes française et anglaise DTS-HD Master Audio. Outre quelques grands moments de flippe (cf. le chapitre « les cannibales »), où le caisson de basse se montre particulièrement actifs, ces mixs se concentrent naturellement plus sur les dialogues et la très belle musique signée Nick Cave et Warren Ellis. Un beau travail sonore à la hauteur de la relative sobriété du film.

Résumé

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