Test : La Légende de Despereaux

Julien Foussereau | 21 août 2009
Julien Foussereau | 21 août 2009

Tous les suppléments sont proposés en HD et VOST, sauf indication contraire.

 

Les choses commencent moyennement lorsque l'on se rend compte que l'option U-Control présente sur le Blu-ray US a tout simplement été zappée...

 

Making of (12min) : Le module classique. Carré. Sans aspérité. Cela commence par foultitude de commentaires laudateurs sur l'auteur du roman dont est inspiré le film. On fait la révérence devant le casting vocal (évidemment) parfait, tellement parfait que certains ont enregistré ensemble. Bref, cela vend plus le produit qu'il n'informe réellement. La question des influences picturales et de l'éclairage sont trop brièvement évoquées.


2 chansons coupées (5min, VO) : les deux pistes sont présentées par l'intermédiaire de story-board. Il suffit d'écouter 30 secondes de cette soupe (sans mauvais jeux de mots) pour deviner la justification de leur retrait.


Les Comparaisons Film / Story-board (35min) : plusieurs passages clés du film décomposés en cinq étapes : script, story-board, lay-out,  animation et éclairage final. Voilà un vrai bonus qui ravira le fou furieux d'animation.

 

Un deuxième disque est fourni dans le boîtier. Il s'agit, ni plus, ni moins, que de l'édition DVD testée ici.

 

Apport HD : bien qu'il ne s'agisse pas d'une édition référence, ce Blu-ray emporte la bataille technique et éditoriale face au DVD. En même temps, vous aurez le beurre et l'argent du beurre puisque ledit DVD est un bonus de ce Blu-ray.

A défaut d'être un grand film, La Légende de Despereaux a le mérite de proposer une esthétique sortant du tout-venant de l'animation de synthèse. Et, sur ce point, ce Blu-ray rend parfaitement justice au film, bien plus que le DVD. Plus de pixellisation ou de colorimétrie mal maîtrisée. Alors, ce n'est évidemment pas du Pixar où la qualité d'image dans tous les domaines écrase la concurrence. Ce n'est pas le même budget et cela se voit notamment dans le rendu des poils ou cheveux qui ne bougent pas naturellement. La combinaison 1080p / VC1 met encore plus en évidence le caractère virtuel de ces éléments on ne peut plus organiques. Ceci dit, c'est un détail qui est rapidement mis de côté par la beauté des décors et l'éclairage très « peinture Renaissance » utilisé sur ces derniers. Le problème est que choisir des lumières rappelant les tableaux de Vermeer, Bruegel ou Bosch risque d'entraîner quelques complications du côté des contrastes. Et c'est effectivement ce qui se produit : les noirs profonds sont rares à cause d'un voile gris et cela gâche un peu la fête.


Cliquez sur la capture pour la voir en HD


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Le genre de ...Despereaux laisse à penser que l'on va se frotter à du gros son puissant, dynamique et très ouvert... et pas du tout, en fait. Produire un sound design aussi frontal avec une piste VO DTS-HD Master Audio 5.1, c'est franchement gâcher ! Les enceintes satellites arrière ne s'activent réellement que pour diffuser le score, réverbérer des voix dans de grands espaces vides ou tout simplement la clameur d'une foule de rats tentés de boulotter de la princesse. Allez ! On compte sur les doigts d'une main de lépreux quelques effets arrière lors de scènes d'action. Pour le reste, c'est TRES à l'avant que cela se passe. Et même les dialogues ne sont pas forcément irréprochables dans leur rendu. On répertorie des niveaux très variables nécessitant parfois un rééquilibrage de l'ampli. La VF DTS 5.1 bénéficie d'un solide doublage et arriverait presque à faire jeu égal avec son homologue américaine.

Résumé

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