Test : Diamant 13

Sandy Gillet | 21 août 2009
Sandy Gillet | 21 août 2009

Intitulé Polar ou film noir ?, le making of proposé est assez informatif et permet de faire intervenir équipes techniques et acteurs autour entre autre de la question posée en prologue. Reste que la forme est un peu trop léchée et survend le film. Mais surtout il ne répond aucunement à LA question essentielle : pourquoi le h de Gilles Béhat a-t-il disparu ? C'est vrai quoi !

 

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Vérification faite, Diamant 13 a bien été tourné en 35mm. Il fallait en avoir le cœur net pour qui n'a pas eu la « chance » ou la volonté de le voir en salles. Pour rappel le film de Gilles Béat a bénéficié en tout et pour tout de 3 semaines d'exploitation pour ne réaliser que 96 432 entrées sur 297 copies. Soit un joli flop.

 

Tout cela pour dire que l'image de Diamant 13 a des faux airs ici de film shooté en HDcam et/ou consorts. Non que l'on veuille être péjoratif puisque la chose est de plus en plus maîtrisée et devient même pour certains, non une nécessité économique mais une volonté artistique (Michael Mann pour ne citer que lui). Non disons qu'un tel rendu pour un film en 35mm nous pose un problème. Au-delà du master impeccable où l'on cherche encore la pétouille, l'encodage (AVC) lisse ici tout ce qu'il touche pour un résultat cliniquement mort. À savoir une image sans âme, sans « fond de jeu », sans vie quoi ! Et pourtant il y avait matière à « s'amuser » avec cette photo monochrome et ces ambiances diurnes, glauques et poisseuses pour retrouver en blu-ray cette volonté initiale et affichée comme telle de rendre hommage au meilleur du polar noir à la française.

 

À la place on a droit à des contrastes en bernes, des noirs un peu gris, une profondeur de champs quasi inexistante et une impression globale d'un défilement de l'image par trop « vidéo » (entendre trop « fluide »). De quoi faire réfléchir et affirmer que les possibilités de l'image HD ne doivent pas être mises entre toutes les mains sinon on prend comme ici le risque de dénaturer durablement le travail au quotidien de certains réalisateurs et de leur chef op sans mentionner l'épineuse approche de la restauration des vieux films...

 

MK2 pour ne pas le citer, qui en est ici à son deuxième coup d'essai (et dans l'eau) en matière de Blu-ray après Les 400 coups, nous propose côté sonore deux pistes en DTS-HD Master Audio 5.1 (message perso : C'est bon comme ça Stef ?). L'une en 5.1 l'autre en Stéréo 2.0. Si la première est à privilégier pour son côté plus enveloppant et pêchue, on retiendra pour la seconde des dialogues tout simplement plus audibles...

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