Test : De l'autre côté du lit

Julien Foussereau | 1 juillet 2009
Julien Foussereau | 1 juillet 2009

Warner Home Vidéo propose une liste de suppléments au format « feuille de route » dans le sens où nous avons affaire ici au pack « comm' audio + « méquingue hauffe » + scènes coupées + bêtisier + BA ». Voilà qui devrait faire rêver les presque deux millions (?!?) de spectateurs conquis (?!!?) par le film...

 

Sauf que, concrètement, ça reste bien scolaire et promotionnel. On sent un investissement chez Pascale Pouzadoux dans son commentaire audio. On sent qu'elle est venue avec ses notes pour aborder les secrets de fabrication de son film. Elle revient sur sa volonté de créer une rencontre entre le nouveau king de la comédie française et la chérie du public français. Elle revendique d'ailleurs l'influence des comédies américaines pour leur efficacité et leur tempo. On lui conseillera de se pencher sur la mécanique des ambassadeurs Apatow, McKay et consorts : eux font d'abord exister des personnages humains, tendres et justes avant de songer à bouger la caméra n'importe comment pour créer une illusion de vie.

 


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On reprend son calme avant d'attaquer le making of (29min) : classique, abordant le casting, les techniciens, la caution de l'auteure du roman Alix Girod de l'Ain (éditorialiste au magazine Elle au passage) et la bonne ambiance qui régnait sur le plateau. On ricanera juste intérieurement devant Pascale Pouzadoux soulignant la volonté d'imprimer à la pellicule de son film une dimension « impressionniste ». Quand on voit la qualité du transfert, on penserait plutôt à une croûte de recalé aux Beaux-Arts.

 

On refermera l'interactivité par des Scènes coupées (10min) qui méritaient de l'être (la conclu avec le dalaï-lama, au secours), un bêtisier (6min) absolument pas drôle et la bande-annonce du film.

Pour un film qui empeste le bling-bling, le côté show-off des magazines féminins et les signes extérieurs de richesse, on ne peut qu'être déçu par le transfert DVD de De l'autre côté du lit. Envahi par un bruit vidéo, le master diffuse une image d'une platitude absolue, desservant complètement la photo flashy et saturée. De fait, la palette colorimétrique en prend un sérieux coup. Ce n'est guère mieux du côté des contrastes avec des noirs trop souvent brûlés. Enfin, on est stupéfait par la définition bien en deçà des standards habituels. On ne serait guère étonné si l'éditeur s'était volontiers désintéressé du DVD pour pondre un Blu-ray corrigeant la majorité des défauts précités.

 


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Warner Home Video propose une Dolby Stéréo à destination des consommateurs dépourvus d'installation home-cinéma. Les autres se dirigeront tout naturellement vers la Dolby Digital 5.1. Pas de quoi pavoiser toutefois. L'essentiel de l'action se déroule les quatre cinquièmes du temps sur la scène avant. Tout juste si l'on entend quelques effets sur les arrières, le reste étant alloué à l'insupportable musique de fosse signée Eric Neveux et les quelques standards rock pour faire genre, tel No Fun des Stooges. Ce qui est une souffrance dans un navet de qualité françaiiiiiiiiiiise !

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