Test : Boulevard de la mort - Édition collector

Créé : 11 décembre 2007 - Jean-Noël Nicolau
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Ce DVD zone 2, présenté dans un digipak de grande classe, est la copie conforme du zone 1. Avec sous-titres sur tous les suppléments.

Sur le premier DVD nous retrouvons ainsi Les bolides de Boulevard de la mort, un petit module d’une dizaine de minutes sur les merveilles vrombissantes du film. Tarantino, avec son débit de paroles habituel, évoque la tradition des poursuites en voitures dans le cinéma américain et comment il a souhaité apporter sa pierre à ce noble édifice.

 


 

Le second DVD est riche en sucreries :

Réservoir girls : le casting selon Tarantino (21min) est le plus sympathique des bonus. En effet, les actrices du film sont passées en revue sous toutes les coutures, de la phase du casting à leurs personnages à l’écran. Charmant.

Les as du volant : les cascades de Boulevard de la mort (20min) ou comment le Quentin pète les plombs et filme sa Zoé au bord de la mort et à pleine vitesse. Impressionnant.

Kurt Russell est Mike le Cascadeur (9min) : toute la carrière du gars Russell commentée par Tarantino, visiblement très fan (on s’en doutait). Mignon.

Zoé Bell : de cascadeuse à actrice (9min) : éloge à la gloire de la nouvelle copine du réalisateur. Elle est craquante la Zoé, pleine d’énergie et de bons sentiments. Une actrice en devenir.

 


 

Des hommes sur le Boulevard : les acteurs du film (8min) : comme Tarantino veut parler d’absolument tout le monde, les interprètes masculins ont aussi droit à leur moment de gloire. Sympa.

La fidèle co-pilote : le montage de Sally Menke (4min30s) : voilà qui est intéressant, car on ne loue sans doute jamais assez l’importance de Sally Menke, monteuse attitrée de Tarantino depuis ses débuts. En prime un substitut de bêtisier dans lequel les comédiens font des "coucou !" à leur monteuse. Très drôle.

On vous laisse savourer la bande annonce de Double Dare, ainsi que la version intégrale de « Baby it’s you » interprétée par la choucarde Mary Elizabeth Winstead.

Une bien belle édition à laquelle il ne manque que les fausses bandes-annonces du Grindhouse américain (sans doute pour une future édition intégrale encore plus collector).

 

 

Image « superbe », si tant est que cela veuille dire quelque chose dans le cas d’un film Grindhouse. Tous les scratches et autres griffures répondent à l’appel. Par ailleurs, les couleurs ne sont pas moins que magnifiques, lorsqu’elles surgissent au détour d’une séquence en noir et blanc d’une tenue sans faille. Un excellent transfert qui rend justice à la complexité visuelle du film.

 

 

 


 

Et voilà… C’est l’histoire d’une occasion manquée. Car qui va aller regarder un film de Quentin Tarantino en VF ? En particulier lorsque celui-ci est encore plus gorgé de dialogues que d’habitude (un nouveau record étant battu avec ce Boulevard de la mort). Certes, la VO DD 5.1 assure plutôt bien, joliment dynamique lorsqu’il le faut et très claire lorsque cela cause. Et son homologue en version française est identique (sauf pour ladite parlotte). Mais quand l’oreille se pose sur la VF DTS, on sait ce que l’on perd. Basses plus profondes, dynamique plus virulente, tout est meilleur. Mais c’est la VF et personne ne regarde de Tarantino en VF…

Résumé

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