Test : Le Seigneur des anneaux : La communauté de l'anneau - Version longue 4 DVD

Stéphane Argentin | 10 décembre 2005
Stéphane Argentin | 10 décembre 2005

Un mot, pour commencer, sur la présentation de ce coffret au design très soigné et parfaitement dans l'esprit de la trilogie, avec de somptueuses sérigraphies aussi bien sur le packaging extérieur que sur les disques. Ces derniers offrent par ailleurs des menus aussi sobres qu'efficaces, accompagnés par une musique discrète en DD 5.1, tandis que les transitions d'une rubrique à une autre se font tout en douceur et sans s'étirer indéfiniment en longueur. Vraiment du très bel ouvrage. Les disques de suppléments (DVD 3 et 4) ont de plus été très judicieusement intitulés « Appendices » en référence aux livres écrits par Tolkien. Sachez enfin que tous les bonus sans exception sont disponibles en 16/9 et VOST (à l'exception des commentaires doublés en VF dans les galeries photos, cf. plus bas), et que quasiment tous les reportages (excellent montage d'interviews, de scènes de travail et d'extraits) sont chapitrés. Un coffret qui ne fait décidément pas les choses à moitié.

 

 

 

 

DISQUE 1 & 2 - LE FILM

 

Version longue
Exit les tergiversations infondées sur le contenu exact de la fameuse version longue de La Communauté de l'anneau. Répartie sur deux disques affichant respectivement 1h 41min 18s et 1h 57min 29s, totalisant ainsi 3h 38min 47s, la « rallonge » est donc de 47min 44s (la précédente édition affichait 2h 51min 03s). Il convient cependant de pondérer ce résultat par la présence, en fin de générique, de crédits du fan club officiel du Seigneur des anneaux d'une durée de 19min 06s. Oui, vous avez bien lu : 19min06s à voir défiler des milliers de noms de fans de l'oeuvre de Tolkien à travers le monde ! L'ajout ne s'élève donc en définitive qu'à 28min 38s de métrage supplémentaire. Où sont donc nichées ces 28min et des poussières ? Bien malin qui pourra en déterminer l'exhaustivité car, tout comme James Cameron et ses versions longues d'Aliens, Abyss et Terminator 2, Peter Jackson ne s'est pas contenté d'ajouter des séquences de plusieurs minutes, mais a également effectué un peu partout des ajouts de plans n'excédant parfois pas plus de quelques secondes. Si l'on en croit la signalétique employée, sur les quarante-huit chapitres que compte le film, sept d'entre eux correspondraient à des séquences inédites, tandis que vingt autres contiendraient des plans additionnels. Bon courage aux fans pour dénombrer l'intégralité de ces modifications !

 

 

 

 

Commentaires audio
Pas moins de quatre commentaires audio sont proposés ! Pour chacun, les différents intervenants sont précisés à l'aide de sous-titres lorsque ceux-ci prennent la parole. Compte tenu du nombre de personnes présentes derrière le micro sur trois de ces quatre commentaires, les enregistrements ont été effectués par petits groupes ou individuellement, puis montés par la suite. Face au résultat et à la quantité d'informations fournies par ce « seul supplément », cette édition mériterait déjà tous les éloges. Imaginez un peu : quinze heures d'écoute au total et donc autant de renseignements potentiels !

 

Le premier commentaire réunit Peter Jackson, Fran Walsh (scénariste et épouse du metteur en scène depuis 1987) et Philippa Boyens, scénariste elle aussi. Inutile de préciser que, compte tenu de l'ampleur de la tâche à accomplir (transposer les livres de Tolkien) et du projet (six ans), tous trois ont quantité de choses à raconter. Leurs propos nous renseignent sur les différentes étapes de la fabrication de cette trilogie ainsi que sur les choix scénaristiques, depuis les tout premiers mots sur la page de script jusqu'au montage final, bouclé quelques semaines à peine avant la sortie du film sur les écrans du monde entier. Version longue oblige, Peter Jackson en profite pour revenir sur les différents ajouts opérés.

 

 


Pour ceux qui seraient intéressés par des explications plus pointues sur les coulisses du film, direction le second commentaire, celui de l'équipe artistique, parmi laquelle des décorateurs, des costumiers, des régisseurs, et autres directeurs artistiques (dont Alan Lee), ou bien le troisième commentaire, celui de l'équipe de tournage et de postproduction, parmi laquelle le monteur son, le producteur, le compositeur, Howard Shore, ou encore le directeur de la photographie. Les interventions, qui s'immiscent très judicieusement à certains moments importants pour chaque corps de métier, nous éclairent sur une impressionnante quantité de détails, même les plus anodins à l'écran, à l'aide de nombreux approfondissements aussi bien techniques qu'anecdotiques (par exemple, le responsable des prothèses pédestres de Sean Astin était un certain « Sean Foot », entraînant les rires de toute l'équipe mais les agacements de l'intéressé).

 

 

Enfin, le quatrième commentaire cède la parole à une belle brochette d'acteurs qui expriment non seulement leur point de vue face au résultat final, mais aussi leur approche face à une telle entreprise et à leur personnage respectif. Quant au ton du commentaire à proprement parlé, il varie significativement selon les intervenants : solennel et respectueux dans le cas d'un Ian McKellen, on se retrouve face à de véritables boute-en-train lorsque les hobbits prennent le relai (Elijah Wood, Sean Astin…).

 

 

 

 

DISQUE 3 - DU LIVRE À UNE VISION

 

Une introduction de Peter Jackson en personne (1min 17s) nous ouvre les portes de ce premier disque de suppléments entièrement consacré à la préproduction du premier film de la trilogie. En-dehors de l'accès aux différentes rubriques, une visite guidée permet de visionner l'intégralité des documentaires, exception faite des galeries de photos, scènes multiangles et autres cartographies, tandis qu'en bas de page du menu principal se trouve un index donnant un accès direct à l'ensemble des suppléments disponibles sans devoir passer par chaque section, une aide expliquant le fonctionnement des deux options susnommées, et enfin les crédits de cette édition DVD.

 

J.R.R. Tolkien : Créateur de la Terre du Milieu (22min 27s)
Quelle meilleur façon de débuter les suppléments qu'avec un portrait du père fondateur du mythe du Seigneur des anneaux : J.R.R. Tolkien ? Ce premier documentaire mélange biographie, influences et valeurs chères à l'auteur présentes dans sa trilogie : le Bien, le Mal, la camaraderie… Différents intervenants (plus ou moins proches de Tolkien) tentent de comprendre le contenu de son oeuvre : choix des noms des lieux, des personnages (Spectres, Ringwraiths en VO), Tolkien a-t-il entièrement imaginé la Terre du Milieu ou bien s'est-il inspiré d'endroits qu'il aurait visités ? Autant de questions qui restent encore aujourd'hui partiellement sans réponses.

 

 

 

Du livre au scénario (26min 03s)
Aidé dans sa tâche par deux autres scénaristes, Peter Jackson n'avait à l'origine envisagé la réalisation que de deux longs métrages, pensant ne jamais obtenir le financement nécessaire pour la réalisation de trois films. Une fois New Line sur les rangs et le feu vert accordé pour la mise en chantier des trois films, les deux scénarios de départ ont donc été éclatés puis retravaillés pour correspondre au plus près aux trois romans de Tolkien. Malgré cet énorme travail préparatoire d'écriture, les scénarios furent révisés pratiquement chaque jour au cours des quinze mois de tournage !

 

 

 

 

Visualiser l'histoire
Storyboards et prévisualisations : Mettre les mots en images (13min 29s)
L'écriture du scénario achevée (ou presque), vint ensuite l'étape du storyboardage. Mais Peter Jackson ne se contenta pas des habituels croquis et autres animatiques. Il ira plus loin encore avec de multiples prévisualisations réalisées à l'aide d'une minicaméra placée au coeur des miniatures, ou bien conçues en 3D (cent quarante-quatre plans pour le premier film). Loin d'être des rivaux, Rick McCallum et Georges Lucas iront même jusqu'à inviter personnellement les responsables du Seigneur des anneaux à venir découvrir les techniques employées pour la prévisualisation de la nouvelle trilogie Star wars.

 

 


Ce documentaire est accompagné de trois storyboards, à savoir le prologue (7min 36s), les Orques en Lothlorien (1min 32s) et les rapides de Sarn Gebir (1min 42s), mais aussi de deux prévisualisations 3D : Gandalf chevauche vers Orthanc (1min 07s) et l'escalier de Khazad-dûm (2min 19s). Pour en finir avec cette étape préparatoire, on trouve deux comparaisons multiangles : la première entre le storyboard et le film pour la scène où les Nazgûls attaquent Bree (1min 45s), et la seconde entre la prévisualisation 3D et le film pour la scène du pont de Khazad-dûm (2min 32s). Dans les deux cas, trois angles sont disponibles : le premier pour le storyboard (ou la prévisualisation), le second pour la séquence telle que visible dans le film, et le troisième présentant les deux à la fois, chacun sur une moitié d'écran.

 

 

 

 

Répétitions à cul-de-sac (6min 33s)
Sans conteste le supplément le plus amusant de tous et qui démontre une fois de plus le considérable travail de préparation effectué en amont du tournage. Peter Jackson, accompagné de différentes personnes du staff technique, effectue la répétition d'une scène entre Bilbo et Gandalf. Peter Jackson y joue le rôle de Bilbo face à un masque représentant Gandalf. Peter Jackson est promu à un brillant avenir en tant que comédien.

 

 

 

 

 

Concevoir et construire la Terre du Milieu
La Conception de la Terre du Milieu (41min 12s)
Huit des lieux clés du film sont ici passés au peigne fin : choix géographique au coeur de la Nouvelle-Zélande, problèmes d'accessibilité (transport en hélicoptère obligatoire pour les scènes du mont Venteux), aménagements naturels (la préparation de la végétation pour Hobbitebourg débuta un an avant le premier clap de tournage) ou artificiels (les décors de Bree), sans oublier les créations de toutes pièces (miniatures d'Isengard). Alan Lee et John Howe sont également omniprésents, leurs illustrations étant religieusement étudiées et la moindre de leur intervention scrupuleusement notée pour la conception de chaque site. Les huit sites en question sont : Hobbitebourg, Bree, le mont Venteux, Isengard, Fondcombe, les mines de la Moria, Lothlorien et Argonath.

 

 

 

La Conception des costumes (11min 32s)
L'accoutrement de chaque race (hobbit, elfe, magicien, nain…) est abordé (chapeaux, vestes, chaussures…) depuis le choix des matériaux jusqu'à la pose du moindre détail, parfois même indiscernable à l'écran. Les tenues des personnages clés (en clair, ceux de la Communauté de l'anneau) sont bien entendu approfondies : Frodon, Gandalf…...

 

 

 

 

Weta Workshop (43min 03s)
La somme de travail abattue pour les besoins de la direction artistique du projet est présentée non pas en détails, mais de manière suffisamment étendue pour se rendre compte de l'ampleur de la tâche. Tous les domaines y sont abordés : miniatures, prothèses (oreilles, pieds, masques…), armures (des cottes de mailles assemblées maille par maille), armes (deux forgerons de profession, les deux seuls de Nouvelle-Zélande, se sont joints à l'aventure) donnent ainsi la pleine mesure de l'étendue de l'ouvrage, permettant d'appréhender une fois de plus la notion de réalisme, maître mot sur l'ensemble de la production.

 

 

Des dizaines de galeries d'images regroupées par thème complètent cette rubrique consacrée à la préproduction du film, chaque galerie contenant de dix à cent images pour un total avoisinant les deux mille croquis et autres photographies, certaines offrant même en prime un petit commentaire audio (indiqué par un scellé) histoire d'approfondir encore un peu plus le design et la préparation. Deux grandes catégories sont proposées : « Les personnages de la Terre du Milieu » et « Les lieux et les royaumes de la Terre du Milieu », chacune offrant ensuite de nouvelles ramifications. De quoi s'amuser pendant un bon moment.

 

 

 

 

L'Atlas de la Terre du Milieu : Sur les traces de la Communauté
Treize lieux clés de la Terre du Milieu nous retracent les étapes du périple de Frodon puis de la Communauté de l'anneau mais aussi du parcours de Gandalf. Une vue globale de la carte est proposée et donne accès, une fois un emplacement sélectionné, au trajet des personnages et à des extraits du film d'une durée variable (allant de 40s à 2min 20s).

 

 

 

 

La Terre du Milieu en Nouvelle-Zélande
Sept sites géographiques furent choisis en Nouvelle-Zélande pour correspondre aux différentes séquences du film. Le choix et les conditions de tournage de ces différents lieux nous sont détaillés ici (au choix : individuellement ou bien en continuité) à l'aide de courtes vidéos (de 1 à 2min).

 

 

 

 

DISQUE 4 - D'UNE VISION À LA RÉALITÉ

 

Alors que le premier disque de suppléments se focalisait sur la préparation du film, le second s'attarde, passé une introduction d'Elijah Wood (30s), sur le tournage à proprement parlé ainsi que sur la postproduction (effets visuels, bande-son…). Ce second DVD de bonus dispose par ailleurs des mêmes options de visite guidée, d'index, de crédits et d'aide à la navigation.

 

Filmer La Communauté de l'anneau
La Communauté des acteurs (34min 42s)
Chaque personnage (principal), correspondant à un chapitre distinct, est passé en revue. Ce documentaire est un subtil mélange de l'approche du personnage vu par son interprète, mais aussi et surtout du regard « extraprofessionnel » des autres membres du casting sur l'acteur en question. Soit en quelque sorte un petit jeu des qualités / défauts de chacun qui rend le reportage beaucoup plus amusant. On y apprend, entre autres choses, le remplacement à la dernière minute de l'interprète d'Aragorn (l'acteur pressenti à l'origine s'est révélé d'apparence physique trop jeune) et l'admiration de Christopher Lee pour l'oeuvre de Tolkien (qu'il a par ailleurs rencontré en chair et en os). Le comédien lirait même la trilogie du Seigneur des anneaux chaque année depuis plusieurs décennies !

 

 

 

La Journée d'un Hobbit (13min 11s)
Tout le monde le sait à présent, les différents acteurs ont dû se plier à de longues heures de maquillage et autres poses de prothèses pour les besoins de la race d'individu qu'ils interprètent (nain, Elfe…). La caméra s'attarde sur la journée des Hobbits, et plus particulièrement de Frodon, personnage central de l'intrigue, depuis les longues heures de maquillage / démaquillage (deux heures le matin, dont une heure debout pour la pose des prothèses pédestres, deux heures le soir), les attentes interminables entre deux prises, ainsi que sur le travail avec leurs doublures « miniatures » et le tournage sur fond bleu (y compris pour des plans inattendus).

 

 

 

 

Des caméras en Terre du Milieu (49min 43s)
Devant l'ampleur de la tâche, Peter Jackson se rendit bien vite compte que les deux équipes de tournage prévues à l'origine se révéleraient insuffisantes. C'est pourquoi le nombre total atteignit rapidement le chiffre incroyable de sept équipes de tournage réparties aux quatre coins de la Nouvelle-Zélande, dans des lieux parfois très difficile d'accès ! Le chapitrage de ce documentaire s'attarde donc sur ces différents lieux de tournage, aussi bien en extérieur qu'en studio (la scène de l'avalanche), et parfois insolites (le lac à l'entrée de la Moria est en fait un parking de gare !), le tout sous la supervision de Peter Jackson bien entendu. Petit moment de frayeur en fin de reportage : la blessure au pied de Sean Astin qui dut être transporté d'urgence à l'hôpital en hélicoptère.

 

 

Pour compléter ce regard sur les coulisses du tournage, une galerie d'une soixantaine de photos de production est également disponible.

 

 

 

 

Les effets visuels
Échelles (15min 37s)
Les tailles variables entre les différentes races (les Elfes plus grands que les hommes, eux-mêmes plus grands que les Hobbits…) furent un problème abordé longtemps en amont du tournage. Ce reportage aborde et détaille l'ensemble des techniques employées au cours de celui-ci, depuis les plus anciennes (la perspective forcée et sa variante, la perspective forcée avec une caméra en mouvement) jusqu'aux plus pointues (les trucages infographiques), en passant par l'emploi de doublures réelles (une doublure de grande taille jouant aux côtés d'une doublure de petite taille).

 

Miniatures
Le documentaire intitulé Maxi-Tures (16min 20s) nous montrent comment les proportions sans précédent dans les annales du monde des miniatures cinématographiques ont rapidement valu aux maquettes réalisées pour les besoins du tournage le surnom de « Maxi-Tures » (par opposition au terme « miniatures »). Ce reportage nous présente la conception de quelques-unes d'entre elles : Fondcombe peinte par Alan Lee lui-même à certains moments, Lothlorien et ses arbres de 8m de haut et 1,5m de diamètre, Argonath et ses statues de 2,40m de haut. On trouve ensuite plusieurs galeries de miniatures nous dévoilant chaque construction à différents stades de conception.

 

 

 

Weta Digital (24min 54s)
Peter Jackson l'avoue lui-même : réalisé vingt ans plus tôt sans la puissance des outils informatiques actuels, le rendu visuel de cette adaptation de l'oeuvre de Tolkien eût été fortement altéré. Créée par le réalisateur lui-même au moment du tournage de Créatures célestes en 1993, la société d'effets spéciaux Weta Digital, basée en Nouvelle-Zélande, compte actuellement deux cent soixante personnes qui prirent en charge la quasi-totalité des cinq cent quatre-vingts plans à effets numériques du film (par manque de temps, certains plans durent néanmoins être sous-traités auprès de la société conçue par James Cameron : Digital Domain). Ce reportage aborde entre autres le trucage des décors, la conception des Spectres, du Balrog (cinq personnes pendant deux mois pour seulement quelques secondes à l'écran !), sans oublier le fameux logiciel Massive, véritable programme à part entière à base d'intelligence artificielle, dont l'élaboration nécessita pas moins de cinq années de recherches. Inutile d'aller chercher bien loin dans le film pour découvrir l'étendue de ses possibilités : les dizaines de milliers de figurants (numériques, donc) du prologue, c'était lui !

 

 

 

 

 

Postproduction : Assembler les images
Montage : Donner vie à une épopée (12min 46s)
Alors qu'un tournage compte habituellement une vingtaine de minutes de rushes par jour, ce ne sont pas moins de quatre heures de pellicule qui débarquèrent quotidiennement dans la salle de montage durant les quinze mois de tournage de la trilogie. Le monteur et ses assistants ont par conséquent dû avoir les nerfs solides face aux 1,5 millions de mètres de bobines que représenta ce tournage ! Pas moins de six stations AVID et 1,5 téraoctets de capacité de stockage furent nécessaire pour en venir à bout. Sans parler du fait que ce travail de fourmi dut reprendre pour la sortie de la version longue en DVD, tandis qu'avait lieu en parallèle le montage du volet suivant : Les Deux Tours.

 

Démonstration de montage : « Le Conseil d'Elrond » (1min 30s)
Une séquence, simple en apparence, nous montre cet incroyable travail de montage au travers des six angles de vue disponibles au moment du tournage. Les six angles en question nous sont proposés dans des fenêtres individuelles autour desquelles vient se positionner un entourage rouge correspondant à chaque changement dû au montage, tandis qu'une septième fenêtre nous propose la séquence telle que visible dans le film. La possibilité est également donnée à tout moment de passer en visionnage plein écran et d'utiliser la touche multiangle de la télécommande de son lecteur pour passer de l'un à l'autre.

 

 

 

 

L'Étalonnage numérique (12min 12s)
Les conditions météo et les différents lieux de tournage ne correspondaient malheureusement pas systématiquement à la vision de la Terre du Milieu telle que décrite par Tolkien dans ses ouvrages. Pour pallier cet inconvénient, Peter Jackson eut recourt à l'étalonnage numérique. Environ 70% du film fut ainsi retouché par Peter Doyle (déjà à l'oeuvre sur Dark city et Matrix), dont on peut ici apprécier en détail le travail (à l'aide d'outils infographiques très élaborés) au travers de différentes séquences, parfois même uniquement sur certaines portions de l'image (un visage), image par image !

 

 

 

 

Son et musique
L'Environnement sonore de la Terre du milieu (12min 40s, DD 5.1)
Plusieurs des effets de la bande-son (nominée aux Oscars parmi les treize autres nominations qu'a obtenues le film) sont ici passés en revue, et notamment les anecdotes ayant conduit à la création de ces différents sons : des capsules de bières pour les bruits de pas des Orques de la Moria, un lavabo pour la créature tentaculaire du lac, les cris d'un tigre, d'un morse et d'un lynx pour le troll des cavernes, et même le cri de Fran Walsh (scénariste du film) pour les Spectres ! Passage quasi obligé de toute bande-son, le réenregistrement des dialogues en studio est également abordé, le tout présenté en DD 5.1 pour un rendu encore accru du travail accompli par le monteur son.

 

 

 

La Musique de la Terre du Milieu (12min 31s, DD 5.1)
La partition (oscarisée) d'Howard Shore (une soixante de BO à son actif à ce jour : Le Silence des agneaux, Se7en, Panic room…) est également passée en revue en fonction des différents lieux et des différentes scènes : vocalistes polynésiens et joueurs de foot pour la séquence de la Moria, musique métallique pour les plans d'Isengard, sans oublier les variantes du thème principal du film et la chanson titre d'Enya, May it be (nominée mais non oscarisée), le tout, comme pour le reportage précédent, présenté en DD 5.1.

 

 

 

 

La Route se poursuit sans fin… (7min 24s)
La conclusion de ce DVD et de cette première aventure, qui n'en est pas vraiment une (un joli « to be continued » vous attend en fin de vidéo), se fait avec la sortie en salles à Noël 2001 de La Communauté de l'anneau, en même temps qu'un regard rétrospectif des acteurs (au sens large) sur cette entreprise devenue au fil du temps une communauté à part entière. Environ six années de travail (et de vie) en commun pour la mise sur pied de la trilogie sur grand écran, ça crée forcément des liens.

 

 

 

 

BONUS CACHÉS
Deux bonus cachés ont été glissés au sein de cette édition déjà gigantesque, chacun sur un des deux disques contenant le film. Pour y accéder, le principe est identique à chaque fois : positionnez-vous sur le dernier chapitre de la section « chapitre », puis descendez pour mettre en surbrillance l'anneau ou la tour. Le premier est une parodie du conseil d'Elrond (3min 31s) par Sarah Michelle Gellar et Jake Black, présentée aux MTV Movie Awards 2002 et introduite par Peter Jackson en personne. La seconde est une preview des Deux tours (16/9, 3min 54s, DD 5.1).

 

 

 

 

CONCLUSION
Les superlatifs manquent pour définir cette édition, qui comblera aussi bien les fans de Tolkien que les DVDphiles avides de découvrir dans les moindres détails les coulisses de ce premier volet de la trilogie du Seigneur des anneaux. Un boulot d'édition et de dissection particulièrement soigné et comme on aimerait en voir plus souvent.

 

 

 

 

C'est un choix fort qu'a fait l'éditeur en découpant la version longue de La Communauté de l'anneau sur deux disques, compte tenu de sa durée excédant les 3h30. Que les fans de Tolkien (et les autres) se rassurent donc : l'image est tout simplement nirvanesque. Dès les premières minutes du film (et tout particulièrement l'arrivée de Gandalf à Hobbitebourg), les couleurs apparaissent étincelantes et la définition ultra pointue. Cette précision et cette profondeur de champ n'entraînent cependant nullement un lissage de l'image, et le grain de celle-ci demeure très finement restitué. Le scindement du film sur deux disques est décidément bienvenu.

 

 

 

Rassurons également les amateurs de cette version longue, en précisant que les scènes additionnelles sont de qualité identique en tout point au reste du long métrage.

Les amateurs de DTS vont être servis ! La version courte proposait déjà deux pistes DD 5.1 (EX pour la VO) d'anthologie dans la restitution de l'intégralité de la bande-son. Eh bien cette nouvelle édition, en plus de nous offrir la piste VF en DD 5.1 EX, ajoute à présent un DTS 6.1 ES… en VF uniquement. Pour la VO DTS, il faudra se tourner vers nos confrères anglophones (Z1 ou bien Z2 anglais). Le choix semble cependant totalement justifié, l'adjonction d'une piste DTS supplémentaire (VO donc) ayant sans aucun doute entraîné une dégradation de la qualité de l'image ce qui, avouons-le, eût été fort dommageable pour un film au rendu visuel si magistral.

 

Rappelons également qu'en-dehors des trois pistes audio citées ci-dessus, et bien qu'encodées sur deux DVD, cette édition propose pas moins de quatre commentaires audio qui, s'ils ne sont proposés qu'en DD 2.0 (à un taux de 192Kb/s), occupent néanmoins une place non négligeable.

 

 

 

Inutile, tout comme pour l'image, de se faire le moindre souci sur le plan auditif quant à cette nouvelle mouture. Les qualités tout simplement bluffantes de l'édition précédente se retrouve en intégralité dans cette version longue. Attardons-nous donc sur la plus-value de cette édition, à savoir la piste DTS. À volume sonore équivalent (les deux pistes Dolby Digital sont mixées 4dB plus haut), les améliorations qu'apporte ce format sont indéniables. Si, à première écoute, le DTS paraît moins agressif, il se révèle en réalité beaucoup plus enveloppant et moins directif que le Dolby Digital, rendant l'écoute nettement plus agréable. Autre élément de supériorité souvent constaté, les basses ne se font plus entendre mais ressentir (à condition de disposer d'un caisson de qualité, descendant si possible dans les infra graves). Un exemple (pris au hasard !) parmi tant d'autres : les mines de la Moria. Tandis que la musique vous envahit (laissant le Dolby Digital quelques longueurs derrière) et que les Orques vous submergent de toutes parts, le Balrog achèvera de démonter votre lustre à chacun de ses pas (là où le Dolby Digital se « contentait » de le faire trembler).

 

 

 

Dernière remarque : la différence de tonalité VO / VF constatable sur la version courte (la VF allait un demi-ton plus vite que la VO) a disparu. À noter enfin que les passages exclusifs à cette version longue sont proposés avec des doublages français identiques à la version antérieure.

 

 

 

Photos et captures : © MMI New Line Productions, Inc. © MMII New Line Home Entertainment, Inc. Le Seigneur des Anneaux, La Communauté de l'Anneau, les personnages, événements, objets et lieux y afférents sont des marques déposées de The Saul Zaentz Company d/b/a Tolkien Enterprises sous licence concédée à New Line Productions, Inc. Tous droits réservés.

© Propriété graphique 2002 METROPOLITAN FILMEXPORT. Adaptation : SEVEN SEPT

Résumé

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