Nouvelles licenses chez Déclic-Images

Pierre Poli | 3 octobre 2004
Pierre Poli | 3 octobre 2004

Déclic-Images s'est spécialisé, entre autres choses, dans les séries de notre enfance. Il le montre une fois de plus avec ses toutes récentes acquisitions, qui raviront un large panel de fans de japanimation. Ce ne sont pas moins de onze licences prestigieuses qui rentrent dans le giron du plus gros éditeur français.
Au programme, on trouve notamment Astro boy, que les fans de Tezuka attendent impatiemment depuis plusieurs années, Galaxy Express – Le film, dont l'arrivée chez Déclic a provoqué un enthousiasme certain sur le forum du plus gros site web français consacré à Matsumoto, AlbatorSSX, Théo ou la batte de la victoire, le chef-d'œuvre de Mitsuru Adachi, et encore une flopée de « magical girls » dont Creamy, sans doute la série du genre la plus attendue depuis ces cinq dernières années.

Ci-dessous, la liste des différentes licences et leur résumé détaillé proposé par Déclic-Images.

Astro le petit robot
Galaxy Express 999 – Le film
Théo ou la batte de la victoire
Creamy merveilleuse Creamy
Vanessa et la magie des rêves
Emi magique
Cynthia ou le rythme de la vie
Suzy aux fleurs magiques
Silverhawks
Jem et Les Hologrammes
Les Razmoket

Astro le petit robot

Au début du XXIe siècle, dans la mégapole Futurapolis, le professeur Baltus (Tenma) construit un robot nommé Astro à l'image de son défunt fils Thomas (Tobio), disparu dans un accident de voiture. Il dote sa création de pouvoirs exceptionnels comme la faculté de voler ou une force colossale, tout en lui permettant de ressentir et d'exprimer les émotions humaines. Lorsqu'il réalise qu'Astro ne pourra pas grandir à l'image d'un véritable humain, le savant est pris de folie. Astro se retrouve dans un cirque d'où il sera finalement extrait par le professeur Caudrine (Ochanomizu), ami de Baltus, qui obtient la reconnaissance des droits pour les robots. Soutenu par Caudrine et l'inspecteur Morse, le jeune robot prend le chemin de l'école, où il fera l'apprentissage de la vie et, après les cours, prendra la défense des faibles et des opprimés.

Personnage culte du manga et de l'animation japonaise, Astro est bien plus que le rejeton du dieu du manga Osamu Tezuka : il représente surtout trois périodes distinctes de l'histoire de l'animation nippone, par le biais de ses trois adaptations télévisuelles (63, 80 et 2003). Pour beaucoup, Tetsuwan atom (ou encore Astro boy dans le monde, et Astro le petit robot chez nous) restera la toute première série animée hebdomadaire de la télévision nippone, projet audacieux de Tezuka, à l'origine de l'animation japonaise actuelle. La seconde série d'Astro (Shin tetsuwan atom, 52 épisodes, 1980), qui fit les beaux jours de la télé française dès 1986, revient dans nos chaumières après bien des années d'absence…

-------------------------------

Galaxy Express 999 – Le film

An 2348. Bloqué sur une planète corrompue que la mécanisation déshumanise toujours davantage, Tetsurô Hoshino vit avec sa mère dans la pauvreté la plus totale. Il n'a guère beaucoup de souvenirs de son père, mort quand il était très jeune. Il habite une petite cabane à l'extérieur de la sphère urbaine de Megalopolis, ville à la démographie grouillante, où les riches s'installent dans de luxueux building et où les miséreux croupissent et s'entassent toujours plus nombreux dans les bas-fonds. Tetsurô, encore vierge de toute désillusion, entretient le rêve d'une vie tranquille avec sa mère adorée… loin de la folie des hommes et du tumulte des machines. En assistant impuissant à l'assassinat de sa mère, abattue comme un animal par le comte Mécanique, il perd définitivement cette naïveté enfantine. Ivre de douleur et de vengeance, le jeune garçon décide de partir vers une planète très lointaine où l'on peut obtenir gratuitement un corps mécanique. Pour y parvenir, il devra monter à bord d'un train intergalactique : le Galaxy Express 999. Malheureusement, une vie de labeur ne lui permettrait même pas d'obtenir un billet. Dans son errance, il finit par rencontrer la mystérieuse Maetel, qui lui offre le billet tant convoité à condition qu'il la laisse voyager à ses côtés.

Le premier film de Galaxy Express 999 débarque dans les salles obscures nippones le 4 août 1979, soit près d'un an après la diffusion du premier épisode de la saga télévisuelle. Véritable chef-d'oeuvre de plus de deux heures réalisé par le grand Rintarô (Captain Harlock, Arrow emblem Grand Prix no taka, Kamui no Ken, X1999, Metropolis...), et dessiné par le regretté Kazuo Komatsubara (UFO robo grendizer, Devilman, Captain Harlock, High ! Step jun...), il s'agit en fait d'un condensé de la série avec quelques différences notables, au niveau du design par exemple (Tetsurô est représenté plus âgé). On retrouve avec plaisir quelques-uns des personnages clés de l'animé, comme Claire, le pirate Antares, et ses enfants, mais aussi des personnages essentiels de l'univers de Matsumoto, comme Queen Emeraldas ou Captain Harlock, bien que ceux-ci soient censés vivre à une époque différente ! Qu'importe, l'occasion de voir tous ces personnages réunis est bien trop belle. Pour mettre les dernières touches à cet univers bien connu, il ne manquait plus que les musiques de Nozomu Aoki (Hokuto no Ken, Tongari bôshi memole, Aishite knight, Akuma-Kun, High ! Step jun...), déjà auteur des partitions de la série. Encensé par la critique à travers le globe, le film sera projeté en France en 1995 dans le cadre du cycle Cinémanga.

-------------------------------

Théo ou la batte de la victoire

Théo et Kim Brendel (Tatsuya et Kazuya Uesugi) sont jumeaux. En dépit de leur grande ressemblance, ils affirment et assument leurs différences. Ils fréquentent le lycée Messei avec Debbie (Minami Asakura), une amie d'enfance dont ils sont tous deux amoureux. Tandis que Kim est un joueur de base-ball doué et adulé par les filles, son frère Théo est à la fois paresseux, nonchalant et grand consommateur de magazines coquins. Et il n'a aucune admiratrice connue... Du moins le pense-t-il. Amoureux de la même fille que son frère, Théo a préféré s'effacer au profit de celui-ci, alors que Debbie nourrit une nette préférence envers lui. Le triangle amoureux se met en place mais est rapidement brisé par un évènement tragique…

Touch est un des plus grands succès de l'auteur Mitsuru Adachi (Rough, Hi atari ryôkô / Une vie nouvelle, Miyuki / Tommy et Magali, Slow step) qui, avec les 26 volumes de son manga, a ouvert la voie à une superbe adaptation animée constituée de 101 épisodes et de 3 films, adaptation qui bénéficia notamment de la vision unique du metteur en scène vétéran Gisaburô Sugii (Une vie nouvelle, Laura ou la passion du théâtre, Captain Tsubasa road to 2002…).

-------------------------------

Creamy merveilleuse Creamy

Yû Morisawa, jeune écolière de 10 ans, aperçoit un ovni depuis la fenêtre de sa chambre. Se précipitant à l'extérieur, elle rencontre deux occupants du vaisseau, deux chatons dotés de la parole qui lui révèlent qu'ils ne retrouvent plus le chemin de leur planète d'origine, l'Étoile merveilleuse. Ils enjoignent la jeune fille à prendre place dans l'appareil où s'offre à elle un monde surréaliste peuplé d'elfes, de dragons et de nains. L'elfe Pinopino lui explique que L'Étoile merveilleuse est un lieu connu de tous les humains mais que ceux-ci l'ont oubliée. Il lui confie ensuite pour un an un objet magique lui permettant de se transformer en une adolescente de 16 ans, Creamy Mami. Elle bénéficiera aussi de la présence des deux petits félins jamais avares de conseils. Remarquée sous l'apparence de Creamy par un producteur qui cherche à remplacer sa chanteuse vedette pour un show télévisé, la jeune fille fait un interim inattendu et très remarqué. La vie de Yû s'en trouve bouleversée, partagée entre sa vie de petite fille sans histoires et celle de la célèbre et mystérieuse chanteuse Creamy.

Mahô no tenshi Creamy Mami, série de 52 épisodes diffusés de 1983 à 1984, bénéficia de l'expérience du prestigieux Studio Pierrot, spécialiste des « magical girls ». Superbement mis en scène par Osamu Kobayashi (Kimagure orange road), avec l'aide récurrente notable de Tomomi Mochizuki (lépisode pilote et film d'Orange road, Cynthia ou le rythme de la vie, Magical Emi, Maison Ikkoku – Le film), deux maîtres des dessins animés romantiques, l'animé peut également compter sur la participation au character-design de la très talentueuse Akemi Takada (Urusei Yatsura, Maison Ikkoku, Kimagure orange road, Patlabor, Fancy Lala). Ils contribuèrent largement au succès des aventures de la jeune Yû, sans doute la « magical girl » la plus célèbre au monde.

-------------------------------

Vanessa et la magie des rêves

Après avoir passé toute son enfance en Afrique, la petite Vanessa (Pelsia Hayamizu) doit rejoindre ses parents au Japon. Pris dans une tempête en plein milieu du voyage, Vanessa se retrouve mystérieusement plongée dans un univers féerique où elle rencontre la reine des songes, la princesse Cristal, retenue prisonnière des glaces suite à la disparition des rêves humains. Cristal demande à la jeune fille de rechercher l'amour des rêves des humains, et lui confie pour ce faire une baguette magique dissimulée sous la forme d'un serre-tête. Elle sera aidée dans cette mission par les trois « kappas » : Ding, Dang et Dong. De retour au Japon, Vanessa s'occupe pour commencer de faire venir son lion d'Afrique, et le transforme en un gros chat…

Série lancée au Studio Pierrot juste avant Emi magique en 1984, Mahô no yôsei Pelsia (48 épisodes) était réalisée par un spécialiste des animés sentimentaux, Takashi Anno (Emi magique, Maison Ikkoku), et scénarisée notamment par Sukehiro Tomita (Embrasse-moi Lucille, Wingman, Sailor Moon), tout en bénéficiant de jolis dessins signés Yoshiyuki Kishi (Emi magique) et de musiques élégantes de Kôji Makaino (Lady Oscar, Suzy aux fleurs magiques).

-------------------------------

Emi magique

Mai Kazuki, passionnée de magie, rêve de devenir illusionniste, à l'image de son idole Emily Harwell. La petite fille exprime sa passion par le biais de ses parents qui dirigent une petite troupe amateur de magiciens, les Magi-Carottes. C'est lorsqu'elle rencontre Moko dans la maison de ses grands-parents, un petit lutin qui lui confie un bracelet magique capable de la transformer en une grande magicienne, que commence son ascension jusqu'au firmament des stars de la magie…

Produits par le studio Pierrot, déjà à l'origine de Creamy, les 38 épisodes de Mahô no star magical Emi enchantèrent le public par son heureux mélange de magie et de romantisme. Le character-desin bénéficia de l'apport non négligeable d'Akemi Takada (Urusei yatsura, Maison Ikkoku, Kimagure orange road, Patlabor, Fancy Lala), Hiroshi Motoyama (Suzy aux fleurs magiques) et Yoshiyuki Kishi (Vanessa et la magie des rêves), ainsi que du génial Tomomi Mochizuki (épisode pilote et film d'Orange road, Cynthia ou le rythme de la vie, Maison Ikkoku – Le film) du côté de la réalisation.

-------------------------------

Cynthia ou le rythme de la vie

Cynthia (Hikari), jeune débutante en gymnastique rythmique et sportive, rêve de devenir un jour championne du monde de la discipline. Sur la route du succès, de nombreux obstacles se dressent, comme Déborah (Hazuki), concurrente sérieuse, mais également rivale de cœur puisque les deux jeunes filles convoitent le même garçon, Willy (Takaaki), gymnaste star de l'école. Au grand dam de Frédéric (Mao), chanteur de rock amateur, qui composera les musiques des enchaînements de notre héroïne, et qui nourrit à son égard une passion à sens unique.

Produite par le grand studio Tatsunoko (Judo boy, Gatchaman, Demetan, Casshern, Time bokan, Shurato), cette très belle série de 19 épisodes enchanta les spectateurs de La Cinq par ses nombreuses qualités, nées de la vision créatrice du génial réalisateur Tomomi Mochizuki (épisode pilote et film d'Orange road, Creamy Mami, Magical Emi, Maison Ikkoku – Le film) et du graphisme exceptionnel de Toyoko Hashimoto, aidé de Michitaka Kikuchi. Basés sur l'évolution de Cynthia sur le plan sportif et amoureux, les épisodes sont traités avec un réalisme rarement atteint en animation, avec en point d'orgue une conclusion audacieuse et surprenante.

-------------------------------

Suzy aux fleurs magiques

Suzy (Yûmi Hanazono, littéralement « jardin fleuri ») est une petite fille sans histoires vivant à Flower Town où ses parents officient en tant que... fleuristes ! Elle partage son amour entre les fleurs et Alexis, employé de la boutique familiale mais aussi frère aîné du jeune Kenta Pierrot, secrètement amoureux d'elle. Séduits par la passion que Suzy voue aux fleurs, de petits esprits lui confient un pendentif et une baguette magique qui, à défaut de la transformer, lui permet de faire apparaître ce qu'elle désire pour une durée très limitée…

Produite dans la foulée d'Emi magique au Studio Pierrot, le spécialiste des « magical girls », la série Mahô no idol pastel Yûmi (25 épisodes) bénéficie du charme établi par les scénarios de Yoshiyuki Suga (Captain Tsubasa, Saint Seiya, Rurôni kenshin) entre autres, du design « kawaï » (mignon) d'Hiroshi Motoyama (Emi magique) et de Yumiko Horasawa, et des très belles musiques de Kôji Makaino (Lady Oscar, Vanessa ou la magie des rêves).

-------------------------------

SilverHawks

Dans un futur lointain, le dangereux criminel Mon-starr s'échappe de sa prison. Irradié par l'explosion de l'étoile Moon-star, le monstre retrouve ses aptitudes métamorphes. Rapidement, il se constitue une armée formée des plus cruels bandits de l'univers. Alerté, le commandant StarGezzer contacte les SilverHawks, un groupe d'hommes qui ont choisi de devenir des cyborgs capables de survivre dans l'espace…

Créée par Lee Schneider (Cosmocats), la série est calquée sur le modèle des super héros des comics américains, ce qui plaira beaucoup aux amateurs du genre.

-------------------------------

Jem et Les Hologrammes

Jerrika, jeune héritière de la maison de disques Star Light Musique, a fort à faire avec les producteurs qui désirent s'approprier ce précieux héritage. Parallèlement, Jerrika a une identité secrète que lui confère un ordinateur (Synergie) construit par feu son père, capable de générer des hologrammes. C'est ainsi qu'elle se transforme en Jem, brillante chanteuse de rock, accompagnée de son groupe, Les Hologrammes, constitué de Aja (guitariste), Shana (batteuse) et Kimber (claviériste). Celles-ci devront compter avec un trio, Misfits, lancé par le producteur rival Eric Raymond…

Créée à l'origine par Hasbro (Transformers), qui souhaitait lancer une gamme de poupées pour concurrencer la sacro-sainte Barbie, Jem et Les Hologrammes voit le jour en 1985, et se base sur une rivalité musicale illustrée par de nombreuses et très jolies chansons qui confèrent une indéniable énergie à cette série.

-------------------------------

Les Razmoket

Les Razmoket sont une bande de quatre copains. Il y a d'abord le plus courageux, Tommy Cornichon, ou Casse-Bonbons pour ses amis. Le plus âgé d'entre eux est le meilleur ami de Tommy. Il est très peureux et il s'appelle Charles-Édouard, alias La Binocle. Viennent ensuite les jumeaux Alphonse et Sophie, que les autres appellent Les Grumeaux : ils se chamaillent sans arrêt mais s'adorent malgré tout et ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. La cousine de Tommy s'appelle Angélica et a un an de plus que La Binocle : c'est une vraie peste. Ils la surnomment Couette-Couette. Elle passe son temps à faire peur aux « bébés » en leur disant des mensonges qui transforment la réalité. Mais comme c'est leur aînée, ils la croient tout le temps. La personne qu'elle déteste le plus s'appelle Susie Karmikael. C'est la voisine de Casse-Bonbons. Celui-ci, depuis peu, a un petit frère qui s'appelle Jules. Il l'aime beaucoup, mais jusqu'ici il n'a apporté que des ennuis et les autres Razmoket ne l'apprécient pas trop. Quelquefois, le chien de Casse-Bonbons, Hubert, prend part à leurs aventures pour les aider.
Le père de Tommy, Jean-Roger, est un inventeur de jouets, mais ses créations ne fonctionnent presque jamais. Sa mère, Lucie, porte toujours une longue robe rouge et beaucoup de bijoux en or. La Binocle et son père, Charles, se ressemblent beaucoup : ils ont la même tignasse rousse et ébouriffée et tous les deux portent de grosses lunettes carrées. La mère des Grumeaux, Gertrude, est très énergique, et porte tout le temps une tenue de sport. Le père d'Angelica, Roger-Jean, achète tout ce que sa fille demande et l'appelle « ma princesse ». Sa mère, Charlotte, n'a jamais une minute à elle : elle ne lâche jamais son téléphone portable car cela lui sert à donner des consignes à son employé, Jonathan, quand elle n'est pas à son bureau.

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Aucun commentaire.
votre commentaire