Zodiac : la director's cut

Jean-Noël Nicolau | 1 février 2008
Jean-Noël Nicolau | 1 février 2008

Cette director's cut du Zodiac de David Fincher n'apporte aucune révélation supplémentaire au récit déjà parfaitement agencé du film. Les changements sont mineurs et les ajouts relativement anodins. Il faudra déjà bien connaître la version salles pour déceler les différences.

 

 

Le personnage de Melvin Belli, interprété par Brian Cox, gagne davantage de présence à l'écran. Dans la scène de l'émission de télévision, deux nouvelles répliques interviennent au sujet du Fairmont Hotel et du tueur tentant de contacter F. Lee Bailey.

 

Plus tard, lors de son tête à tête avec Toschi (Mark Ruffalo) et Armstrong (Anthony Edwards), Melvin Belli évoque son Safari.

 

Une scène de présentations est ajoutée lorsque Toschi et Ken Narlow (Donal Logue) rencontrent la police de Riverside.

 

Dans la scène suivante d'autres détails sur l'affaire Sherry Joe Bates permettent à Narlow de faire le rapprochement avec la tentative d'enlèvement de l'automobiliste par le Zodiac.

 

Une séquence consistante montre Graysmith (Jake Gyllenhaal) en train de réveiller Paul Avery (Robert Downey Jr.) endormi dans une voiture. C'est une scène un peu légère qui développe les rapports entre les deux journalistes.

 

Pour convaincre du bien fondé de leur investigation, Armstrong, Toschi et leur chef, Marty Lee (Dermot Mulroney) tiennent une « conference call » avec l’un de leurs supérieurs. Ils récapitulent tous les éléments à charge contre Arthur Leigh Allen (John Carroll Lynch). Cette scène est juste plus explicative et démonstrative que le plan de la version cinéma qui montrait une autorisation de perquisition signée et doublée de la phrase : « Il semble que vous ayez trouvé votre homme. »

 

Un montage audio sur écran noir d’à peu près une minute fait le lien entre les quatre années qui s’écoulent durant l’enquête. On y entend des bribes de tubes de l’époque, ainsi que des discours.

 

Quelques plans ont été ajoutés lors de l’entrevue en prison entre Linda del Buono, interprétée par Clea DuVall, et Graysmith. En particulier lorsque celle-ci lui assène que : « Ce n’était pas Rick. »

 

Et voilà, à peu près dix minutes supplémentaires, assez superflues, en tout et pour tout. Heureusement le DVD compense par une interactivité passionnante.

 

Deux commentaires audio étudient le film sous différents angles. Celui de David Fincher est une plongée en profondeur dans la conception de l'oeuvre. Et la conversation croisée entre les acteurs Jake Gyllenhaal, Robert Downey Jr., le scénariste James Vanderbilt, le producteur Brad Fischer et l'écrivain James Ellroy déborde de points de vue et de tonalités complémentaires.

 

Zodiac Deciphered (54min) est une sorte de making of dans lequel Fincher passe au second plan et où le scénariste revient sur la complexité du travail documentaire.

 

Les effets visuels de Zodiac et la prévisualisation sont de courts modules sur l'utilisation des images de synthèse dans le film.

 

Les deux bonus qui font tout le prix de cette édition sont les documentaires This is the Zodiac speaking (100min) et Son nom était Arthur Leigh Allen (40min). Toutes les informations que l'on peut imaginer (et même davantage) sur l'affaire sont regroupés dans ces modules très denses et presque aussi palpitants que le film.



Techniquement, l'image et le son sont de pures extases esthétiques, en haute définition. A tel point que l'on se retrouve rapidemment à court de mots pour qualifier ce qui est juste parfait.

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