D.O.
17/11/2020 à 01:34

Je vois que Sébastien et d'autres partagent mon avis sur les critiques parisianistes qui se croient maline.
Toute ma génération sait ce qu'il en est.

D.O.
17/11/2020 à 01:33

Absolument d'accord avec Mevan. Ce ton de demi-habile moqueur et à l'impertinence de façade est vraiment fatiguant (et en l'espèce pas drôle), surtout quand on s'attaque à des monuments qui vous dépassent, à moins de considérer que le cinéma n'a rien de sérieux.
Il y a déjà une confusion très moderne qui consisté à prendre tout les conflits manichéen et les processus psychologiques qui les amènent pour de la niaiserie et du Bisounours. Lucas veut faire un space-opera qui s'inspire des classiques et donc ne vous en déplaise, c'est manichéen, ce qui ne signifie pas que ce n'est pas subtil. Mevan a bien souligné tous le processus psychologique qui conduisent Anakin au côté obscur : le fait que ce soit un enfant privé de son enfance. Et c'est la première chose que craint Yoda à son égard : il est recruté trop vieux et a eu le temps de développer des frustrations et des complexes, raisons pour laquelle les Jedis sont recrutés bien plus jeunes. Et comme le mal vient du fait qu'il est un enfant, le remède vient de sa paternité : Luke va réveiller l'adulte en lui et le reconnecter à sa part d'innocence perdue.
La romance est parfois niaise et maladroite dans l'écriture mais la pureté qui s'en dégage, notamment à travers la musique somptueuse, l'un des plus beaux thèmes de SW, est indiscutable.
L'un des grands apports est aussi de montrer comment fonctionne une société qui connait des sages, concrètement. Et c'est aussi très fin (le centre Jedi est d'inspiration maçonnique, Lucas s'inspire des Templiers, tout est très cohérent et très crédible). En particulier, le rapport entre cette classe de guerriers-moine et le pouvoir temporel est très fine, puisque le danger vient du pouvoir temporel qui se retourne contre les clercs pour ne plus dépendre de rien (c'est très subversif aujourd'hui). L'intrigue politique est aussi très fine puisque tout part d'accords de libre-échange commerciaux et de séparatistes qu'on pourrait qualifier de protectionnistes, contre la corruption endémique de la République (le fait que le Sénateur Palpatine domine semble indiquer c'est fondé). Seulement cette contestation est exploitée et contrôlée par ma République corrompue pour mieux prendre le pouvoir tout en l'éliminant. Là aussi Lucas est subversif et assez fin. Enfin, la saga qui était réputée être un conte pour enfant montre implicitement, sans sombrer dans le voyeurisme sadique, le mal dans son expression la plus noire (avec des scènes cultes telles que le génocide des voleurs, le massacres d'enfants, le massacre de guerriers par une armée régulière, les blessures de guerres immondes d'Anakin etc).
Et le combat final est un des plus épiques jamais réalisées (j'aimerais bien que vois en citiez un qui atteint cette intensité dramatique). Le "Tu étais mon frère Anakin" me déchire toujours le coeur.
Bref, se moquer ça peut être rigolo, comprendre c'est mieux.

bof
17/11/2020 à 01:22

@Sébastien

Il y a les fans hystériques... et il y a les personnes réfléchies avec un minimum de culture cinématographique. J'ai choisi mon camp: c'est 5/10.

Sébastien
17/11/2020 à 01:00

Une fois de plus, vous êtes complètement à côté de la plaque.
Des milliers de fans hystériques (Français) adulent ce film sur les réseaux sociaux et trouvent qu'il s'agit même du meilleur film de la saga (je ne suis pas fondamentalement d'accord, mais je le comprends)
A l'avant-première du film, tout le monde était hystérique. Je sais, j'y étais.
La génération 2000 a adoré cette prélogie. Ceux qui ont trouvé à redire sont des critiques parisianistes (les mêmes qui ont craché sur Spielberg dans les années 80 avant de retourner leur veste) et de vieux grincheux passéistes qui ont adulé les bouses de JJ Abrams parce qu'on leur avait vendu une vieille salade défraîchie basée sur une nostalgie cadavérique (mon Dieu...Harrisson....Mark....).
Je parie que téléportés dans les années 50, vous auriez trouvé à redire sur Ray Harryhausen et ses effets spéciaux pas assez réalistes.
Donc ça suffit maintenant, avec ces conneries.

Klemenci
09/07/2020 à 06:24

1er nul
2eme nul
3eme (en fin de message)
4eme culte
5eme meilleur
6eme divertissant
7eme pourri
8eme pourri
9eme pourri

Et le 3eme, je dirais divertissant, un peu plus recherché. Pour moi 2nde place dans mon estime. Désolé pour le 4eme, il est culte le plus classique, ça peut être une qualité mais bon pour du star wars c'est un peu sommaire et souffre un peu du ridicule comme la coiffe de leia, les caprices de C3PO et de R2D2, un gros manque de moyens à l'époque comblé d'ajouts ridicules depuis. La première place reste l'Empire contre-attaque qui est pour moi le plus culte. Jj JJ Abrams et Rian Johnson n'auraient pas fait mieux même avec des Star Wars totalement différent. Bien sur il y a un copié collé ça ne se pardonne pas et on ne peut pas faire n'importe quoi avec la Force comme survinvre et se déplacer dans l'espace, être à deux endroits différents, guerir des plaies et embrasser une mourante pour la ressusciter franchement c'est nul

prof west
19/12/2019 à 06:20

ahahhahah le meilleur épisode de la saga avec l'empire contre attaque et il ne récolte que 3 étoiles c'est bon j'arrete les critiques star wars sur écran large le vase déborde pioufffff

The Dark Laser
17/12/2019 à 23:43

Merci. C'est cool de voir d'autres personnes qui aiment le tragique du film car c'est ça qui fait qu'il est bien.

Mevan
17/12/2019 à 16:30

Dark Laser nous témoigne donc ici son absolue incompréhension du registre tragique. C'est pas grave mon bonhomme, c'est pas grave. Personne ne t'oblige à être réceptif à tout.

The Dark Laser
17/12/2019 à 16:15

Le 3 est le meilleur car il faut réfléchir pour comprendre. La psychologie des personnages est très développés. Anaking il veut sauver se femme c'est pour ça qu'il devient méchant car il n'a pas le choix mais en fait elle meurt alors qu'il voulait pas la tuer donc c'est triste. L'ordre 66 est bien car on voit que les clones c'était un piège et que le Jedi comme ils voulaient la paix ils n'ont pas vu alors que sans la guerre ils pouvaient pas le faire.

Mevan
17/12/2019 à 16:12

Bonjour tout le monde,

Je suis un habitué des critiques des rédacteurs d'Ecran Large, que je partage la quasi totalité du temps. Je les trouve fines dans leur globalité, la prise de recul est appréciable et les auteurs assez justes dans leurs propos car plutôt pertinents puisqu'ils témoignent d'une bonne maîtrise du sujet dont ils parlent.

Sauf qu'ici, je n'ai pas eu cette impression. Je n'étais pas encore tombé sur d'articles de "Lino Cassinat" jusqu'à présent, mais son style d'écriture est d'une vacuité sans nom. Va falloir dire au bonhomme que ce n'est pas parce qu'on utilise des compléments du nom à la chaîne, teintés d'une grossièreté à vocation humoristique, que l'on rend son propos plus intelligent. Au contraire, ça le rend pompeux et superficiel, en lui donnant des airs d'amuseur de foire dont il se gargarise probablement. On écrit aussi et surtout pour les autres, jamais que pour soi. Ici j'ai le sentiment que Lino Cassinat ne parle que pour lui, en déguisant ses propres considérations derrière l'apparence d'une critique où le bon gout serait dévoilé.

" ou du débat à la mords moi le zob' sur le potentiel urticant du sable quand ça s'infiltre dans le slip "
"est plus fade qu'un jour sans pain et plus incohérente qu'un tweet de Donald Trump par un dimanche d'impeachment. Tout le monde voit bien que le Sénat Galactique devrait être composé de lamantins mous du bulbe (ou de Jar Jar en série)"

Et je n'ai pris que les plus lourdes.

Ensuite, si l'on rentre dans le fond, on constate que le discours tenu est assez violent, il l'est tout autant que la forme, tout aussi lourde et qui ne cherche pas le consensus. A aucun moment il n'est question de nuance même si la rédaction se masque derrière l'apparence d'une critique positive. Il n'en est rien, elle est assassine, et semble méconnaître en profondeur le sujet dont elle parle. A commencer par le héros de la saga, pour ne pas parler d'anti héros : Anakin.

Son évolution psychologique serait incohérente ? Le personnage trop niais ? Ses "roucoulades" avec Padme trop ennuyantes et à contre temps ? Evidemment que c'est à contre temps, elle sert de contraste et n'est, au fond, que l'aboutissement de l'idéal imaginaire d'Anakin, ces scènes là sont à lire du point de vue d'Anakin. Il a grandi en tant qu'esclave avec sa mère, sans père ou autre forme d'amour parentale identifiable, sur une planète où leur pauvreté les a poussés dans une situation de marginalité la plus totale et de rapports sociaux exclusifs. Sa mère est littéralement la seule personne qu'il a aimé, et lorsqu'il doit la quitter pour rejoindre Obiwan et Qui Gon, il trouve en la personne de Padme une substitutrice à l'amour maternel.

Il a désormais un idéal qu'il cherche à poursuivre, celui qui l'a poussé à quitter sa mère et qui l'a libéré de ses chaînes d'esclave, libéré de tout assujettissement planétaire. Il a avec lui un ami en la personne d'Obiwan, qui s'avère être davantage un mentor et ce qui peut ressembler le plus à un père pour lui. Et enfin, il y a Padme, l'être aimée, la substitutrice de l'amour maternel. Il n'existe donc plus aucune barrière, plus aucun frein à son bonheur et à son idéal. C'est en ça que les scènes d'amour ou de roucoulades sont aussi niaises, car elles naissent de l'idéal d'Anakin, celui qu'il a toujours souhaité. Et le caractère "cliché" des scènes de roulades dans l'herbe n'en sont, au fond, qu'un ersatz.

Le moment où tout va basculer, c'est lorsqu'on le rappelle à ses chaînes d'esclave, le moment où la liberté qui lui semblait totale lui paraît désormais muselée, la contrainte réapparait et sa condition d'esclave plus réelle que tout ce qu'il est en train de vivre depuis qu'il a quitté Tatooine. Il ne l'a en réalité jamais quittée. La mort de sa mère le lui rappelle, et c'est ce qui va l'amener à considérer qu'il doit lutter contre l'ultime chaîne qui restreint sa liberté : la mort. Le rêve de la mort de Padme entretient son aliénation à cet égard.

Et si l'on rajoute à ça la défiance absolue du Conseil Jedi à son égard, la famille qu'il a rejoint au détriment de sa mère, le sentiment de trahison et de culpabilité qu'il va ressentir lorsqu'elle mourra, vont alimenter sa propre défiance à l'égard des jedi, et vont faciliter sa fascination pour Palpatine qui lui promet ce dont il a toujours rêvé : la liberté absolue, l'amour infini.

Le combat entre Obiwan et Anakin restera pour moi un des plus beaux de la saga Star Wars, et je suis sidéré qu'on puisse le dénigrer à ce point, en le considérant raté ou ridicule. Il illustre parfaitement le conflit intérieur d'Anakin et se situe donc sur deux niveaux de lecture. Le premier dans le réel, le second dans le symbolisme. Tout s'écroule, tout est rouge, rouge de colère, rouge de haine (ça manque de subtilité, j'avoue), parce que toutes les certitudes et le monde imaginaire qu'a bâti Anakin pour se construire s'écroule, meurent, jusqu'à affronter finalement la figure tutélaire. Il s'affranchit, se faisant, des règles, de l'amour. Par ailleurs, il ne souffre pas particulièrement d'une chorégraphie absente ou désarticulée. Il est incroyablement long, se déroule sur plusieurs niveaux lui aussi. Anakin et Obiwan utilisent les mêmes techniques, utilisent la force au même moment (c'est le plus illustratif dans cette séquence), ce qui maintient Anakin en position d'apprenant, d'élève, d'enfant. Le seul moment où celui-ci va décider à nouveau de s'affranchir de sa situation d'enfant et d'élève c'est quand il va s'opposer à Obiwan lorsqu'il lui assure qu'il ne pourra pas gagner, qu'il le domine. Anakin désobéit et s'en retrouve condamné.

Et ce cri, que vous considérez minable, est le dernier cri d'un enfant, le dernier cri de l'enfant brisé qu'a été Anakin Skywalker. C'est à ce moment, finalement, où il devient l'adulte qu'il sera, où il perd toute sa naïveté d'enfant, où il devient froid comme la mort. Il a perdu l'amour, il a perdu ses espoirs naïfs. C'est ça la naissance de Vador, elle ne peut se réduire à son aspect robotique. Elle est surtout émotionnelle et psychologique.

Enfin, concernant les perspectives politiques, ce qui vous semble ridicule est pourtant déjà arrivé. Les plein pouvoirs ont été donné à de nombreux dictateurs, ceux-là même qui ont généré des guerres qui ont inspiré Star Wars. A cela se rajoute donc une méconnaissance totale de l'auteur des inspirations historiques qui ont donné naissance à l'univers de la Guerre des étoiles.

J'encourage l'auteur à s'affranchir de ses penchants pour les formules vides pour traiter un peu plus sérieusement les caractéristiques d'une oeuvre qu'il croit déconstruire sans la comprendre.

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