jacamel
09/09/2019 à 20:06

le 05/09 : 2 articles consacrés au film Ca
le 06/09 : 2 articles consacrés au film Ca
le 07/09 : ... rien EL est en RTT sans doute !
le 08/09 : 1 article consacré au film Ca (dur la reprise du boulot)
le 09/09 : 4 (!) articles consacrés au film Ca
euh ! overdose de Ca !

Birdy
09/09/2019 à 19:03

Et j'ajoute que King est un parfait manipulateur car c'est un brillant connaisseur de la nature humaine. Ses héros, ses victimes, ses monstres, ont tous un peu/beaucoup de nous en eux. On s'y reconnait, on y croit.

Birdy
09/09/2019 à 19:01

Ce qui fait la force d'un film, qui plus est d'horreur, c'est l'identification aux personnages, l'empathie du spectateur pour les héros. Deux qualités sont indispensables :
1. la caractérisation des personnages, dès l'écriture. Stephen King est un champion pour ça.
2. Dans un film : la qualité d'interprétation. Dans un livre : la qualité d'écriture de l'auteur.

Donc déjà, adapter un King part avec un énorme désavantage : se hisser à la hauteur des personnages et de leur psychologie, largement dépeinte par une voix off omniprésente dans toute son oeuvre. Bien sur, confier les rôles principaux à Tom Hanks, Morgan Freeman, Tim Robbins, Jack Nicholson, aide. Mais sinon, les personnages sont appauvris, sans âme, et leurs actions sont mécaniquement trop simples ( survivre, échapper à un monstre...) si déconnectées de la trouille dépeinte sur des pages et des pages passionnantes car le King connait son affaire.

Ensuite, il y a l'histoire, souvent un (excellent) prétexte à mettre les héros dans de sales draps pour ausculter la nature humaine et ses perversités. Quand les scènes ne sont que des prétextes à faire peur, on est dans le fameux train fantôme à la "Ça" , et hélas, l'effet de répétitions du volume de personnages affaiblis la tension dramatique. Dans un livre, le background des enfants/adultes rend le tout passionnant, mais dans le film, on finit par attendre que l'histoire avance.
Donc l'histoire, qui est tout de même ce que les spectateurs sont venus vivre, se prend les pieds dans le tapis de ce qui était fort dans le livre, mais anesthésiant dans le film.

Et bien sur, puisqu'on parle de peur primale, je rejoins l'auteur de l'analyse : l'imagination ira toujours plus loin que l'image, on redoutera toujours plus ce qu'on risque de voir, que ce qui est sous nos yeux, auquel on s'habitue très vite. Jaws, Ring, Halloween, Alien sont des chefs d'oeuvre de ce cinéma d'épouvante car le réalisateur a su entrer dans la tête du spectateur, le faire participer à la création du monstre. Les grands savent se faire tout petits.

Ftaghn
09/09/2019 à 18:00

Rhoo l'autre, comment il retourne les montagnes hallucinées dans la plaie!!!!

Sinon, plutôt d'accord avec vous sur l'analyse.

Simon Riaux - Rédaction
09/09/2019 à 17:41

@Ftaghn

L'idée n'est pas tant de dire qu'il est facile à adapter, mais que les mécaniques qui régissent la peur chez lui sont assez voisines de celles d'énormément de films et très compatibles avec le cinéma.

Quant à Lovecraft, le fait qu'il y ait peu d'adaptations directes s'explique notamment parce qu'il n'a été connu (et donc commercialement viable) que très tardivement, a écrit essentiellement de très courtes nouvelles, et que les plus faciles à vendre nécessiteraient pas mal de budget (Del Toro en sait quelque chose).

Ftaghn
09/09/2019 à 17:37

Bonne analyse, et pourtant, si Lovecraft parait plus facile à bien adapter, il l'a encore moins été que King. Beaucoup de films s'en inspire, mais je ne vois pas une adaptation directe qui ait marqué le ciné ou la TV.

Simon Riaux - Rédaction
09/09/2019 à 17:21

@Maurice Escargot

Certes, mais c'est un schéma narratif qu'on trouve ailleurs que chez King et dans énormément de film, du coup, ça ne m'a pas paru assez typique de SON travail pour l'ajouter.

Maurice Escargot
09/09/2019 à 17:20

Bon article, mais à mon sens vous oubliez un autre élément : les allers-retours constants entre deux époques, très courants chez lui, et qui est sans nul doute le plus gros problème des adaptations de Ça qui ont complètement bousillé cet aspect très important du livre.

CinéGood
09/09/2019 à 15:49

L'univers fantastique de King est si difficile à adapter qu'au final, les meilleurs films tirés de ses œuvres sont ceux où les éléments fantastiques sont absents ou peu présents : Les évadés, Stand By Me, La ligne verte, Un élève doué, Mysery.