Le co-créateur de Sherlock répond à la critique

Créé : 8 janvier 2017 - Christophe Foltzer
Photo Benedict Cumberbatch
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Maintenant que la nouvelle saison de Sherlock a enfin commencé, elle risque de ne pas plaire à tout le monde si elle continue sur la lancée de son season premiere. Même que certains trouvent qu'il s'agit de moins en moins de Sherlock.

Forcément, une série aussi prestigieuse que Sherlock déchaine les passions et ne peut contenter tout le monde. Si de nombreuses voix s'étaient déjà élevées à l'époque de la saison 3, lui reprochant de laisser tomber son concept au profit d'une galerie de personnages qui donnaient un côté soap-opera à la série, il parait évident que la saison 4 subira aussi quelques foudres, surtout après son premier épisode assez particulier et loin de ce que l'on pouvait en attendre. 

 

Photo Benedict Cumberbatch

 

Et ça n'a pas tardé puisque le Guardian s'est récemment payé le show en l'accusant de se transformer "doucement et de manière perverse [...] en James Bond", concluant que ça ne pouvait pas durer et qu'il fallait réagir. Des propos assez surprenants qui ont cependant fait réagir Mark Gatiss, le co-créateur de la série et interprète de Mycroft, qui a répondu d'une manière plutôt surprenante et finalement assez rigolote :

"Voici un critique qui prétend, par un coup bas

Que Sherlock n'est pas un cerveau mais qu'il est devenu un double zéro

On dit que le garçon de Baker Street n'est pas un homem d'acion,

Tout en ignorant les histoires qui auraient pu le conduire à le devenir.

 

On assiste à un combat de boxe dans le Cycliste Solitaire

Dans le Gloria-Scott et Le Signe des Quatre

Dans La Maison Vide aussi, on y fait mention de Mathews

Qui assomme le chien de Sherlock.

 

Photo Benedict Cumberbatch, Martin Freeman

 

Pour ce qui est des arts martiaux, il y a aussi des indices

Dans la technique de lutte mal orthographiée que Doyle appelle baritsu,

En balançant Moriarty dans le torrent,

Est-ce que Sherlock trouve cette violence étrange et abjecte ?

 

En tirant sur les pygmées et les Chiens de l’enfer

Est-ce que Sherlock se complaît dans des amabilités toutes victoriennes ?

Quand les hommes de Gruner l’attrape, Sherlock est-il accommodant

Ou donne-t-il au Client Célèbre la monnaie de sa pièce ?

 

Photo

 

Il n’est pas utile de continuer d’épiloguer, en citant ces frissonnantes aventures,

Sur le permis de tuer du Serviteur Secret de sa Majesté

De Rathbone à Brett, jusqu’au dandy Cumberbatch

Avec ses poings Mr. Holmes a toujours été agile."

 

Une réponse toute en flègme britannique donc, et qui remet quelques pendules à l'heure. Cela dit, si l'on est loin du traitement super-héroïque des films de Guy Ritchie, il faut bien reconnaitre qu'au fil des saisons, Sherlock s'est bel et bien transformé en autre chose. A moins qu'il n'est révélé ses véritables intentions après nous avoir dupé au début pour installer ses personnages. Ce qui est sûr, par contre, c'est que les deux derniers épisodes de la saison ont intérêt à être à la hauteur.

 

Photo Benedict Cumberbatch, Martin Freeman

commentaires

Fil 09/01/2017 à 14:29

s'il n'y avait que cette coquille...

Phil 08/01/2017 à 17:45

coquilles à la ligne 3 du poème :

"un homem d'acion,"

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