Daredevil, Luke Cage, Iron Fist : Netflix est-il le vrai remède aux blockbusters Marvel tant décriés ?

Mise à jour : 27/03/2017 12:35 - Créé : 16 mars 2017 - La Rédaction
Photo The Defenders
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Alors que les films du studio commencent sérieusement à lasser le public, est-ce que l’avenir des héros Marvel passera par Netflix ? 

Il y a deux ans, Daredevil était encore cette vaste plaisanterie avec Ben Affleck et Jennifer Garner, triste date dans l'histoire des films de super-héros - même si la version director's cut a un peu atténué la douleur. Il n'aura fallu que quelques épisodes pour que Matt Murdock renaisse de ses cendres sur Netflix, dans une série télévisée qui a, contre toute attente, comblé public et critique.

Alors que l'univers Marvel sur Netflix s'étend avec l'arrivée d'Iron Fist ce vendredi, un premier bilan s'impose après les accueils moins unanimes de Jessica Jones et Luke Cage et avant la réunion des héros dans The Defenders face à Sigourney Weaver. Avec une question : Netflix offre t-il une vraie alternative aux films Marvel qui commencent à lasser une partie du public, de moins en moins satisfait par une formule trop carrée ?

En prenant uniquement les exemples des séries Marvel Netflix face aux films Marvel Studios et aux séries ABC, sans inclure la très bonne Legion (diffusée sur FX et située dans l'univers X-Men, gérée par la Fox) ni Iron Fist qui fera l'objet d'un autre dossier (après la critique des premiers épisodes), essayons d'y voir plus clair.

 

Photo Finn Jones

 

LE PROBLÈME AVEC MARVEL

En 2018, Marvel Studios fêtera les 10 ans du premier Iron Man, qui a lancé la grande machine à super-héros. Leur vingtième film, Ant-Man and the Wasp prévu pour l'été 2018, sortira dans la foulée du troisième Avengers, Infinity War. Soit une tripotée de films.

Au fil du temps, l’originalité et la fraîcheur des débuts a laissé place à une formule trop claire, façonnée dans un moule rigide. A chaque nouvelle aventure et nouveau visage, le pesant cahier des charges imposé devient plus gênant et évident, créant une impression désagréable de remâchage, dans le fond comme dans la forme.

Le vortex apocalyptique dans le ciel n'est-il pas devenu un cliché plus amusant qu'effrayant ? Les décors urbains ne sont-ils pas interchangeables ? Les films Marvel n'ont-ils pas mis en scène plusieurs fausses morts de personnages ? Malgré ses qualités et une volonté ostentatoire de renouveler les codes visuels, Doctor Strange n'est-il pas un remix du premier Iron Man, bâti selon le même canevas que la plupart des autres films du studio ? 

 

Photo Benedict Cumberbatch

Iron Ma... heu Doctor Strange !

 

Il y a bien sûr quelques exceptions communément admises, à commencer par Les Gardiens de la Galaxie qui ferait presque figure d’OVNI dans l’univers Marvel avec son approche très fun du super héros à la mode cosmique. Dans une moindre mesure, Ant-Man a amusé, et adopté une approche du genre avec le film de casse façon Ocean’s Eleven. Doctor Strange a de son côté ouvert les portes d'un univers visuellement nouveau, très loin de la réalité devenue bien fade des Avengers.

Mais la recette Marvel Studios est globalement la même dans chaque film, avec une capacité de plus en plus faible à masquer les ficelles. Le public est-il de moins en moins dupe ? Le studio, de plus en plus sûr de lui et cynique ? L'omniprésence des aventures en salles, parfois séparées de quelques mois, en est-elle la cause ?

Peu importe : le public commence à se lasser, à s'énerver, à sortir les armes à chaque nouveau film. Les entrées n'en souffrent pas (encore), mais le sentiment s'installe et se vérifie quasiment à chaque nouveau film. Et la naissance très attendue de la concurrence chez DC/Warner, avec Batman et Superman, n'a fait qu'envenimer la situation, créant un miroir qui met encore plus en lumière les codes de Marvel.

 

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Les Gardiens de la Galaxie, l'OVNI de l'univers Marvel au cinéma

 

LES SUPER-HÉROS

Les personnages de Marvel Studios ont leur charme, c’est indéniable. Le succès de la franchise est même basé sur eux, et l'attachement et la complicité créés avec le public. En ressortant Robert Downey Jr. de l'impasse, en piochant une Scarlett Johansson alors égérie d'un cinéma indépendant, en attirant un acteur aussi sérieux que Mark Ruffalo ou en misant sur des Chris méconnus ou méprisés (Evans, Hemsworth, Pratt), la machine gérée par Kevin Feige a eu du flair.

Mais le charme de ces personnages a ses limites. Car ils restent finalement bien lisses et monolithiques au fil des aventures : Captain America est sans peur et sans reproche, Thor est beaucoup plus fréquentable à l’écran, et l’alcoolisme de Tony Stark, pourtant très présent dans les comics, se résume à une cuite dans Iron Man 2. Black Widow, Hawkeye, Hulk ou encore Scarlett Witch restent désespérément au second plan. Et comparés aux super-héros Netflix, ce sont tous des enfants de choeur.

 

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 Thor et sa chevelure L'Oréal

 

Car sur Netflix, les héros sont dérangés. C'est quasiment le motif des séries : Daredevil semble toujours au bord du gouffre, Jessica Jones est dévastée par les abus de Killgrave, Luke Cage traîne sa part de blessures et Punisher est damné par le cycle de violence où il a sombré. Les séries Netflix mettent particulièrement en avant les conflits intérieurs de ces super-héros, loin du preux chevalier qui triomphe du mal avec le sourire. Côté séries, Marvel a donc installé du borderline, du sombre, du méchant. A l'écran, la finesse n'est pas toujours de mise, mais la volonté est très claire.

 

Daredevil Punisher

Le Punisher, l'anti-héros par excellence

 

LES MÉCHANTS

C'est l'un des grands reproches adressés aux superproductions Marvel au cinéma : les méchants, tour à tour ridicules, simplets, sans intérêt et globablement interchangeables. C'est particulièrement évident dans les récents Ant-Man et Doctor Strange, où les antagonistes sont transparents (le premier est un clone du méchant du premier Iron Man). 

Sur Netflix, ces bad guys sont nettement plus intéressants. Dès la première saison de Daredevil où le super-héros affronte Wilson Fisk, le public et la critique ont salué l'écriture et l'ampleur du personnage incarné par Vincent D'Onofrio. Jessica Jones a embrayé le pas avec Killgrave, interprété par l'excellent David Tennant. Et si c'est un cran en dessous dans Luke Cage, les séries ont globalement convaincu.

 

Kingpin

Vincent D'Onofrio, très apprécié

 

Le format possède un avantage évident : le temps de développer ces antagonistes, d'en faire plus que des pantins interchangeables manipulés par les scénaristes pour nourrir une vague menace apocalyptique. Sur Netflix, le méchant a l'opportunité et l'espace pour déployer ses ailes, exister au-delà du stéréotype fonctionnel et s'incarner. Chose que les blockbusters Marvel ne parviennent pas à produire, même avec des acteurs excellents comme Mads Mikkelsen, Lee Pace, Jeff Bridges ou encore Robert Redford, utilisés pour masquer ces limites embarassantes.

Et la célèbre citation de Hitchcock, qui veut qu'un bon méchant fera un bon scénario, ne peut que se vérifier dans ces exemples. 

 

David Tennant - Killgrave

Killgrave, un vilain terrifiant

 

L'AMBIANCE

Autre gros reproche : les films Marvel visent un trop large public, ce qui les oblige à maintenir un niveau de violence et de niaiserie parfois absurdes. L'approche est logique vu les budgets et les enjeux d'un blockbuster international, et a permis à l'univers de largement rayonner pour toucher le public familial. Même si la chose a toutefois ses limites, et les succès de Logan et Deadpool l'ont prouvé.

Netflix est une toute autre histoire. Le service de streaming qui s'est lancé dans la production joue la carte de l'exigence et de la maturité, en faisant à la fois l'identité de ses séries et un argument marketing malin. Les séries se sont clairement présentées comme une alternative aux films, et pas un prolongement clair.

Sur Netflix, ça cogne à tout va (mais avec des vrais coups), ça saigne, ça s’embroche. Dès la première saison de Daredevil, en plus d’un héros qui en prend plein la tête, promène ses hématomes et sutures, il y a un vilain qui exécute un de ses hommes à coup de portière. Et dans la seconde saison, la combinaison Punisher-ninja est absolument explosive. C'est cette violence, cette brutalité et cette sobriété saisissante qui a permis à Matt Murdock de renaître et récupérer son honneur.

 

Photo Rosario Dawson, Charlie Cox

Matt Murdock soigné par Claire

 

Même constat pour Jessica Jones et Luke Cage, qui explorent des thématiques absentes des films, et travaillent beaucoup la tonalité sinistre de l'univers et des héros. Pour toutes ces séries, les scénaristes ont pioché dans les travaux d’auteurs de comics qui ont produit des oeuvres plus matures que la moyenne : Frank Miller (Daredevil), Brian Michael Bendis (Jessica Jones) et Brian Azzarello (Luke Cage). Ces deux dernières séries étaient d'ailleurs publiées sous le label MAX de Marvel, réservé à un public adulte.

En comparaison, les films Marvel ressemblent à de gigantesques cartoons, où la mort ne frappe quasiment jamais, où l'apocalypse est sans cesse rejouée et évitée, et où les enjeux dramatiques sont vite balayés sur l'autel du grand spectacle. Attendu au tournant, Civil War a notamment déçu pour ces raisons, puisque le film des frères Russo n'a pas assumé le discours du fameux comic.

 

Photo Krysten Ritter

Jessica Jones, une héroïne mal embouchée qu'il vaut mieux ne pas contrarier

 

LES SCÉNARIOS

Un film Marvel, c'est souvent près de deux heures et parfois bien plus (dans les 2h20 pour les films Avengers, 2h28 pour Civil War). Des durées non négligeables certes, mais à peine suffisantes pour exploiter tous les personnages, nourrir la mythologie du MCU, installer une intrigue et un antagoniste, et évoquer la suite des aventures.

Une série Marvel Netflix, c’est 13 épisodes par saison, d'une durée située entre 44 minutes et une heure (selon les épisodes et les séries). Soit une grosse dizaine d'heures découpée en 13 parties. Ce format permet bien évidemment de mieux travailler les histoires, de poser et de creuser les personnages. L’univers y gagne en profondeur, avec la possibilité à s'attarder sur des détails, des silences, des êtres humains. Sur Netflix, la course à l'efficacité n'étouffe pas les histoires et les héros, au contraire. C'est d'ailleurs la limite des séries, qui se dessine peu à peu - une narration qui prend des airs de remplissage, avec une posture sérieuse parfois très artificielle.

 

Photo Mike Colter

 

Thor de Kenneth Branagh est une parfaite illustration de ce problème. Dans le premier film, Thor doit apprendre l'humilité au contact des mortels sur Terre. Sauf que cette évolution se déroule sur quelques jours, suffisants pour en faire un héros plus humble et noble. C'est d'autant plus gênant que dans les comics, il avait passé des années dans la peau de Donald Blake avant de redevenir "digne".

Si Thor avait été décliné en série, l'histoire aurait très certainement passé une saison entière à explorer cet arc, et montrer un Thor avec une identité civile qui gagne en maturité au contact des humains, peu à peu. Ce qui aurait été largement moins brutal et superficiel que son soudain apprentissage de l'humilité. 

 

Photo Thor

Thor : de dieu hautain et prétentieux à super héros prévenant en 2 temps, 3 mouvements !

 

Même constat pour Captain America : Civil War, qui a largement dénaturé le comic et ses thématiques. Ironiquement, le meilleur traitement des accords de Sokovie ne se trouve pas dans le blockbuster mais dans la série Agents of SHIELDL'adaptation aurait sûrement été plus fidèle et satisfaisante s'il y avait eu le temps et l'espace pour la développer, et construire les deux intrigues en parallèle. Car dans le troisième épisode de Captain America, les accords et la traque de Bucky sont survolés.

Néanmoins, au fil des films et séries, et à la lumière des comics, il est évident que toutes les histoires et tous les super-héros ne se prêtent pas forcément à un format de série. Une fois encore, Les Gardiens de la galaxie et Ant-Man font office de contre-exemple avec une exploitation solide de la mythologie, et un spectacle qui a su surmonter les faiblesses de la formule.

 

Photo Paul Rudd

De toutes façons pour Ant-Man, c'est pas la taille qui compte...

  

LE BUDGET

C'est évident : le budget d'une série Netflix ne peut rivaliser avec celui d'un blockbuster. Le service de streaming protège farouchement ses secrets, mais une saison de Daredevil et Jessica Jones coûterait une quarantaine de millions (bien moins que Sense8, House of Cards ou The Crown), tandis que Defenders aura au final un budget supérieur puisque moins d'épisodes à produire avec la même facture pour la saison (huit, contre treize pour les autres). A l'origine, Marvel a en réalité lâché 200 millions à Netflix pour les quatre séries, sur trois ans, avec des tournages basés à New York.

Sur grand écran, Marvel dépense entre 130 et 260 millions pour un film. L'époque où Ghost rider poursuivait des Dacia dans une carrière en Europe de l’Est est loin. "J'ai dépensé sans compter" (ou presque), dirait Kevin Feige en listant les acteurs superstars et le nombre de plans à effets, sans oublier les coûts d'un marketing massif. Les superproductions ont donc un net avantage en matière de spectacle, avec une avalanche d'effets spéciaux et d'action, et la possibilité de réellement mettre en scène des pouvoirs extraordinaires à l'écran.

 

Photo Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen

Avengers : l'Ere d'Ultron a un budget officiel qui avoisinne les 260 millions

 

Sauf que là encore, Netflix ne démérite pas. Déjà parce que cette différence de budget n'est pas un problème en soit : les héros choisis pour le petit écran évoluent dans un environnement urbain qui n'a pas besoin d'effets spéciaux grandioses. Les séries sont dans un autre registre qu’un Tony Stark qui tombe par la fenêtre et enfile son armure en vol, ou qu'un crash de trois héliporteurs sur Washington. Les pouvoirs et donc les effets spéciaux sont ainsi plus limités par nature.

 

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Joli... mais coûteux !

 

Ensuite, parce que les séries ont misé sur le style pour contrebalancer les budgets. Il n'y a qu'à prendre la première saison de Daredevil : dès le deuxième épisode, la fameuse scène de baston, où le super-héros affronte une bande de malfrats dans un couloir, a impressionné. Elle a été plus discutée, citée et admirée que beaucoup de climax des films, malgré leurs débauches d'effets spéciaux.

  

 

Réalisée par Phil Abraham (notamment passé par Mad Men), la scène montre un héros essouflé, qui porte un pauvre costume et prend des coups avec une vraie sensation de lourdeur : c'est loin de l'allure des héros au cinéma, de leurs costumes améliorés par les CGI et leurs sauts spectaculaires. C'est filmé en (faux) plan séquence, avec un jeu sur le hors champ : il y a un vrai regard de cinéaste, loin de la sensation d'usine déshumanisée des films.

La saison 2 de Daredevil offrira un moment similaire, encore plus long et sauvage. Là, la comparaison est encore plus simple : Civil War a aussi une scène de combat dans une cage d'escaliers, où Captain America et le Soldat de l'hiver affrontent les forces de l'ordre. Le combat est ultra-découpé, ponctué d'humour et de sauts de super-héros, offrant au final un morceau d'action trop ordinaire pour marquer les esprits.

A ce titre, les blockbusters très coûteux ont leur limites, de plus en plus claires : derrière les explosions et fonds verts, il y a une direction artistique uniformisée, nourrie par des tournages en studio qui étouffent vite l'univers. Avec la sensation que les aventures alternent entre des extérieurs urbains grisâtres et des intérieurs high tech artificiels. De quoi donner un avantage au style des séries Netflix qui, s'il est voué à devenir à son tour une formule lassante, a su proposer une réelle alternative.


  

L’INFLUENCE DES SERIES NETFLIX

Lorsqu’une recette fonctionne, elle fait forcément des émules. En l’occurrence, l'influence des séries Netflix est visible sur Agents of SHIELD : tout en continuant à viser un public adolescent, la série diffusée sur ABC avait gagné en qualité au fil des saisons, mais depuis le carton des séries Netflix où le sang coule à flot, les scénaristes ont changé leur fusil d’épaule.

Le ton de la quatrième saison (en cours de diffusion aux USA) est ainsi beaucoup plus sombre, avec des thématiques plus ambitieuses. Surtout, la première partie mettait en scène le personnage de Ghost Rider, un pilote de bolide enflammé et possédé par un démon, qui fait régner une justice expéditive. Un élément qui détone dans le périmètre de l’agent Coulson et de sa fine équipe d’espions.

Sur FX, l'arrivée de Legion, centrée sur un des mutants les plus puissants de l'univers des X-Men, doit certainement beaucoup aux séries Netflix, qui ont prouvé qu'il y avait un public pour des objets plus exigeants et ambitieux, dotés d'un vrai style.

 

Affiche

Ghost Rider, pas vraiment le profil Disney...

 

Il est même possible de s'interroger sur l'impact du succès des séries Netflix sur les films Marvel : Doctor Strange commence bien par une décapitation en bonne et due forme. C'est encore loin des exécutions à coups de portières ou des tortures à la perceuse sur Netflix, mais le succès et l'engouement fou autour de Daredevil et ses amis ne sauraient être ignorés par Disney.

Reste que le public, même s'il voit clair dans le jeu des films Marvel, continue à payer sa place de cinéma et suivre avec un enthousiasme indéfectible leur programme. Même lassés, les spectateurs ne se détournent pas des films. Mais une chose est certaine : de nombreux adeptes ont trouvé chez Netflix un refuge.

Un refuge probablement temporaire, tant les séries trahissent à leur tour une formule rigide, une tendance à ne pas surmonter ses défauts (la narration, le rythme) et une construction un peu trop familière (avec des Defenders à la place des Avengers). Mais un refuge bienvenu, qui rappelle en plus une chose : Marvel fait preuve d'une ingéniosité folle pour séduire, conquérir et faire diversion.

 

En partenariat avec Watchtower Comics

Photo The Defenders

 

commentaires

god 19/03/2017 à 19:57

Légion c'est marvel studio avec jeff Leob, la fox coproduit, c'est bien les mêmes têtes pensantes que les séries netflix

Hektor 19/03/2017 à 00:01

Dans la série des arguments de cerveaux automatisés : on peut pas critiquer Jessica Jones parce que c'est une femme, et même si elle beaucou (trop) le sexe, on peut pas sinon on a les Femen sur le dos.
Misère

miaoumiaou 18/03/2017 à 21:19

Je viens de voir les deux premiers épisodes d'Iron Fist, j'ai cru que j'allais voir une belle daube vu les critiques, le pauvre Iron il s'est prit la nuit des longs couteux des critiques qui voulaient désolé de vous le dire, enfin tacler une série Marvel de Netflix.
A part la lenteur mais comme je le disais, c'est le problème pour toutes les séries Netflix en général qui durent 50 minutes à 1h00 et des séries Amazon tel The.Man.in.the.High.Castle qui après une saison 1 très bonne et devenue à la saison 2 imbuvable.....Le cas de Daredevil.
Pourquoi 50 minutes ? Je ne comprends pas Netflix qui laisse faire. En coupant les 10 minutes en trop, il y aurait moins de scènes qui ne servent à rien. Après l'histoire c'est une sorte de Monte cristo (j'adore cette histoire, voir la version avec Jean Marais, le meilleur film jamais fait sur ce livre), Le personnage principal est plutôt sympathique, avec une vision très enfantin, il voit que la vie n'est devenue que violence, les gens sont devenus très noirs. Il faut voir là où il est enfermé et bien écouter l'homme qui parle avec lui et lui révèle qu'on trouve en 72h00 d'autres symptômes (c'est pas du spoil car je ne révèle rien à part et vous vous demandez hein mais de quoi il parle....A vous de regardez pour comprendre) donc on est aussi dans l'époque du mensonge. Bref une époque qui s'écroule.
Puis ça change de Jessica Jones qui est juste une alcoolique dépressive avec des relents de nymphomanie qu'on ne peut pas critiquer car c'est une femme et une femme héroine ouloulou on ne touche pas sinon on va avoir les Femen sur le dos. Luke Cage, un bon gros nounours du ghetto qui fait son méchant pour sauver sa ville qui nous laisse froid.
Il y a que Daredevil qui pour moi reste indétrônable......Et je mets en deux Iron fist pour l'instant après deux épisodes vu.
Par contre quand il fait ses séances de Tchi, ils auraient pu mettre plus de moyen qu'un fond de montagne.....Très ridicule.....
Par contre je pense qu'il faut avoir vu doctor Strange pour bien comprendre Iron Fist. A partir du moment, où ça parle de temple tibétain......Il y a une référence à Strange et son univers bouddhiste et d'autres références à découvrir ;)
Je laisse le débat ouvert car j'aime avoir les avis de tout le monde :D

Alex 17/03/2017 à 23:09

@Loomis
J'ai tendance à être très ferme dans mon avis car je ne vois pas l'intérêt de dire "j'ai l'impression" ou "il me semble". Ca me semble normal de croire en son avis, etc. Alors, certes, le "c'est un fait" est violent. Sauf qu'il se trouve que d'un point de vue cinématographique ces films ne sont que très peu intéressants (excepté une toute petite poignée d'entre eux comme j'ai dit, et encore, même eux ne resteront pas dans l'histoire). Je suis le premier à aimer les blockbusters (X-Men, Logan, les premiers Spider-Man), mais ceux de Marvel Studios me paraissent juste insipides sans une once d'idée. C'est bien dommage car il y a un potentiel fantastique, surtout par leur univers partagé.

Loomis 17/03/2017 à 17:48

@Alex

Tiens, j'aurais justement dit que le "pire argument possible" c'était de donner son avis et clore le débat d'un "c'est juste un fait".

Mais bon, on voit déjà une différence entre "les films adaptés de comics par Marvel et DC sont mauvais", et "j'apprécie certains, comme Avengers et Les Gardiens" (c'est-à-dire comme à peu près tout le monde, puisque je vois surtout des gens qui ont des préférences pour quelques films, souvent les mêmes, et trouvent le reste sympa-fade-sans intérêt-exaspérants). Ah oui, la nuance. Toujours agréable et constructive dans un échange.

Alex 17/03/2017 à 17:22

@Loomis
J'apprécie certains Marvel, du genre Avengers 1 ou Les Gardiens. Dans la quinzaine de films, il n'y a sinon pas grand chose à sauver. Et certes, "chacun ses gouts" comme on dit (pire argument possible), il n'empêche que leurs films sont quasiment tous les mêmes, le même scénario, les mêmes personnages, une réalisation télévisuelle pour la plupart (Civil War c'est très moche, j'appelle pas ça du cinéma).

Loomis 17/03/2017 à 14:17

@Alex

Autant la réaction de swisstasystem était un brin exagérée, autant la tienne me semble bien simpliste.

A un moment faut faire la différence entre son avis, et ce qui serait "un fait" non ? Et je ne défends pas "les films Marvel", mais simplement l'idée que chacun aura son opinion, et que si on commence à venir affirmer qu'on a raison et que c'est indéniable, je vois plus l'intérêt d'échanger.

Alex 17/03/2017 à 13:55

@swisstasystem
Je ne parle pas de l'article... Ca sert à quoi de faire ton rageux ? Je dis juste que les films adaptés de comics par Marvel Studios et DC Comics sont mauvais. C'est juste un fait et je ne suis pas un troll, je te remercie. A un moment faut faire la différence entre le film "qui ne prend pas la tête" (je déteste cette expression) et le film fait pour un public idiot.

Alyon 17/03/2017 à 11:54

Du bon et du moins bon côté cinéma. Il est vrai que côté scénario tout est téléphoné et au final assez creux mais pour le divertissement j'ai été plutôt agréablement surpris par les différents Captain America, très déçu par le second Thor et bof bof pour les Avengers hormis quelques scènes (l'humour des scènes avec Hulk). Grosse déception pour Iron Man très ennuyeux voire gênant pour le dernier opus (Les pouvoirs de Pepper qui bat le vilain pas gentil ... sérieux?)

Pour les séries Netflix (les seules vues) la saison 1 de Daredevil était prometteuse avec la présence du Caïd, pour le reste je me suis accroché, c'était creux, long avec des méchants plus ridicules qu'autre chose (le costume du Shocker à la fin de la saison nous a beaucoup fait rire !) et j'avoues m'être bien marré avec Luke Cage malgré la bonne volonté évidente de vouloir s'intéresser à des problèmes actuels de minorité aux US avec une portée politique.

Je pense que du côté de Netflix le problème est de se prendre trop au sérieux et de vouloir pencher vers le réalisme, qui veut du réalisme pour une série de super héros ??
Pour moi qui est beaucoup lu les comics le manque de cohérence dans le comportement des héros est toujours un peu gênant (une fois super fortiches et pouf à se prendre des tartes du premier venu) et là je pense au Punisher le bad boy qui descend 360 méchants en 2 secondes pour ensuite ne pas arrêter de s'en prendre plein la face ...

Je pense qu'il y a moyen de faire évoluer le genre (Les gardiens de la Galaxie en sont le meilleur exemple) et arrêter de prendre les spectateurs et les fans (les plus déçus étant ceux qui ont été nourris par les comics sans aucun doute) pour des gogos.

Le dernier film vu, Logan, parle de la fin d'un cycle, d'une page qui se tourne et c'est assez symbolique quand on regarde ce que sont devenus les super-héros, juste de banales machines à cash.

Maelstrom 17/03/2017 à 10:16

Je suis globalement d'accord avec tout ce que vous dites. Mes potes disent que je râle tout le temps sur les films marvel en général. C'est pas que je les trouve mauvais, objectivement si on les prends les un indépendamment des autres ce sont tous des films assez cool. Mais ce qui m'énerve c'est que j'ai l'impression de voir le même film à chaque fois, surtout que le cinéma bah c'est cher du coup je râle. Ce serait des films qui passerait le dimanche soir sur tf1, je dirais rien, mais quand tu payes plus de 10€ ta place de cinéma (avec un supplément 3d,inutiles qui plus est, car chez moi les films en vostfr sont diffusé forcément en 3d) et bien j'attends d'être surpris, un minimum de renouvellement ou même juste de prise de risque.

Je rajouterais que pour les série Marvel non Netflix, celles-ci souffrent d'un autre problème: Les pubs. Effectivement aux US sur un épisode de 40 minutes il y a entre 2 et 3 pause pub et les scénaristes le savent et donc pour nous faire rester à l'écran sur la chaîne nous mettent des mini cliffanger toutes les 10 minutes, ce qui devient tout bonnement insupportable et avec des scénario mal ficelé. C'est un phénomène auquel les série netflix ne sont soumises car pas de pub et donc le scénariste a vraiment carte blanche sur le tempo de son épisode et c'est pour moi aussi une des causes de leurs succès.

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