Les Dents de la mer
Jaws- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :1975
- DATE DE SORTIE :18 juin 1975
- GENRE :Aventures, Horreur
- DURÉE :124 MIN
- REALISATEUR : Steven Spielberg
- ACTEURS :Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Lorraine Gary, Murray Hamilton
- BUDGET : 7 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- D'après le roman de Peter Benchley
- Site officiel
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Voilà le vrai chef d'oeuvre de Spielberg, à l'efficacité de tous les instants et au sentiment de peur tellement palpable qu'il en devient véritablement obsédant, à l'image du thème musical de John Williams instantanément culte. Un grand huit de l'effroi, tellement bien orchestré que la population balnéaire américaine connut un net recul après la sortie du film, sinistrant un tourisme côtier pourtant florissant et désertant littéralement Martha's Vineyard, lieu de tournage principal du métrage.
Le réalisateur allait également redonner ses lettres de noblesse au film de monstre en lui insufflant une vraie authenticité, une proximité poisseuse et un premier degré loin des productions Corman de l’époque ! Si le roman de Peter Benchley est un modèle de noirceur et de dégraissage (258 pages, point barre !), l'adaptation a le mérite d'accoucher d'une transposition infidèle (dans l'ouvrage, Hooper meurt dans sa cage anti-requins et le final ne recèle aucune bouteille à air comprimé) mais bien supérieure émotionnellement au récit. Car non, le metteur en scène ne s'intéresse pas à un shérif alcoolique ni à un océanographe prétentieux et volontiers adepte de l'adultère via une coucherie avec Helen Brody, ni à l'antagonisme des deux hommes, seul compte le squale! Et c'est là que le petit prodige d'Hollywood à l'époque accomplit des miracles, coupant court à l'insupportable bonheur ripoliné d'une petite ville et de ses chaleureux habitants par des attaques sournoises et violentes, égratignant ce vernis fragile de la bienséance et du paraître et taxant au passage la médiocrité et la manipulation politique. Un terrifiant cocktail, repris sept ans plus tard par un certain Tobe Hooper et son "Poltergeist" au schéma quasi-identique et produit par un certain Spielberg !
Un handicap également salvateur comme en témoigne l'excellent documentaire de Laurent Bouzereau sur ce requin en animatronique défectueux, dont le temps de présence à l'écran devait être bien plus conséquent. Résultat : par des astuces de mise en scène, on ne verra la bête que dans son dernier tiers, le reste étant soumis à l'imagination sans limites du spectateur. Pour les plans marins, un véritable squale est intercalé entre les shots serrés de l'animal donnant la crédibilité attendue d'un tel projet dont l'argument publicitaire est comme dirait un des protagonistes "un bestiau de sept mètres, trois tonnes bien pesées".
Pour l'interprétation, l'inamovible Roy Scheider campe le mythique Brody, le jeune Richard Dreyfuss endosse le dynamique et persévérant rôle de Hooper, quant à ce vieux briscard de Robert Shaw en Quint, il passera à la postérité avec ce personnage cynique et rude, tout à fait fidèle au matériau d'origine.
Un film bientôt quadragénaire, à la mise en scène toujours aussi diabolique et s'autorisant en 1975 pas mal d'audaces visuelles entre enfant dévoré, restes humains sur une plage, jambe et tête coupée (absente du livre) et éventration... Une violence "heureusement" édulcorée dans ses navrantes suites, ouf !
Le réalisateur allait également redonner ses lettres de noblesse au film de monstre en lui insufflant une vraie authenticité, une proximité poisseuse et un premier degré loin des productions Corman de l’époque ! Si le roman de Peter Benchley est un modèle de noirceur et de dégraissage (258 pages, point barre !), l'adaptation a le mérite d'accoucher d'une transposition infidèle (dans l'ouvrage, Hooper meurt dans sa cage anti-requins et le final ne recèle aucune bouteille à air comprimé) mais bien supérieure émotionnellement au récit. Car non, le metteur en scène ne s'intéresse pas à un shérif alcoolique ni à un océanographe prétentieux et volontiers adepte de l'adultère via une coucherie avec Helen Brody, ni à l'antagonisme des deux hommes, seul compte le squale! Et c'est là que le petit prodige d'Hollywood à l'époque accomplit des miracles, coupant court à l'insupportable bonheur ripoliné d'une petite ville et de ses chaleureux habitants par des attaques sournoises et violentes, égratignant ce vernis fragile de la bienséance et du paraître et taxant au passage la médiocrité et la manipulation politique. Un terrifiant cocktail, repris sept ans plus tard par un certain Tobe Hooper et son "Poltergeist" au schéma quasi-identique et produit par un certain Spielberg !
Un handicap également salvateur comme en témoigne l'excellent documentaire de Laurent Bouzereau sur ce requin en animatronique défectueux, dont le temps de présence à l'écran devait être bien plus conséquent. Résultat : par des astuces de mise en scène, on ne verra la bête que dans son dernier tiers, le reste étant soumis à l'imagination sans limites du spectateur. Pour les plans marins, un véritable squale est intercalé entre les shots serrés de l'animal donnant la crédibilité attendue d'un tel projet dont l'argument publicitaire est comme dirait un des protagonistes "un bestiau de sept mètres, trois tonnes bien pesées".
Pour l'interprétation, l'inamovible Roy Scheider campe le mythique Brody, le jeune Richard Dreyfuss endosse le dynamique et persévérant rôle de Hooper, quant à ce vieux briscard de Robert Shaw en Quint, il passera à la postérité avec ce personnage cynique et rude, tout à fait fidèle au matériau d'origine.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 18/01/2010 17:52 par Zorg Merci Julio :D
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| 19/09/2007 19:08 par Bigcake Pourquoi un nouveau doublage ?Comme la plus part du temps les nouveaux doublages sont effectués pour offrir une VF 5.1 comparable à la VO. Les sources multi-pistes des doublages originaux sont souvent inexistantes, la seule solution est de refaire intégralement le doublage.
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| 19/09/2007 19:02 par M'sieur Jean J’ignorais.
Tiens, c’est bizarre.
Pourquoi un nouveau doublage ?
Tu n’aurais pas l’édition 30ème anniv en Z1 à tout hasard ?Pour mettre des expressions de djeun, j’imagine (”putain sa race le requin, comment il a trop bouffé le gamin”).
De toute façon, fuck la VF :mad2:
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