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Critique
Forte d'un générique prestigieux et d'une passionnante histoire dramatique, cette excellente "Dolores Claiborne" se place d'emblée dans les toutes premières places des meilleures adaptations de l'oeuvre non-fantastique de Stephen King (prouvant encore une fois que ce dernier n'est pas qu'un éternel amuseur incapable d'abandonner démons et monstres de carnaval).
Pensez donc : Kathy Bates (précédemment oscarisée pour son interprétation dans "Misery" de Rob Reiner... idéalement adapté du même King), Jennifer Jason Leigh (qui eût son heure de gloire avec "JF cherche appartement" de Barbet Schroeder), Christopher Plummer (qu'on ne présente plus), John C. Reilly (dans un rôle secondaire mais déjà prometteur) et Danny Elfman à la musique !
Cependant, une telle succession de références positives aurait pu ne pas donner un résultat aussi estimable s'il n'y avait eu à leur tête un réalisateur comme Taylor Hackford dont la mise en scène est un modèle d'intelligence et de subtilité.
Grâce à un procédé fascinant de mise à jour des réminiscences traumatiques familiales (le passé et le présent des personnages se chevauchent dans un même plan statique ou en mouvement), Hackford sait à merveille accompagner le spectateur pour lui révéler progressivement les pièces d'un puzzle psychologique qui débouchera sur une libération intérieure. C'est ainsi qu'une multitude de détails importants semblent se dévoiler d'eux-mêmes en suivant le cheminement affectif des personnages et leur rythme d'acceptation de la vérité.
Il n'est finalement pas étonnant que le même Taylor Hackford nous ait donné récemment un superbe biopic sur Ray Charles dont les ressorts dramatiques sont très proches : une culpabilité infantile envahissait l'esprit du génial musicien et le poussait à l'auto-destruction jusqu'à sa réconciliation avec son passé.
Mais ceci est une autre histoire...
Pensez donc : Kathy Bates (précédemment oscarisée pour son interprétation dans "Misery" de Rob Reiner... idéalement adapté du même King), Jennifer Jason Leigh (qui eût son heure de gloire avec "JF cherche appartement" de Barbet Schroeder), Christopher Plummer (qu'on ne présente plus), John C. Reilly (dans un rôle secondaire mais déjà prometteur) et Danny Elfman à la musique !
Cependant, une telle succession de références positives aurait pu ne pas donner un résultat aussi estimable s'il n'y avait eu à leur tête un réalisateur comme Taylor Hackford dont la mise en scène est un modèle d'intelligence et de subtilité.
Grâce à un procédé fascinant de mise à jour des réminiscences traumatiques familiales (le passé et le présent des personnages se chevauchent dans un même plan statique ou en mouvement), Hackford sait à merveille accompagner le spectateur pour lui révéler progressivement les pièces d'un puzzle psychologique qui débouchera sur une libération intérieure. C'est ainsi qu'une multitude de détails importants semblent se dévoiler d'eux-mêmes en suivant le cheminement affectif des personnages et leur rythme d'acceptation de la vérité.
Il n'est finalement pas étonnant que le même Taylor Hackford nous ait donné récemment un superbe biopic sur Ray Charles dont les ressorts dramatiques sont très proches : une culpabilité infantile envahissait l'esprit du génial musicien et le poussait à l'auto-destruction jusqu'à sa réconciliation avec son passé.
Mais ceci est une autre histoire...
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