Whatever Lola wants

Whatever Lola wants, Canada, France, 2007

Whatever Lola wants
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Critique

Jonatan FischerJonatan Fischer 11 avr. 2008 Star Rating 7

Méfiez-vous des apparences, Whatever Lola wants n’est pas le film que l’on pourrait croire. Au départ, nous pensons à une comédie romantique. Une jolie blonde américaine , qui rêve autant de devenir danseuse que de croiser le prince charmant mais qui en attendant travaille à la poste et partage ses rêves avec son meilleur ami homo : tellement typique ! Mais non, le film ne s’inscrira pas dans la tradition de la comédie romantique new yorkaise certifiée 100% guimauve. Le prince charmant arrivant plus tôt que prévu  et s’avérant être loin de combler toutes ses promesses. Portrait d’une jeune fille qui se découvre une passion pour la danse orientale, le film de Nabil Ayouch  serait-il alors une success story se centrant essentiellement sur des numéros dansés ? (On penserait alors aux plus ou moins récents et moyens Save The last dance, Sexy dance et autres Steppin) : Perdu ! Whatever Lola wants s’essaie tôt ou tard à ces genres cinématographiques formatés mais est avant tout le récit de la quête identitaire d’une blonde un peu futile au capital sympathie immédiat.

 

 

Le thème de l’identité est subtilement abordé lorsque notre héroïne se retrouve à tenter sa chance en Egypte, bénéficiant des leçons de danse d’une ancienne star rejetée par son peuple car elle a osé céder à la tentation de l’adultère (histoire adaptée à partir de faits réels). Deux femmes pour qui la danse est ou devient art de vivre, un amour sans bornes. Deux femmes qui se heurtent aux règles strictes de la religion qui freine (voire détruit) les femmes dans leur désir d’accomplissement. Tout en abordant le poids des traditions , l’opposition Orient/Occident, le film utilise de grosses ficelles scénaristiques qui lui permettront de séduire les amateurs d’un cinéma pop corn tout en draguant les plus cinéphiles d’entre nous. Un curieux mélange, entre soap et world cinema qui déroute par les prestations scéniques de cette blonde considérée comme exotique (imaginez une espèce de Britney Spears période naïve s’essayant à la danse du ventre pour avoir une idée du résultat).

 

 

Au final, la chanson de Sarah Vaughan reprise dans le film résume bien ce dernier : « Whatever Lola wants, Lola gets ». On restera ainsi difficilement de marbre devant ce voyage en Egypte réconciliant deux perceptions de la femme opposées. Amusant et dépaysant.

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