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Critique
LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE.
Difficile de ne pas succomber au charme désuet du cinéma 'technicolor' du Mario Bava des années 60...
"Les 3 Visages de la Peur" est d'ailleurs 'pris en sandwich' par 3 chefs-d'oeuvre dans sa filmographie herculéenne :
- "La Fille qui en savait trop" en 1963,
- "Le Corps et le Fouet" toujours en 63,
- Et "6 Femmes pour l'Assassin" en 1964.
'3 Visages' d'une oeuvre pléthorique et autant de chefs-d'oeuvre du cinéma italien, "Les 3 Visages de la Peur" selon Mario Bava.
Car, si on tentait une explication de texte de ce grand 'petit film à sketchs', la tentation d'y voir un condensé des trois films précités serait justifiée.
Le premier est un giallo fantastique, le second un pur film fantastique esthétisant en costumes et le dernier une oeuvre fantastique abstraite, consciente d'elle-même et jusqu'au boutiste.
Se faisant, on notera, également, le magnifique technicolor propre au cinéma de l'époque (bien sûr) mais à l'utilisation sur-esthétique et personnelle qu'en fait Bava (lumières rouges, vertes et bleues, significatives), les mouvements de caméra pondérés mais toujours justes et précis, et l'importance du son (tantôt référentiel, tantôt avant-gardiste) dans les 3 sketchs.
Bref l'efficacité et la technique de l'italien, alliée à un sens du casting hors pair (Mercier, Karloff, et la sublimissime Susy Andersen).
Bien sûr, le fond pâtit un peu de la forme, le cul entre deux chaises (mais quelles chaises !), entre Poe et Stoker, entre Hammer et Cinecittà, entre 'déjà-vu' et déjà revu', entre ancien et moderne...
D'ailleurs, Bava ne choisira jamais, ou alors trop tard ("Les Chiens Enragés").
Difficile de ne pas succomber au charme désuet du cinéma 'technicolor' du Mario Bava des années 60...
"Les 3 Visages de la Peur" est d'ailleurs 'pris en sandwich' par 3 chefs-d'oeuvre dans sa filmographie herculéenne :
- "La Fille qui en savait trop" en 1963,
- "Le Corps et le Fouet" toujours en 63,
- Et "6 Femmes pour l'Assassin" en 1964.
'3 Visages' d'une oeuvre pléthorique et autant de chefs-d'oeuvre du cinéma italien, "Les 3 Visages de la Peur" selon Mario Bava.
Car, si on tentait une explication de texte de ce grand 'petit film à sketchs', la tentation d'y voir un condensé des trois films précités serait justifiée.
Le premier est un giallo fantastique, le second un pur film fantastique esthétisant en costumes et le dernier une oeuvre fantastique abstraite, consciente d'elle-même et jusqu'au boutiste.
Se faisant, on notera, également, le magnifique technicolor propre au cinéma de l'époque (bien sûr) mais à l'utilisation sur-esthétique et personnelle qu'en fait Bava (lumières rouges, vertes et bleues, significatives), les mouvements de caméra pondérés mais toujours justes et précis, et l'importance du son (tantôt référentiel, tantôt avant-gardiste) dans les 3 sketchs.
Bref l'efficacité et la technique de l'italien, alliée à un sens du casting hors pair (Mercier, Karloff, et la sublimissime Susy Andersen).
Bien sûr, le fond pâtit un peu de la forme, le cul entre deux chaises (mais quelles chaises !), entre Poe et Stoker, entre Hammer et Cinecittà, entre 'déjà-vu' et déjà revu', entre ancien et moderne...
D'ailleurs, Bava ne choisira jamais, ou alors trop tard ("Les Chiens Enragés").

