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Critique
Œuvrant jusqu'alors dans un cinéma plus social et réaliste, la britannique Antonia Bird venait titiller le cinéma de genre avec un quatrième opus prouvant que le film de cannibale n'est pas l'apanage du cinéma bis transalpin des seventies.
Car Vorace est probablement le métrage le plus réussi de la cinéaste, malgré un matériau pourtant casse-gueule, mais superbement illustré. Vorace propose ainsi une approche mythologique du cannibalisme, de la force physique et psychologique qu'amènerai la chair humaine, et les conséquences inhérentes, de l'insatiable faim à la folie. Si ce traitement sous un angle folklorique aide à faire passer quelques détails qui pourraient sembler too much, il donne aussi au film une connotation fantastique inattendue qui se marie parfaitement à l'ambiance envoûtante dégagée par l'environnement naturel de la Sierra Nevada et la musique rustique.
Par ailleurs, Bird intègre plusieurs codes du film d'horreur dans sa narration qui finissent de faire de Vorace un étonnant et réjouissant mélange de genres, le tout mené par une mise en scène qui alterne élégance pour rendre grâce à la beauté des décors naturels et énergie quand les personnages se perdent dans leur folie meurtrière. Le face à face entre Guy Pearce et Robert Carlyle offrent aux deux comédiens l'occasion de superbes performances, entre effacement et colère contrôlée pour le premier et déraison carnassière pour le second.
Un film aussi fascinant et intéressant pour son traitement du cannibalisme qu'en tant que film d'horreur original et saignant.
Car Vorace est probablement le métrage le plus réussi de la cinéaste, malgré un matériau pourtant casse-gueule, mais superbement illustré. Vorace propose ainsi une approche mythologique du cannibalisme, de la force physique et psychologique qu'amènerai la chair humaine, et les conséquences inhérentes, de l'insatiable faim à la folie. Si ce traitement sous un angle folklorique aide à faire passer quelques détails qui pourraient sembler too much, il donne aussi au film une connotation fantastique inattendue qui se marie parfaitement à l'ambiance envoûtante dégagée par l'environnement naturel de la Sierra Nevada et la musique rustique.
Par ailleurs, Bird intègre plusieurs codes du film d'horreur dans sa narration qui finissent de faire de Vorace un étonnant et réjouissant mélange de genres, le tout mené par une mise en scène qui alterne élégance pour rendre grâce à la beauté des décors naturels et énergie quand les personnages se perdent dans leur folie meurtrière. Le face à face entre Guy Pearce et Robert Carlyle offrent aux deux comédiens l'occasion de superbes performances, entre effacement et colère contrôlée pour le premier et déraison carnassière pour le second.
Un film aussi fascinant et intéressant pour son traitement du cannibalisme qu'en tant que film d'horreur original et saignant.
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