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Critique
Zabriskie Point, situé dans la vallée de la mort aux Etats-Unis, est le lieu de rencontre des deux plaques tectoniques à l’origine de ce paysage désertique, déstructuré et sans règles.
Le film d’Antonioni, c’est exactement ça, une rencontre entre deux personnages aux visions différentes sur le monde dans lequel ils évoluent. L’homme est une sorte d’évolution du personnage incarné par Peter Fonda dans Easy rider, personnification du désespoir face à un monde ou l’exploitation règne en maître (matraquage publicitaire, spéculateurs sans vergogne) et où à force de vivre les uns sur les autres on finit par s’entretuer. Personnage sombrant dans l’individualisme à force de vivre au milieu de groupes dont la réunification n’encourage pas l’intelligence, il refuse néanmoins la violence…La femme, elle, est résignée, elle s’est faite à l’idée d’appartenir à un système qu’elle ne pourra pas changer…La rencontre avec ce jeune homme lui fera voir les choses autrement.
On savait que c’était foutu à la fin d’Easy Rider, on a la confirmation en quittant Zabriskie Point. Cette société ultra réglementée, où on tire plus facilement sur des voleurs de poule (ou des gens qui brûlent des voitures ?) que sur des exploitants qui se font des millions légalement (ou pas) sur le dos des gens, Antonioni en a marre et nous le fait savoir. Deux perceptions se rencontrent dans un choc frontal violent par le biais d’une dialectique ultra puissante : la civilisation face à la nature et surtout le désir de changer les choses face à la résignation. Cette dialectique est renforcée par une mise en scène astucieuse, montage déstructuré, anarchisant et violent dans un monde censé être réglementé et civilisé ; image plus douce, calme dans le milieu naturel…De cette confrontation sortira un vainqueur pas forcément glorieux. Lorsque on se rend compte que le monde dans lequel on vit nous déplait fortement, il est facile de céder à la violence pour le faire changer…Mais l’histoire nous a maintes fois démontré que ce n’était pas la solution alors que nous reste-t-il ? Faire de notre imaginaire un immense défouloir pour oublier tout ça, c'est ce qu'Antonioni propose en tout cas.
Zabriskie Point n’est pas un film révolutionnaire mais un film hautement pessimiste…et ce n’est pas la situation actuelle qui le contredira.
Le film d’Antonioni, c’est exactement ça, une rencontre entre deux personnages aux visions différentes sur le monde dans lequel ils évoluent. L’homme est une sorte d’évolution du personnage incarné par Peter Fonda dans Easy rider, personnification du désespoir face à un monde ou l’exploitation règne en maître (matraquage publicitaire, spéculateurs sans vergogne) et où à force de vivre les uns sur les autres on finit par s’entretuer. Personnage sombrant dans l’individualisme à force de vivre au milieu de groupes dont la réunification n’encourage pas l’intelligence, il refuse néanmoins la violence…La femme, elle, est résignée, elle s’est faite à l’idée d’appartenir à un système qu’elle ne pourra pas changer…La rencontre avec ce jeune homme lui fera voir les choses autrement.
On savait que c’était foutu à la fin d’Easy Rider, on a la confirmation en quittant Zabriskie Point. Cette société ultra réglementée, où on tire plus facilement sur des voleurs de poule (ou des gens qui brûlent des voitures ?) que sur des exploitants qui se font des millions légalement (ou pas) sur le dos des gens, Antonioni en a marre et nous le fait savoir. Deux perceptions se rencontrent dans un choc frontal violent par le biais d’une dialectique ultra puissante : la civilisation face à la nature et surtout le désir de changer les choses face à la résignation. Cette dialectique est renforcée par une mise en scène astucieuse, montage déstructuré, anarchisant et violent dans un monde censé être réglementé et civilisé ; image plus douce, calme dans le milieu naturel…De cette confrontation sortira un vainqueur pas forcément glorieux. Lorsque on se rend compte que le monde dans lequel on vit nous déplait fortement, il est facile de céder à la violence pour le faire changer…Mais l’histoire nous a maintes fois démontré que ce n’était pas la solution alors que nous reste-t-il ? Faire de notre imaginaire un immense défouloir pour oublier tout ça, c'est ce qu'Antonioni propose en tout cas.
Zabriskie Point n’est pas un film révolutionnaire mais un film hautement pessimiste…et ce n’est pas la situation actuelle qui le contredira.
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