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Critique
Au secours, l’Amérique est attaquée !
Il y a des monstres dans la brume. La preuve: ceux qui tentent de s’aventurer hors du supermarché se retrouvent rapidement a exposer leurs organes internes aux yeux de ceux restés au chaud a attendre une hypothétique aide extérieure.
Une grande partie de la beauté du script relève bien sur du fait que s’il est impossible de sortir, il sera rapidement impossible de rester a l’interieur du magasin : rien de tel qu’une mise sous pression d’un groupe de retranchés devant faire face a une situation a priori désespérée pour qu’explosent incompatibilités d’humeur, racisme basique et bigotisme effréné.
Flanqué d’acteurs entre carrés (Thomas Jane) et transcendés (Marcia Gay Harden), d’une photogénique brume dans laquelle il fait bon scruter l’envahisseur protéiforme et projeter ses symboliques interprétations, Frank Darabont se lance, passées les 10 premières minutes, dans une constante montée en puissance de la tension.
Mise en scène nerveuse, matériau d’origine magistralement retravaillé, tour a tour épuré pour épaissir la part de mystère et sucrer les romances superflues ou enrichit d’un bouleversant épilogue, difficile de trouver à redire dans le résultat.
Une poignée d’effets spéciaux approximatifs, l’utilisation plutôt pompière d’un thème musical des Dead Can Dance en bout de métrage, alors que la partition composée par Mark Isham pour le film brille surtout par son absence, ne sauraient gâcher le plaisir que procure cette angoissante et pessimiste plongée au cœur de la nature humaine.
Il y a des monstres dans la brume. La preuve: ceux qui tentent de s’aventurer hors du supermarché se retrouvent rapidement a exposer leurs organes internes aux yeux de ceux restés au chaud a attendre une hypothétique aide extérieure.
Une grande partie de la beauté du script relève bien sur du fait que s’il est impossible de sortir, il sera rapidement impossible de rester a l’interieur du magasin : rien de tel qu’une mise sous pression d’un groupe de retranchés devant faire face a une situation a priori désespérée pour qu’explosent incompatibilités d’humeur, racisme basique et bigotisme effréné.
Flanqué d’acteurs entre carrés (Thomas Jane) et transcendés (Marcia Gay Harden), d’une photogénique brume dans laquelle il fait bon scruter l’envahisseur protéiforme et projeter ses symboliques interprétations, Frank Darabont se lance, passées les 10 premières minutes, dans une constante montée en puissance de la tension.
Mise en scène nerveuse, matériau d’origine magistralement retravaillé, tour a tour épuré pour épaissir la part de mystère et sucrer les romances superflues ou enrichit d’un bouleversant épilogue, difficile de trouver à redire dans le résultat.
Une poignée d’effets spéciaux approximatifs, l’utilisation plutôt pompière d’un thème musical des Dead Can Dance en bout de métrage, alors que la partition composée par Mark Isham pour le film brille surtout par son absence, ne sauraient gâcher le plaisir que procure cette angoissante et pessimiste plongée au cœur de la nature humaine.
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