The Mist

Stephen King's The Mist

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



10 fév. 2008 Par Ilan Ferry Star Rating 7

Les œuvres de Stephen King ont été tellement mal traitées au cinéma (voir le récent exemple de Dreamcatcher) que chaque annonce d’une nouvelle adaptation apporte son lot d’appréhensions et méfiances de bon aloi. Or, il semble bien que la tendance tend à s’inverser dès lors qu’elle est confiée à des mains aptes à retranscrire l’esprit empreint de nostalgie et d’horreur propre à l’univers de King.

Frank Darabont et son The Mist s’inscrivent directement dans cette lignée, le réalisateur prouvant après Les évadés et La ligne verte qu’il était tout à fait possible de respecter l’œuvre de King en s’adressant à un public plus mainstream. On retrouve ainsi dans The Mist les principales obsessions et attraits inhérentes à la bibliographie de notre maître de l’horreur : le cadre toujours aussi magique du Maine, l’attention toute particulière portée aux « petits gens » comme miroirs de l’Amérique affectionnée par King, et surtout l’élément paranormal comme catharsis des vices cachés de l’homme. Ajoutez à cela l’emprise toujours prégnante du « phénomène de masse », saupoudrez le tout d’obsessions purement Lovecraftiennes et vous obtiendrez un étonnant huis-clos à mille lieues de toute adaptation aseptisée.

Aussi bien formellement que narrativement, The mist pourrait bien représenter le film de la maturité pour un Frank Darabont jusqu’ici trop académique dans ses partis-pris. Cadres serrés empruntés à 24 et The shield, rapide mise en place de l’action, Darabont ne s’embarrasse pas de détails inutiles et rompt instantanément avec l’académisme qu’on aurait pu craindre de sa part. Le cinéaste n’hésite ainsi jamais à verser dans le gore qui fait mal et instaure un climat des plus étouffants. La peur ne vient pas tant de l’indicible apporté par cette mystérieuse brume mais bien de l’hystérie collective attisée par le fanatisme religieux d’une Marcia Gay Harden terrifiante à souhait. Le malaise y est donc savamment distillé jusqu’à sa déchirante conclusion (différente de celle du livre original) d’un nihilisme encore rarement atteint dans une production de cette envergure. Du bel ouvrage !



LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Tonton BDM :

Star Rating 9
Si le cinéphile un peu bourrin, avant tout avide de putes et de bières, pouvait considérer Frank Darabont comme une tapette parce que ce dernier avait réalisé deux molles adaptations de récits de prison signés Stephen King (les jugements hâtifs sont légion chez les cinéphiles un peu bourrins), il est des chances qu’il change d’avis [...]

Patrick Antona :

Star Rating 8

Vincent Julé :

Star Rating 8

Laurent Pécha :

Star Rating 8

Bruno Laurent :

Star Rating 8

Didier Verdurand :

Star Rating 7

Julien Foussereau :

Star Rating 7

Flavien Bellevue :

Star Rating 7

Ilan Ferry :

Star Rating 7

Sandy Gillet :

Star Rating 6


oxo23/05/2010 23:58 par oxo

Revu ce soir avec madame (ce qui était une première pour elle, s’étant efforcée jusque-là à rester loin de tout ce qui pourrait lui foutre les jetons ou la mettre mal à l’aise… euh, raté! :D). Y’a pas à dire, même à la quatrième vision, ça fait toujours son petit effet. [...] LIRE LA SUITE
fantomeopera27/12/2009 11:18 par fantomeopera

Revu hier … J’ai à nouveau adoré… Mes parents aussi. J’aime bien le côté un peu old school du film … avec une certaine économie de moyens qui le rapprochent clairement d’une série B … mais cela a son charme. J’aime aussi la montée crescendo du bestiaire et le passage furtif, au final, des [...] LIRE LA SUITE
oxo18/09/2009 21:36 par oxo

Frank Darabont a tout de même le don de faire des films très corrects avec de mauvais livres.Ah ouais. La Ligne Verte, un mauvais bouquin. Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank (et Différentes Saisons, en général) et Brume, de mauvaises nouvelles. :o Tu n’aimes pas du tout King (même si [...] LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter