Vinyan

Vinyan

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01 oct. 2008 Par Jean-Noël Nicolau Star Rating 3

Dès son générique d'ouverture, où l'eau se transforme lentement en sang et où les cris stridents des enfants noyés par le tsunami envahissent l'espace sonore, Vinyan se présente comme un trip intense et agressif. Le début de l'œuvre, dans un environnement urbain, n'est pas sans rappeler les expérimentations du Gaspar Noé d'Irréversible. Mais lorsque Emmanuelle Béart et Rufus Sewell s'embarquent pour le cœur de la Birmanie, à la recherche d'un enfant qu'ils pensent mort depuis la catastrophe, le film se perd avec eux.

 

Vinyan se voudrait la mise en image d'un voyage mental, et on se dit que Fabrice Du Welz se rêvait un peu en Francis Ford Coppola lors de son tournage. Malheureusement les effets de style et l'implication des acteurs ne suffisent pas à créer une atmosphère inoubliable. Surtout, c'est le manque d'implication générée auprès du spectateur qui fait le plus de tort à Vinyan. La folie du personnage incarné par Emmanuelle Béart (toujours très généreuse dans sa présence physique) est peu crédible. De même, les quelques séquences oniriques ne s'intègrent pas au reste du film, qui ne demandait pas que le trait soit aussi forcé.

 

Tous ces défauts ne seraient pas si gênants si Vinyan parvenait à nous piéger dans sa quête languissante. Mais le film ne débute jamais vraiment. Lorsque les enfants sauvages, promis par l'affiche, apparaissent enfin dans les dernières minutes du film, c'est pour voir l'histoire se résoudre en une très littérale (pour ne pas dire pesante) illustration du complexe d'Œdipe. Quelques plans cherchent vaguement à choquer, ils ne sont qu'incongrus, voire déplacés. Vinyan résonne alors comme une coquille vide. On gardera un œil sur la suite du parcours du réalisateur de Calvaire, tout en regrettant l'échec de ce film ambitieux mais désincarné.



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Sous la prétention lourde (taille de caractères 72 au générique, on en rit encore…), la bêtise, trop occupée à se féliciter au lieu de construire un minimum son récit. Affligeant.

Stéphane Argentin :

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Stéphane Argentin11/12/2009 11:13 par Stéphane Argentin

Stéphane a mis autant qu’à Un conte de Noël. :snoel: Des séances de tortures au cinoche très douloureuses en effet :yess: LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau11/12/2009 11:02 par Jean-Noël Nicolau

Tiens, y a des gens qui s’en souviennent de celui-là ? :gratte: C’était bien pénible, malheureusement. Comme je l’avais dit à l’époque, le mec essaie, il se donne du mal, avant de se noyer dans son nombril. Vanité, oh, vanité, tu rimes si bien avec vain ! :D LIRE LA SUITE
Julio Lopez11/12/2009 00:34 par Julio Lopez

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