Vinyan

Vinyan

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31 jan. 2011 Par DJ Fest Star Rating 5

 

Après ce petit bijou de noirceur qu'était Calvaire, on attendait avec impatience le nouvel effort du très doué Fabrice Du Welz, réalisateur exigeant et ambitieux. Rien d'étonnant dès lors à le voir à la tête d'un film a priori difficile d'accès (attention on a bien dit a priori). Surprenant par contre de constater à quel point le résultat peut être ennuyeux.

Que ce soit clair : oui Vinyan porte bien la marque de son créateur, toujours soucieux de proposer des choses sur la forme (voir le fameux plan-séquence dans la forêt ou l'énorme boulot sur le sound design) et de les lier intrinsèquement au fond (la scène du marché thaï, dans lequel le spectateur est aussi perdu que le personnage de Béart). Seulement voilà, le problème se situe au niveau de ce que le réalisateur a à raconter, c'est à dire pas grand chose. Certes on peut très bien comprendre que Vinyan s'apprécie à un niveau purement sensoriel, dans une empathie extrême avec les personnages et ce qu'ils éprouvent, plus que par intérêt pour des péripéties qui n'arriveront jamais. Mais comment s'intéresser à ce qui se passe à l'écran quand les caractères sont clairement marqués et les enjeux posés une fois pour toute dès le début du film ? D'un côté, une femme qui refuse d'accepter la mort de son enfant, dont le regard obessionnel ne laisse aucun doute sur son basculement possible dans la folie ; de l'autre son mari, éperdument amoureux et prêt à tout pour contenter son épouse. Voilà. En cinq minutes montre en main on sait où l'on va, et on y va lentement.

Vinyan est donc hélas un semi-échec, trop hermétique dans sa narration pour assumer vraiment son aspect grand public (il ne se passe pas grand chose) mais en même temps trop grossier dans sa manière d'appuyer son propos pour être un objet d'analyse vraiment intéressant (au bout du deuxième passage onirique on avait compris). Dommage, mais c'est peut-être le prix à payer pour un réalisateur qui, n'en doutons pas, saura se remettre en question et livrer une nouvelle oeuvre plus aboutie.


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Sous la prétention lourde (taille de caractères 72 au générique, on en rit encore…), la bêtise, trop occupée à se féliciter au lieu de construire un minimum son récit. Affligeant.

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Stéphane a mis autant qu’à Un conte de Noël. :snoel: Des séances de tortures au cinoche très douloureuses en effet :yess: LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau11/12/2009 11:02 par Jean-Noël Nicolau

Tiens, y a des gens qui s’en souviennent de celui-là ? :gratte: C’était bien pénible, malheureusement. Comme je l’avais dit à l’époque, le mec essaie, il se donne du mal, avant de se noyer dans son nombril. Vanité, oh, vanité, tu rimes si bien avec vain ! :D LIRE LA SUITE
Julio Lopez11/12/2009 00:34 par Julio Lopez

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