Cloverfield

Cloverfield




16 juin. 2010 Par DJ Fest Star Rating 8

 

On a tendance à rapprocher rapidement Cloverfield du cinéma-vérité initié par Cannibal Holocaust, genre revenu en force sur nos écrans depuis quelques années (voir le carton récent de Paranormal Activity). Or, ce qui fait la force du film de Matt Reeves, c’est ce sentiment inouï de fin du monde qu’il parvient à transmettre au spectateur, et qui le rapprocherait plutôt d’un autre chef d’œuvre du genre : La Guerre des Mondes de Spielberg.

Dans les deux cas, le choix d’adopter un point de vue unique et de suivre le parcours des protagonistes d’un point A à un point B nous implique directement dans l’action. Autre choix commun aux deux films et diablement efficace : l’usage de la contre-plongée extrême, aidée par le format choisi (1.85 pour les deux) qui permet aux réalisateurs de jouer sur la verticalité et de donner véritablement au spectateur l’impression de contempler une menace qui le dépasse, et qui l’écrase littéralement. Il résulte de ces choix le sentiment d’assister en direct à la fin du monde et de vivre un véritable cauchemar éveillé.

Mais Cloverfield a pour lui certaines spécificités qui en font un film au cachet véritablement unique. D’abord, fait rare pour un film friqué, les personnages que l’on suit tout au long du film sont joués par des quasi-inconnus, ce qui aide grandement à l’identification. Ensuite la catastrophe surgit d’un coup d’un seul, sans préavis (mis à part le carton qui ouvre le film), au cours d’une soirée entre amis qui met complètement à l’aise le spectateur. En effet, quoi de mieux qu’une fête-surprise, dont les intrigues se limitent à savoir qui couche avec qui, pour installer confortablement le public avant de le retourner comme une crêpe ? Enfin, et c’est peut-être le plus grand tour de force du film, le monstre est vraiment dévoilé au compte-goutte, ce qui le rend d’autant plus terrifiant. C’est sans doute son premier passage-éclair entre deux buildings, qui laisse juste imaginer sa taille et laisse vagabonder notre imagination, qui demeure la plus terrifiante (quoi qu’au final son apparence totalement originale vaille vraiment le coup d’œil). D’ailleurs la mise en image est d’une intelligence rare, et constitue un compromis presque idéal entre réalisme et lisibilité.

Alors évidemment il ne faisait pas bon découvrir le film assis dans les premiers rangs de la salle de ciné, la faute à quelques passages (heureusement peu nombreux) bien gerbants au cours desquels le porteur de caméra court comme un dératé. Certes, on peut trouver plus attachant que ces jeunes cadres dynamiques bien propres sur eux qui payent cher leur loyer en plein Manhattan (en fait on les jalouse carrément ces salauds !). Mais le film a suffisamment de qualités pour emporter largement l’adhésion.


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l-arpenteur-k est drôle. l-arpenteur-k a un avatar qui poutre. l-arpenteur-k me plaît bien.Je me vois obligé de plussoyer sur BT. Sinon, toutes ces conneries achèvent de plomber le film à mes yeux :neutre: Merci pour votre mansuétude. Mais je vous conseille de ne pas réitérer ce genre de choses trop souvent, parce qu’avec les [...] LIRE LA SUITE
Zorg25/08/2008 23:18 par Zorg

Slusho, c’est juste une blague interne récurrente à JJ Abrams. C’est placé à la base dans Alias, puis dans LOST, et maintenant, ici. C’est tout.Ouaip. Mais là où il est balèze le JJ Abrams, c’est qu’il arrive à faire passer son bidule dans Heroes, produite par une boîte qui n’est pas [...] LIRE LA SUITE
tenia25/08/2008 23:12 par tenia

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