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Critique
Buzz internet extraordinaire, scénario et images du film tenues secrètes jusqu'au jour de sa sortie, marketing sous forme de matraquage, présence à la production de JJ Abrams, créateur de la série Lost et donc roi de l'entourloupe, "Cloverfield" avait tout du film prétentieux voulant se créer une étiquette d'oeuvre "culte" avant même de passer par la case "sortie en salles". A la vision du résultat, on est bien évidemment fortement tenté de faire payer au film son marketing viral pénible, l'arrogance de la pré-production et cela serait une erreur.
"Cloverfield" s'affiche comme une tentative de cross-over entre "Le Projet Blair witch" et la saga des "Godzilla" avec des bouts de "La Guerre des mondes" de Spielberg dedans. Après une longue exposition tentant de créer vainement un semblant d'identification avec des personnages stéréotypés, inintéressants (le narrateur est un gros lourdaud pitoyable et ses amis des gosses de riches ou des similo-top models débiles), le film s'attaque au vif du sujet dans un premier contact avec la bestiole,intriguant dans un premier temps puis bigrement puissant. Hélas, mille fois hélas, le scénario sombre trop souvent dans le sentimentalisme guimauve, dans le premier degré pénible et puéril, dans les incohérences difficilement pardonnables dans une oeuvre qui simule la réalité. Des baisses de rythme vraiment préjudiciables dans un film volontairement bref (à peine 75 minutes) qui signe l'échec d'un scénario à faire adhérer le spectateur à ce qui se passe à l'écran, à l'impliquer émotionnellement.
Mais il ne faut pas nier l'énorme potentiel jouissif de certaines scénes, qui ont tendance à s'enchaîner à un rythme de malade, comme la séquence où les protagonistes se retrouvent au milieu de l'apocalypse, littéralement entre la vilaine bestiole (une totale réussite que cette créature et ses rejetons arachnoïdes, d'ailleurs, utilisés intelligemment) et l'armée US tentant de la défoncer à grands coups de bazooka et d'obus. Un véritable déluge sonore et visuelle s'abat alors sur l'écran et le pauvre demeuré qu'est Hod devient alors une sorte de reporter de guerre héroïque, avec des images filmées caméra à l'épaule, qui évoque inévitablement les reportages amateurs sur les attentats du 11 Septembre ou sur le tsunami en Asie du Sud-Est.
A l'image de la nouvelle vague de film d'action amorcé par "HyperTension" ou "Shoot'em up", "Cloverfield" ouvre une voie sans néanmoins réussir à transformer complétement l'essai, la faute à un scénario qui peine à susciter le sentiment de panique et de terreur chez le spectateur.
"Cloverfield" se contente d'en foutre plein les yeux, ce qui est déjà pas mal, mais son concept vaut certainement beaucoup mieux.
"Cloverfield" s'affiche comme une tentative de cross-over entre "Le Projet Blair witch" et la saga des "Godzilla" avec des bouts de "La Guerre des mondes" de Spielberg dedans. Après une longue exposition tentant de créer vainement un semblant d'identification avec des personnages stéréotypés, inintéressants (le narrateur est un gros lourdaud pitoyable et ses amis des gosses de riches ou des similo-top models débiles), le film s'attaque au vif du sujet dans un premier contact avec la bestiole,intriguant dans un premier temps puis bigrement puissant. Hélas, mille fois hélas, le scénario sombre trop souvent dans le sentimentalisme guimauve, dans le premier degré pénible et puéril, dans les incohérences difficilement pardonnables dans une oeuvre qui simule la réalité. Des baisses de rythme vraiment préjudiciables dans un film volontairement bref (à peine 75 minutes) qui signe l'échec d'un scénario à faire adhérer le spectateur à ce qui se passe à l'écran, à l'impliquer émotionnellement.
Mais il ne faut pas nier l'énorme potentiel jouissif de certaines scénes, qui ont tendance à s'enchaîner à un rythme de malade, comme la séquence où les protagonistes se retrouvent au milieu de l'apocalypse, littéralement entre la vilaine bestiole (une totale réussite que cette créature et ses rejetons arachnoïdes, d'ailleurs, utilisés intelligemment) et l'armée US tentant de la défoncer à grands coups de bazooka et d'obus. Un véritable déluge sonore et visuelle s'abat alors sur l'écran et le pauvre demeuré qu'est Hod devient alors une sorte de reporter de guerre héroïque, avec des images filmées caméra à l'épaule, qui évoque inévitablement les reportages amateurs sur les attentats du 11 Septembre ou sur le tsunami en Asie du Sud-Est.
A l'image de la nouvelle vague de film d'action amorcé par "HyperTension" ou "Shoot'em up", "Cloverfield" ouvre une voie sans néanmoins réussir à transformer complétement l'essai, la faute à un scénario qui peine à susciter le sentiment de panique et de terreur chez le spectateur.
"Cloverfield" se contente d'en foutre plein les yeux, ce qui est déjà pas mal, mais son concept vaut certainement beaucoup mieux.
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