Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Finalement, le buzz ultra-positif et les multiples avis sur-enthousiastes de geeks de tous poils et de tous bords autour de "Cloverfield" auront réussi à créer une attente auprès de certains spectateurs impatients de découvrir la bête, attente à un tel point extatique qu'à la vue du produit fini, on ne peut s'empêcher de penser à ce bon vieux proverbe à base de montagne et de souris.
Desservi par une première partie -la soirée entre jeunes friqués- interminable et peu immersive, et par une dernière partie -dans Central Park- vaguement ridicule, "Cloverfield" n'est donc certainement pas le chef d'oeuvre attendu. Mais heureusement, le film de Matt Reeves comporte suffisamment de moments de bravoure pour remporter une franche adhésion lors de certaines séquences (la prime catastrophe et la découverte du monstre est par exemple immédiatement anthologique).
Porté par l'urgence de la situation et par la secouante mise en scène, "Cloverfield" ne laisse que peu d'occasions de se remettre de ses émotions fortes; le problème réside justement dans le fait que le film s'octroie quelques séquences de "pause", lors desquelles la tension se relâche fortement (l'arret dans le métro notamment), mais qui permettent au spectateur de réaliser les énormités narratives que l'on lui fout sous le nez : le portable qui passe dans le métro, la fille qui court pendant des heures en talons-aiguilles, la batterie de la DV qui semble dotée d'une durée de vie interminable... Mais bon, on va pas chipoter, "Cloverfield" remplit tout de même une bonne partie de son contrat, et se permet même -syndrôme "Blair Witch" oblige- de contourner le happy-end habituellement de mise dans ce genre de production.
Desservi par une première partie -la soirée entre jeunes friqués- interminable et peu immersive, et par une dernière partie -dans Central Park- vaguement ridicule, "Cloverfield" n'est donc certainement pas le chef d'oeuvre attendu. Mais heureusement, le film de Matt Reeves comporte suffisamment de moments de bravoure pour remporter une franche adhésion lors de certaines séquences (la prime catastrophe et la découverte du monstre est par exemple immédiatement anthologique).
Porté par l'urgence de la situation et par la secouante mise en scène, "Cloverfield" ne laisse que peu d'occasions de se remettre de ses émotions fortes; le problème réside justement dans le fait que le film s'octroie quelques séquences de "pause", lors desquelles la tension se relâche fortement (l'arret dans le métro notamment), mais qui permettent au spectateur de réaliser les énormités narratives que l'on lui fout sous le nez : le portable qui passe dans le métro, la fille qui court pendant des heures en talons-aiguilles, la batterie de la DV qui semble dotée d'une durée de vie interminable... Mais bon, on va pas chipoter, "Cloverfield" remplit tout de même une bonne partie de son contrat, et se permet même -syndrôme "Blair Witch" oblige- de contourner le happy-end habituellement de mise dans ce genre de production.


